ROSNY SUR SEINE

SAINT ILLIERS LA VILLE, ROSAY, LONGNES etc...

Les Fiefs des Mauvoisin (suite et fin)

I Situation géographique :

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II Contexte géopolitique et historique :

Rosny-sur-Seine est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France, située à 13 km environ à l'ouest de Mantes-la-Jolie. Le nom de Rosny dérive de Rodonium, nom de lieu gallo-romain. La commune de Rosny-sur-Seine se trouve dans le nord-ouest des Yvelines à environ soixante kilomètres à l'ouest de Paris, dans la vallée de la Seine, sur la rive gauche du fleuve. Elle est limitrophe de Mantes-la-Jolie et Buchelay à l'est, de Rolleboise au nord, de Bonnières-sur-Seine à l'ouest et de Saint-Illiers-la-Ville et Perdreauville au sud. Le village se situe en bord de Seine, dans la plaine alluviale qui se resserre avant la concavité du méandre de Guernes. Le territoire de la commune englobe également sur le plateau la forêt de Rosny (point culminant à 143 m). Il est arrosé par le ru de Bléry.

Au VIIe siècle, l'abbaye de Saint-Wandrille possède des terres à Rosny. Raoul de Mauvoisin est le premier seigneur connu au XIe siècle qui fait construire un château médiéval. Guy V Mauvoisin y fonda une école pour l'instruction des enfants. Pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais occupent le village, entre 1420 et 1449. Au XVIe siècle, les terres sont propriétés de la famille de Sully, principal conseiller d'Henri IV, ce dernier, conseiller du roi Henri IV, qui fut aussi surintendant des finances, fit construire le château actuel.. Au début du XVIIe siècle, sous l'impulsion de l'agronome Olivier de Serres, l'introduction du mûrier est tentée dans la châtellenie de Rosny.

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Les armes de Rosny-sur-Seine se blasonnent ainsi : D'argent à la face de gueules

III Plan des lieux :

En cours de réalisation

IV  Descriptif  du site:

1.Le château de Rosny:

1-1) Le site

Château médiéval construit par les Mauvoisin occupé et en partie détruit par les Anglais en 1435 et non reconstruit après. Le seigneur de Rosny lui avait substitué un château construit à Beuron, un site voisin, mais plus sûr, sur les hauteurs dans la forêt de Rosny. En 1529, la seigneurie revint par mariage aux Béthune. En 1598, Maximilien de Béthune, dit Sully, fait construire à proximité du château médiéval un nouvel édifice. Les travaux sont interrompus après l'assassinat du roi Henri IV en 1610 et Sully laisse le domaine à son petit-fils Maximilien III. Le château comprend un grand bâtiment central à un étage, avec un haut comble à lucarnes et fenêtres. Il est flanqué de deux ailes en avancées laissées inachevées par Sully et terminées par la suite. . Le château est vendu en 1831 à Stone, banquier anglais, puis, en 1838, à une société qui le cède au comte Lemarois. Celui-ci exige la démolition des ailes transformées, remplacées par un avant-corps en terrasse. Acheté fin 1990 par des Japonais, son intérieur (sculptures) est cassé à coup de masse et son pavillon droit est incendié, aujourd'hui ce château est en cours de restauration.

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                     1-2) Les fossés

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                      1-3) L'enceinte "implantation du château fort"

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                      1-4) La ferme seigneuriale

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La cour de la ferme est fermée par quatre bâtiments et un colombier (XVIs), qui symbolise l'étendue de la propriété ou son appartenance à une seigneurie. Cette tour circulaire coiffée d'un toit en poivrière était jadis indépendante. Le corps de logis est surmonté d'un étage avec combles prolongé par des bâtiments d'exploitation.

2.Saint Illiers la Ville, le manoir :

2-1) Le site

L'existence de la commune est attestée au début du Moyen Âge, alors que Saint-Illiers-le-Bois et Saint-Illiers-la-Ville ne forment qu'un seul territoire, appelé Islaris locus. À partir de 1063, Saint-Illiers-la-Ville dépend de l'abbaye de Coulombs et se trouve sous la domination des seigneurs de Bréval. Dans la première moitié du XIIe siècle, Robert de Saint-Illiers puis Roger Bataille possèdent la seigneurie. En 1456, elle appartient à la famille Du Val dont un membre, Thomas Du Val, est condamné à mort en 1531 pour meurtres et pilleries. En 1543, la famille Courseuilles en hérite et la conserve jusqu'à la fin du XVIIe siècle. En 1700, Gabriel Dantier prend possession de Saint-Illiers-la-Ville, qui passe ensuite à la famille Roussinger et enfin à Louis-Serna-Baptiste de Soulaignes jusqu'à la Révolution.

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                     2-2) La chapelle castrale Saint Hillaire

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                     2-3) Les logis

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  Manoir seigneurial qui semble daté du XIII voir du XIVs, il possède une magnifique porterie bouchée vers l'extérieur. Manoir attenant à l'église qui devait être la chapelle castrale.                  

