CHATEAUFORT

Le site aux 5 Seigneuries

Les Donjons circulaires du XIIs, Tome III

I Situation géographique :

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II Contexte géopolitique et historique :

Châteaufort est une petite localité située en partie sur le plateau de Saclay et dans la vallée de Chevreuse, en limite de l'Essonne. Elle fait partie du parc naturel régional de la Haute-Vallée de Chevreuse. Elle est irriguée par la Mérantaise, petite rivière affluent de l'Yvette. Commune du parc régional naturel de la haute vallée de Chevreuse, le village se développe sur un promontoire dominant la vallée de la Mérantaise jusqu'au hameau de la Trinité.

Quel contraste entre l'actuel village et la place forte du XIe siècle, siége du principal doyenné de l'évêché de Paris, auquel 98 paroisses étaient rattachées. À l'époque mérovingienne, la colline s'ornait d'un oppidum, remplacé à partir de 1068 par une imposante forteresse à trois enceintes passant pour être inexpugnable, dont les vestiges actuels de Montlhéry donnent une bonne idée. La première ligne des remparts joignait trois imposantes tours cylindriques : le donjon (dont seule subsiste la base) de 36 mètres de haut et de 20 mètres de diamètre, les tours de la Motte et de Marly, qui ont conservé leurs fondations et leurs souterrains.
Notre forteresse fut bâtie sous le règne de Philippe Ier (1060-1108), dernier roi sans pouvoir. En 1068, Gui I de Montlhéry, puissant seigneur de Chevreuse et de Rochefort possède un château à Châteaufort. Nos trois seigneurs d'alors, Gui de Châteaufort, Hugues de Crécy et le Chevalier Amaury, possédaient outre celle de Châteaufort, de nombreuses autres forteresses en Île-de-France. Ces places fortes sont les verrous du domaine royal. Le fils de Philippe Ier, Louis VI le Gros, comprit que son autorité royale passait par la soumission de ces seigneurs alentours, mieux armés. C'est ce qui perdit notre forteresse en 1118 : le roi provoqua chez notre sanguinaire seigneur Gui le Rouge une jalousie qui le poussa à assassiner l'un des siens, effectivement son fils Hugues de Crécy assassine son cousin Milon II de Bray à qui il voulait usurper la possession de Montlhéry. Cette année-là, Châteaufort, Gometz et Montlhéry furent démantelés, et rattachés au domaine royal. La guerre de 100 ans (1333-1453) détruira Châteaufort au point que ses habitants, si appauvris, devront vendre les cloches de l'église Saintle -Christophe pour permettre à la dernière de sonner encore. Ce sont des ruines que Louis XI offre à son écuyer Charles de Buz en 1467, en nommant Capitaine de Châteaufort. En 1482, seules six maisons méritent encore cette appellation. Le château royal (la tour de Marly) est « tout en ruynes ». En cette fin du XVe siècle, des agglomérations autrefois prospères comme Châteaufort ont perdu tout éclat et ne se remettront jamais complètement de leur désolation. Chevreuse, nichée au fond de sa large vallée, deviendra de plus en plus prospère. Le XVe siècle révèle un magnifique épanouissement rural : Magny ne compte pas moins de 27 hameaux et, à Toussus, le Plessis est fort peuplé. Le personnage le plus rayonnant de l'époque est sans contestation Jean d'Escoubleau (1488-1572), dont la famille enrichira la vallée pendant plus d'un siècle. Au XVIIe, Châteaufort continue de servir de pion dans les échanges seigneuriaux. Ainsi en 1629, quand Louis XIII le cède au Duc de Lorraine ; ainsi le 8 mai 1646, quand ce dernier l'abandonne au marquis, prince, comte et seigneur d'une région impressionnante, Jean d'Escoubleau (homonyme de son illustre aïeulC'est ). Hélas ! son successeur n'est pas de la même trempe : en 1673, il est dépossédé de presque toutes ses terres, dont Châteaufort. le 12 juillet 1675 que le village perd son droit de rendre justice : celle-ci se transporte à Chevreuse et le Champ de Justice, désaffecté, sera revendiqué par les villageois au vu qu'ils en assuraient l'entretien de tous temps et qu'ils y faisaient paître leurs bêtes. Ils n'obtiendront pas cette dernière grâce. Le Prieuré, naguère le plus riche du diocèse de Paris, ne vaut guère mieux que le reste du village : ses revenus sont au plus bas et l'on doit étayer l'église, dont les voûtes menacent d'ensevelir les paroissiens. En 1679, le Chevalier d'Albert, frère du Duc de Chevreuse, devient Comte de Châteaufort. En 1691, le seigneur de Châteaufort est le Duc de Chevreuse. Né en 1646, il épouse en 1667 la fille aînée de Colbert, s'installe au château de Dampierre et l'embellit tel que de nos jours. Il rachète Châteaufort et Magny et devient ainsi propriétaire de la majeure part de la vallée de la Mérantaise1er . Hélas pour lui, éduqué auprès des Solitaires de Port-Royal, et donc janséniste, il subit la haine de Madame de Maintenon. Lorsque, le février 1692, Louis XIV rattache Châteaufort au domaine royal, cette grande Dame en exigera la jouissance des revenus jusqu'à son exil final au Couvent de Saint-Cyr. L'hiver terrible de 1708-1709 mérite le récit. Le gel persistant plus de 60 jours avait immédiatement rendu « les rivières solides jusqu'à leur embouchurela , et les bords de mer capables de supporter de lourds charrois ». Un dégel trompeur fut suivi d'un froid polaire meurtrier. À Châteaufort, famine fut totale. Du 5 janvier au 2 février, pas moins de 24 000 habitants périrent de froid dans la région. Les intendants royaux valorisèrent leurs réserves de grain conservées en province en en raréfiant la vente. En 1767, Louis XV voit s'achever sept ans de la ruineuse Guerre Coloniale. Mais le roi ne rêvait que d'agrandir son domaine de Versailles en pillant le trésor public. Il y enclavera les terres du Prieuré Saint-Christophe ainsi que celles du Fief de la Grange. Il meurt le 6 mai. En 1787, le nouveau Prieur, affligé de tant de ruines, entreprend de gros travaux pour l'église, lesquels ne permettront que de consolider pour un temps. Pendant ce temps, les gentilshommes du Comte d'Artois ont tant de goût pour Châteaufort qu'ils investissent les fiefs du Gavoy et de la Geneste, où ils bâtissent l'actuel castelet. Cette même année, notre Prieur fait restaurer « le manoir » par l'architecte royal Gondouain. Le chantier, réceptionné le 12 avril 1791, nous vaut l'actuel prieuré.

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Les armes des Châteaufort se blasonnent ainsi : De gueules au château fort d'argent maçonné et ajouré de sable, ouvert du champ, mouvant de la pointe, donjonné et flanqué de quatre échauguettes, le donjon chargé d'un écusson d'azur fretté d'or.

III Plan des lieux :

En cours de réalisation

IV  Descriptif  du site:

1.Le château de Gui de Châteaufort "Le Donjon"

1-1) Le site

La moitié du niveau inférieur du donjon circulaire, qui faisait 18,60 mètres de diamètre à la base et devait s'élever à une hauteur d'environ 36 mètres, constitue le seul vestige du château fort édifié au XIe siècle par l'un des trois seigneurs du fief. Ces murs ont une épaisseur de 3m et contreforté de 4 larges saillants quadrangulaires, ce donjon conservé que sur sa moitié du niveau inférieur correspondant à une salle basse, on remarque un corbeau de pierre orné d'une figure grimaçante, un couloir de latrine et les vestiges de 2 archères à double ébrasement comme à Maurepas. Dominant la vallée de la Mérantaise, trois châteaux à portée de flèche coexistaient sur le site de Châteaufort. Celui-ci est intégré au domaine royal en 1108. Louis XIV en fait l'acquisition auprès du duc de Chevreuse en 1692 puis en fait don aux Dames de Saint-Cyr. Bien national en 1789 puis propriété privée à partir de 1840, il est par la suite détruit en grande partie.

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1-2) Intérieur du donjon

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1-3) Extérieur du donjon

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Couloir de latrines                                                 Console à tête grimaçante

1-4) La haute cour

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2.Le château d'Hugues de Crécy "La Motte"

2-1) Le site

Le Château du Gavois, inspiré du XVIIe siècle, est construit sur l'emplacement du château de la "Motte" d'Hugues de Crécy (tour en bois sur motte castrale). Le site se trouve à proximité de celui qui compte au Moyen Âge l'un des trois châteaux de Châteaufort dont il reste une motte castrale. Paul Henri Nenot, l'architecte de la Sorbonne, réalise en 1910 la terrasse et le pavillon à l'est. Ce château en brique et pierre, constitué d'un corps central entre deux corps latéraux dont l'un est flanqué d'une tour, est précédé en façade d'un escalier avec perron. Couvert d'un toit d'ardoise, il s'élève sur deux étages percés de fenêtres, lucarnes et d'ouvertures en forme de meurtrière sur la façade arrière.

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Blason de Crécy-la-Chapelle: d'azur, à trois croissants entrelacés d'argent.

- Aparté sur la famille de Crécy: C'est à partir des IXe et Xe siècles que fut édifiée la première forteresse à Crecy en Brie ou Crécy la Chapelle (aujourd'hui). Isabelle, comtesse de Crécy, apporta en dot à Gui I dit le Rouge (voir bio sur Rochefort en Yvelines), comte de Rochefort, la ville. Gui et son fils Hugues se joignant aux ennemis du roi Philippe Ier de France dotèrent Crécy d'une redoutable défense. Comme dans toutes villes fortifiées, il y avait un château, des remparts, des tours (dont certaines existent toujours), des portes, etc. Par le jeu des mariages, Crécy échut à Gaucher II de Chatillon, vassal des comtes de Champagne. C'est à lui que l'on attribue les renforcements des fortifications et le creusement du dernier brasset.

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2-2) La motte castrale

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2-3) Le château de Gavois

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3.Le château d'Amaury de "Marly"

3-1) Le site

Bâtie sur le sommet de la motte de Marly ' site de l'ancien château fort de Marly ', cette maison bourgeoise à travées s'élève sur deux niveaux et un étage de comble. Au XIe siècle, ce site accueillait l'un des trois châteaux forts que comptait le village. Possession du chevalier Amaury, il est appelé plus tard château de Marly. Le donjon démantelé en 1614 sert à la reconstruction du château de la Geneste. Le château de Marly carré flanqué de quatre tours cylindriques est entièrement détruit au cours du XVIIIe siècle.

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Les armes de Marly-le-Roi se blasonnent ainsi : écartelé, au premier et au quatrième d'azur au soleil d'or, au deuxième et au troisième d'or à la croix de gueules treillissée d'argent et cantonnée de quatre aiglettes d'azur.

- Aparté sur la famille de Marly: A l’époque de la féodalité, au Moyen-Age, une importante famille de seigneurs "villageois", celle des "chevaliers de Marly", règne sur la région allant de Chambourcy à Saint Germain en Laye, tandis que d’autres familles seigneuriales possèdent des terres à Marly, les "de Vuicherens", "de Messel" ou "de Bennewyl". La ville de Marly eut, un château féodal qu'occupèrent ses seigneurs au Moyen âge, les Thibaud, les Mathieu, les Bouchard de Marly ; puis, la famille de Lévis au XIVe et XVe siècles, et la seigneurie passe à divers autres personnages jusqu'en 1676, époque à laquelle Louis XIV en fit L'acquisition. Ce château, dont il ne reste plus aucun vestige, était situé dans le haut du bourg, tout proche de l'église Saint-Vigor.

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3-2) La motte castrale

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3-3) L'enceinte

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3-4) La maison bourgeoise

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3-5) Les souterrains

Le sous-sol de Châteaufort renferme un réseau de galeries souterraines (XIs) qui reliait le donjon, le château de Marly et l'église. Un autre souterrain qui pouvait être utilisé par des carrosses, reliant Versailles à Chevreuse, passait par Châteaufort. Le souterrain situé sous l'école, d'une longueur de 9 mètres, est l'un des mieux conservés.

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4.Le domaine de la Geneste

4-1) Le site

Sur le fief mentionné en 1554 existaient un château, un moulin à eau et un colombier aujourd'hui détruits. L'ancien château est reconstruit en 1614 avec des remplois du donjon du château de Marly. Détruit à son tour, un nouveau château édifié par Eugène Petit le remplace en 1857. De style classique, il est bâti selon un plan symétrique et possède un sous-sol et deux étages. Le château est flanqué à l'arrière d'une échauguette à toit conique et d'une tour carrée coiffée d'un toit conique orné d'un clocheton. La façade avant du corps central est surmontée d'un toit percé de lucarnes rondes et rectangulaires. Une partie du domaine accueille aujourd'hui un terrain hippique. Une grande tour ronde couverte de lierre est érigée à l'entrée du domaine de la Geneste. Sûrement bâtie en même temps que le château, elle est recouverte d'un crépi imitant la pierre qui disparait sous la végétation. Elle possède trois étages, des fenêtres en ogives ou cintrées et un toit plat crénelé. Cette tour d'inspiration médiévale confère au lieu une ambiance romantique ; elle est attribuée à Eugène Petit.

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5.Le domaine d'Ors

5-1) Le site

Ce fut le plus imposant fief de Châteaufort, construit autour d'un modeste sanctuaire perdu à flanc de coteau (devenu la crypte de la chapelle). Ses 850 hectares se composaient d'un parc botanique autour du château sans caractère mais richement orné et meublé, de vastes communs et écuries, de maisons de garde-chasse et des bâtiments du moulin, dont la roue termina sa ronde au milieu du siècle dernier. Construit au cours du XIVème siècle, le fief d'Orce ou Ors est attesté en 1354 et un château y est édifié par Jean de Luynes. Au cours des siècles suivants le domaine accueille une chapelle, un moulin, des communs ' écuries, grange, sellerie, logement ' une glacière et un pont galerie. Ce fief fut embelli au début du XIXème siècle par son propriétaire brésilien, notamment par les crépis grisés des façades et le portail de la chapelle sur le modèle du château de Versailles. Jusqu'à la fin du siècle, Ors brilla d'un éclat remarquable. Occupé jusqu'en 1945 par l'état-major allemand, qui faisait réparer ses  engins sous les bois du splendide parc, il fut rasé volontairement en 1951 et ses vestiges éparpillés dans  toutes les vieilles demeures du village. Abandonné par son héritier en 1951, il sombra dans l'oubli jusqu'en 1984, date à laquelle furent créés les premiers spectacles historiques. Le domaine est alors racheté par la municipalité. On peut toujours admirer la chapelle, le moulin à eau récemment restauré par le Parc naturel régional, le bel ensemble des communs, le dôme abritant une rare glacière intacte, l'orangerie, les loges de gardes décorées de bas-reliefs de terre cuite (oeuvres d'Augustin Pajou, 1784), le pont-galerie, dont l'arche médiévale fut ornée d'arcades couvertes au début du XIXème siècle. L'emplacement du vaste château est aujourd'hui insoupçonnable. Il était avec le moulin la principale source d'emplois du village. La légende raconte qu'ainsi le dernier baron d'Ors voulut clore sa lignée en empêchant toute intrusion et qu'il put financer cette démolition en vendant l'une des deux boules de platine des paratonnerres. Il va sans dire que le sous-sol d'Ors est bien truffé de galeries, dont certaines sont bien conservées.La chapelle du domaine d’Ors, désaffectée, était l’ancien oratoire du château. Celle-ci a été rénové récemment par la commune, notamment son portique issu de l’Abbaye de Gif. Les constructions qui subsistent ' notamment les écuries ' sont mises en valeur par une association locale qui organise des sons et lumières sur ce site protégé. La petite chapelle du château d'Orce est élevée à l'entrée du domaine. Vers 1817, la façade de l'édifice reçoit un majestueux portail de la première moitié du XVIIe siècle, provenant de l'abbaye du Val de Gif-sur-Yvette. Flanquée de deux paires de colonnes ioniques, l'entrée de la chapelle est surmontée d'un large entablement coiffé d'un fronton à volutes, auquel est suspendue une guirlande feuillagée. Une statue de la Vierge sur un piédestal occupait autrefois le centre de cette élégante composition maniériste, qui était également encadrée de pots à feu. L'existence de ce moulin est attestée en 1694 avec celle du château d'Orce. Aujourd'hui propriété du parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse, il est en cours de réhabilitation. Un petit musée sur le thème de l'eau et des moulins y sera installé ainsi qu'un atelier de fabrication artisanale du papier.

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6.Le Prieuré Saint Christophe

6-1) Le site

L’église Saint Christophe de Châteaufort date de 1848, style Napoléon III, autant dire sans style émotionnant. Elle fut reconstruite sur les ruines de l’ancienne église prieurale des bénédictins du XIIe siècle détruite à la révolution. On peut imaginer ce qu’elle devait être en contemplant la petite crypte du Prieuré contiguë, restaurée en 1982. L’église actuelle, joyeusement de blanc vêtue, a été décorée par les paroissiens et leur pasteur. On y remarque l’ancienne chaire provenant de Port Royal (1702) transformée en autel. La cloche et deux verrières datent de 1850. Sept vitraux sont de facture récente et le grand orgue a été installé en 1998. L'église du prieuré Saint-Christophe est élevée au XIe siècle, période où Châteaufort est un doyenné important du diocèse de Paris. L'église dépend à l'origine du prieuré bénédictin bâti au XIe siècle. Une chapelle est fondée en 1350 dans l'église. Celle-ci coexiste jusqu'à la Révolution avec l'église paroissiale de la Sainte-Trinité située sur le hameau éponyme et détruite en 1750. L'édifice actuel reconstruit comporte trois vaisseaux ainsi qu'une tour-clocher carrée surmontée d'une flèche polygonale qui s'élève contre le chevet plat. Installée en bordure de plateau, elle domine la vallée de la Mérantaise. Cette crypte, découverte au début des années 1980, est le dernier vestige du prieuré fondé au XIe siècle. Elle présente une remarquable voûte en ogives de la même époque et abrite l'entrée de l'un des nombreux souterrains qui sillonnent le sous-sol du village. Les chanoines de l'abbaye bénédictine Saint-Pierre-de-Bourgueil construisent au XIe siècle un prieuré à l'emplacement de l'église actuelle. Au XVIIe siècle, il est l'objet d'une attaque des dragons du roi, provoquée par le soutien du curé de Châteaufort aux idées du jansénisme. Plusieurs propriétaires en font l'acquisition à partir de 1791. En 1868 il est donné aux s'urs par les Dames de Saint-Cyr, auxquelles Louis XIV cède la seigneurie de Châteaufort. Ce bâtiment s'élève sur deux étages avec un étage de comble couvert d'un toit d'ardoise percé de trois lucarnes. Celle du centre est placée dans une niche en meulière apparente, à pignon couvert.

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a) L'église

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La crypte romane XIIs

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b) Les logis

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c) Bâtiments conventuels

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6-2) La Ferme de la Grange

Une ferme appelée la Grange aux Moines est mentionnée en 1500. Le corps de logis est bâti en 1877 et le dernier étage ajouté en 1909. Doté d'une élévation à travées, il est couvert d'un toit d'ardoise à pignon central. Les bâtiments sont aujourd'hui transformés en logements. Cette ferme possède encore un ancien travail à ferrer.

7.Index et bibliographie:

- Châteaux forts et féodalité en Ile de France du XI au XIIIs: André Châtelain - 1983.

- Le patrimoine des communes des Yvelines: FLOHIC - 2000.

- Guide DESLOGIS-LACOSTE "Yvelines" 78: Michel de le Torre - 1992.

- Le guide du patrimoine "Ile de France": J-M Perouse de Montclos - 1994.

- L'Ile de France des châteaux forts: Christian Corvisier - 2004.

- Ile de France Gothique 2 "les demeures seigneuriales": Jean Mesqui - 1988.

- Histoire de Neauphle le Château et de ses environs du XIs à nos jours: Alfred Prud'homme - 1902 (red. 1990).

- Un village nommé Breval: Georgette Aucher - 1979.

- L'Ile du fort de Meulan et petite histoire des rues de Meulan: Madeleine Arnold Tétard - 1997 et 2006.

- Mantes médiévale "la collégiale au coeur de la ville": Agnès Barruol & Nicolas Faucherre - 2000.

- Histoire de Mantes et du Mantois à travers chroniques et mémoires des origines à 1792: Marcel Lachiver - 1971.

- Donjons romans des pays d'Ouest: André Châtelain - 1973.

- Châteaux forts "images de pierre des guerres médiévales": André Châtelain - 1983.

- Châteaux et enceintes de la France médiévale, de la défense à la résidence, tome I "Les organes de la défense": Jean Mesqui - 1991.

- Châteaux et enceintes de la France médiévale, de la défense à la résidence, tome II "La résidence et les éléments d'architecture": Jean Mesqui - 1993.

- Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen en France: Charles-Laurent Salch - 1979 (red. 1987).

- Dictionnaire des châteaux de France "Ile de France": Yvan Christ - 1978.

- Demeures médiévales "coeur de la cité": Pierre Garrigou Grandchamps - 1999.

- Les Cisterciens: Julie Roux - 2003.

- Pour comprendre les monuments de la France: J.A. Brutails - 1997.

- L'héraldique: Claude Wensler - 1997.