                         2-4) L'enceinte

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                     2-5) Les communs

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Ensemble de bâtiments de différentes périodes dont un à colombage datant du XVs.

3.Saint Illiers le Bois :

3-1) Le site

Le village est situé sur un plateau agricole parsemé de bosquets, aux confins du Mantois et de la Normandie. Il n'existe aucune trace d'occupation du site avant le Moyen Âge. Au XIIe siècle, Robert de Saint-Illiers est seigneur à la fois de Saint-Illiers-la-Ville et de Saint-Illiers-le-Bois, réunis en une seule paroisse dans le domaine royal de Bréval. La famille Du Val, qui possède déjà le fief de Saint-Illiers-la-Ville au XVe siècle, obtient quelques terres à Saint-Illiers-le-Bois. La famille Courseuilles lui succède par alliance vers 1550 et reste possesseur de la seigneurie pendant un siècle, toujours sous l'autorité du marquisat de Bréval. En 1697, les deux communes de Saint-Illiers-la-Ville et Saint-Illiers-le-Bois sont réunies par Jacques de Courseuilles. La seigneurie passe ensuite aux Tilly puis, en 1733, à Jean-Nicolas de Bernage, écuyer, époux de Jeanne-Suzanne Du Val. Cette dernière famille conserve Saint-Illiers-le-Bois jusqu'en 1790. Il existe un château sur soubassements anciens, reconstruit sous Henri IV et transformé au XVIIIe siècle, qui est restauré après un incendie en 1944.

3-2) Le château

Du château, il reste essentiellement des corps de bâtiments à colombage, une vaste cour, des caves (anciennes), un corps de ferme et peut être les restes d'une motte castrale.

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3-3) La ferme seigneuriale

Ferme atypique dont il reste une enceinte basse, une enceinte haute en partie en opus spictacum et un corps de logis. Cette ferme pourrait correspondre à une deuxième implantation castrale (voir peut être à l'origine du bourg), de plus elle est accolée à l'église.

a) Enceinte Basse

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b) Enceinte Haute

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a) Cour et Logis

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4.Rosay :

4-1) Le site

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Le Haut et le Bas-Rosay, ainsi que Saint-Corentin, sont sous l'Ancien Régime des hameaux de la paroisse de Villette. Mentionné en 1036, le village de Rosay possédait autrefois une maladrerie. Siège d'une châtellenie dès le XIe siècle, un château fort sur le coteau domine la Vaucouleurs ; la vallée joue en effet un rôle militaire dans la défense du royaume capétien lors de l'invasion anglo-normande de Guillaume le Roux en 1098. Au XIVs, la seigneurie du Bas-Rosay qui appartenait aux Courtin, et celle du Haut-Rosay aux Fredet furent réunies en 1513 par le mariage d'une demoiselle de Fredet avec Jean Guillaume Courtin. Au début de l'année 1597, Jean Courtin fait construit un château et une maison forte close de fossés. En 1671, Louis XIV érige ces terres en marquisat de Rosay et Villette pour François Briçonnet, héritier des Courtin. En 1748, le marquisat tombe dans le giron des Salavette de Magnanville. Considérée toutefois comme une paroisse fiscale, ou collecte, Rosay élit des délégués du Tiers-Etat distincts de ceux de Villette, tant en 1556 lors de la rédaction de la coutume de Mantes, qu'en 1789 pour les états généraux.

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Les armes des Rosayse blasonne ainsi :D'or à la face d'azur chargée d'un croissant du champ, accompagnée de trois roses de gueules pointées de sinople.

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4-2) Le château du Bas Rosay

L'ancien lieu seigneurial du Bas-Rosay comporte également un colombier à pied, demeuré debout après la réunion des deux seigneuries. Affermé à bail, ce pigeonnier produit au cours du XVIIIe siècle un revenu annuel de 150 livres au marquisat. L'étage supérieur est démoli en 1963-1964. Vestige du château primitif du Bas-Rosay, compris dans la "Basse Cour" 17ème et 18ème (ferme du château).

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4-3) Le château du Haut Rosay

Bâti sur une terrasse bastionnée entourée de douves sèches, selon un plan inspiré d'Androuet Du Cerceau, le château de Rosay jouit d'une vue dominante sur la vallée inférieure de la Vaucouleurs. Sa construction est due à François Courtin, intendant de Picardie. L'édifice remplace l'ancien château du Haut-Rosay, dont les origines remontent à un château fort établi sur la frontière de Normandie au XIe siècle. Aux Courtin, déjà seigneurs du Bas-Rosay en 1500, succèdent par alliance les Briçonnet, qui vendent Rosay en 1705. Dans le premier quart du XVIIIe siècle, M. de Chénedé entreprend des travaux considérables dans les dépendances du château. Château du Haut-Rosay : château en briques rouges à chaînages de pierre blanche datant du règne de Louis XIII, construit pour Jean Courtin. François Courtin fit rajouter vers 1660 des tourelles et tracer un parc. Les communs, tout comme la chapelle, ont été construits sous Louis XV, peut-être par l'architecte François II Franque pour Charles Savalette. L'architecte Jacques Denis Antoine y a réalisé des aménagements intérieurs, pour Jacques Louis de Brétignières. Chapelle Sainte-Anne : chapelle castrale du château (XIIIs). Le château se compose d'un corps de logis de plan rectangulaire, cantonné de deux pavillons en décrochement.

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a) les communs

Antérieurs pour la plupart au château, la longue enfilade des communs en double équerre comprend à l'origine un pressoir, aujourd'hui transformé en garage, une remise à voitures, une grande et une petite écurie, un bûcher, une buanderie, un fruitier et une orangerie. Sous les combles, éclairés par des lucarnes à fronton-pignon, se trouvent divers greniers ainsi que d'anciens logements pour le cocher, la lingère et le jardinier. Sur une haute terrasse entre la ferme et les communs du château, le marquis de Chénedé fait bâtir en 1721 un colombier, dont la tour circulaire de près de dix mètres de diamètre se dresse comme un donjon. Ses parois intérieures renferment 2525 boulins répartis sur trente-cinq rangées. À l'extérieur, un bandeau saillant empêche les rongeurs d'atteindre l'aire d'envol. L'implantation des communs correspond à celle du château fort de Rosay (seigneurie du haut Rosay) et dont le pigeonnier pourrait être l'ancien donjon

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b) La chapelle castrale Sainte Anne

René-Joachim de Chénedé, marquis de Rosay, premier valet de chambre ordinaire de la Dauphine aïeule de Louis XV, puis premier valet ordinaire de la garde-robe du duc de Berry, fait construire cette chapelle castrale dans un pavillon d'entrée du château. Elle est bénie solennellement le 26 juillet 1719, jour de la Sainte-Anne, et succède à une autre chapelle placée sous le même vocable, située en dessous de l'ancien château. Ce sanctuaire privé est mis à la disposition de la commune au cours du XVIIIe siècle et jusqu'en 1906.

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a) L'enceinte

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5.Longnes :

5-1) Le site

Situé sur le plateau de la Serve et traversé par la route de Mantes à Dreux, Longnes (Anciennement « Laognie ») est cité dans une charte de Robert le Pieux de 1030, dans une autre de Simon d'Anet en 1167 et dans une bulle du pape Alexandre III en 1177. En 1209, une charte de Philippe-Auguste dispense les habitants de Longnes de redevances au roi, afin qu'ils puissent assurer le paiement de la dime à l'abbaye de Saint-Denis. L'histoire de Longnes est liée à celle de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, dont l'abbé est seigneur du lieu, même au temps de la commende. Au milieu du XVIe siècle, le seigneur de Longnes est le cardinal de Tournon, archevêque de Lyon et abbé de Saint-Germain. En 1758, le comte de Clermont, abbé de Saint-Germain, est aussi seigneur de Longnes. La ville est touchée par les guerres de religion. Au lendemain de la bataille d'Ivry, le 15 mars 1590, le duc de Mayenne, chef de la Ligue, s'empare de la cité et l'incendie partiellement. Celle-ci est reconstruite au début du XVIIe siècle.

5-2) La ferme seigneuriale

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6.Le Tertre Saint Denis:

6-1) Le site

Le village est brûlé en 1188 lors du passage des armées d'Henri II, roi d'Angleterre. Les deux plus anciens seigneurs connus sur cette paroisse sont Gatho de Colle et Baldus de Colle, vivant sans doute vers le XIIIe siècle. En 1428, le seigneur de Jouy, Guillaume du Bois, possesseur des terres du Tertre-Saint-Denis, en fait don à la Sainte-Chapelle. En 1488 Guillaume Vipart, chevalier, Guillaume de Fontenay et les religieux du Hamel-de-Bréval possèdent alors chacun un tiers de la seigneurie et relèvent de lui. Au milieu du XVIe siècle, la seigneurie appartient à Charles de Morainvilliers, à Martin de Civry puis à Louis Du Puis en 1580. Ce dernier épouse Françoise de Morainvilliers. Les biens des Morainvilliers sont rachetés en 1628 par Gilles du Buat. La justice moyenne et basse est exercée par les chanoines de la Sainte-Chapelle, dont les droits sont rachetés vers 1720 par Savalette de Maquanville fils.

6-1) Le manoir

Eglise Saint Denis (XVIs) construite sur une légère dénivellation (motte rabotée!!), proche d'un manoir seigneurial. On dit que la commune du Tertre Saint Denis serait à l'origine un prieuré.

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5.Index et bibliographie: