05 février 2010

Septeuil & Richebourg, le Mantois tome III

SEPTEUIL et RICHEBOURG

PAMPOU & LA TROCHE

La région de Mantes et ses guerres tome III

I Situation géographique :

pl_septeuil

vue_septeuil

II Contexte géopolitique et historique :

La commune de Septeuil se trouve à environ 14 kilomètres au sud de Mantes-la-Jolie et environ 16 kilomètres au nord de Houdan dans la vallée du ru de Flexanville au point de confluence avec la Vaucouleurs. Le bourg est construit au creux de la vallée, entre 60 et 70 mètres d'altitude, le territoire communal débordant au sud-est et au sud-ouest sur le plateau agricole du Mantois à 120-140 mètres d'altitude.

Anciennement "Septuelle", "Septoeil" puis "Septeuille", Septeuil est mentionné en 800 dans le polyptyque d'Irminon, bourg partagé entre les abbayes de Saint Germain des Près et de Saint Wandrille. Au début du IXe siècle, le polyptyque d'Irminon mentionne le village de Septeuil, qui est alors partagé entre deux importantes abbayes, celle de Saint-Germain-des-Prés Paris, et celle de Saint-Wandrille. La châtellenie de Septeuil, appartenant aux Nivard puis aux Sans-Avoir, dépend au XIIIe siècle du marquisat de Maintenon qui y exerce la haute, moyenne et basse justice. À partir du XVe siècle, les seigneurs qui se succèdent à Septeuil sont des personnages d'importance croissante, depuis un procureur du roi au Châtelet de Paris et un secrétaire du roi jusqu'au comte d'Eu, petit-fils de Louis XIV, et en 1773 à Louis XV lui-même qui revend le domaine au duc de Penthièvre. Monsieur Louis Tourteau, receveur général de Limoges et conseiller du roi, fait l'acquisition de la propriété en 1776. Son fils Louis-Achille-Hippolyte est aide de camp de Berthier puis soutient Lannes mourant à la bataille d'Essling, avant de perdre une jambe pendant la guerre d'Espagne. Il meurt au château de Septeuil en 1841, dix ans après sa femme, Pauline-Zoé-Constance Le Roy de Mondreville, amie de Pauline Bonaparte. Il reçoit dans son château la duchesse d'Angoulême et le duc de Berry.

545px_Blason_Septeuil01

Les armes de Septeuil se blasonnent ainsi : De gueules au pairle d'hermine, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

III Plan des lieux :

En cours de réalisation

IV  Descriptif  du site:

1.Le château fort de SEPTEUIL

1-1) Le site

Au Moyen Âge, il existe un château du XIIs derrière et au autour de l'église, détruit pendant la guerre de Cent Ans. La place de l'église actuelle, correspond à la bayle du château fort, la haute cour étant au point le plus haut. On discerne de nos jours dans la haute cour, des restes de murs dont la fonction reste indeterminée (enceinte et trace de bâtiments divers).

vue_septeuil

1-2) La chapelle castrale Saint Nicolas, tour basse

L'abbaye de Saint-Germain-des-Prés possède deux églises à Septeuil. L'une disparait au cours de la guerre de Cent Ans. L'autre n'est qu'une chapelle dédiée à saint Nicolas, à laquelle est tardivement ajoutée une nef. Elle est l'objet d'un culte ancien en l'honneur de saint Gilles qui attirait autrefois de nombreux fidèles au pèlerinage de septembre. L'aspect de l'actuelle église Saint-Nicolas remonte aux profondes restaurations subies en 1860.À l'intérieur, une nef datant de la restauration du XIXe siècle s'oppose un choeur qui, en dépit de remaniements successifs, conserve la marque de ses origines gothiques : arcs des XIIe et XVe siècles et clés de voûte du XVe siècle. Le passage d'un style à l'autre est très sensible au niveau du choeur, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'édifice.

IMGP0925 IMGP0926

IMGP0928 IMGP0929

IMGP0933 IMGP0937

1-2) La bayle

IMGP0922

IMGP0981

IMGP0982

1-3) L'enceinte haute

IMGP0944

IMGP0948

IMGP0938

1-4) La haute cour

IMGP0927

2.Abbaye Saint Corentin de SEPTEUIL

2-1) Le site

La première abbesse de cet établissement de bénédictines est probablement Agnès de Méran, fille de Berthold, duc de Méranie, en Tyrol. Philippe-Auguste l'épouse en 1196 après la répudiation d'Ingeburg de Danemark (sa troisième femme). Le pape Innocent III excommunie le roi en 1199 et le force à se séparer d'Agnès qui se retire alors à l'abbaye de Saint-Corentin, où elle meurt de chagrin en 1204. Elle est ensevelie dans le monastère. Le coeur de Blanche de Castille, mère de saint Louis, décédée en 1252, reposerait aussi dans l'abbaye. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le monastère tire des revenus importants de la location d'appartements à des dames de la bonne société qui y mènent une existence mondaine. À la Révolution, les religieuses sont dispersées et le couvent vendu comme bien national en décembre 1792. La dernière abbesse, Françoise-Radegonde-Charlotte de Boisse, meurt à Saint-Corentin en avril 1792. Le monastère est alors complètement détruit.

Prieuré sous le vocable de Saint-Martin uni à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. A partir du XVIIe siècle, le prieur et les religieux de Saint-Germain-en-Laye baillèrent à ferme la maison et l'hôtel seigneurial du prieuré de Septeuil. En 1791, la maison du prieuré de Septeuil avec ses dépendances furent vendues.

Autour de Septeuil, on trouve des lieux dits et des bois au noms évocateurs: 1) Les prés de la seigneurie - 2) Bois de la tourelle - 3) La tournelle - 4) Le tertre aux vaches - 5) La mare aux Clercs - 6) Le pré Saint Wandrille - 7) La Butte....., étant proche de Rosay et d'une multitude de fermes anciennes, on peut y voir une co-seigneurie ou une Milite Castrale.

pl_septeuil_corentin

vue_septeuil_corentin

ancienne_abbaye_de_saint_corentin_entree_septeuil

3.Le château XV-XVIIIs de SEPTEUIL

3-1) Le site

Au Moyen Âge, il existe un château derrière l'église. Au XVIIIe siècle est construit un autre château qui appartient au XIXe siècle à la famille Tourteau, et qui est fréquenté par la duchesse d'Angoulême et le duc de Berry. Le parc et les jardins, antérieurs au château, auraient été dessinés par Le Nôtre. Une cour d'honneur précède un corps de bâtiment flanqué de deux pavillons. L'un de ceux-ci, de forme circulaire, est parfois qualifié de rotonde de musique. À la fin du XXe siècle, il est incorporé dans une maison de retraite dont l'aménagement entraine de profondes transformations et la disparition de nombreux éléments originaux, notamment une grille en fer forgé ainsi que les fossés entourant le château et un escalier qui aurait été construit pour pouvoir y monter à cheval. La question que l'on peut se poser en voyant les fossés et la base des murs, château XVIIIs bâti sur structures médiévales ou renaissance??.

vue_septeuil1

3-2) Enceinte

IMGP0960 IMGP0961

IMGP0962

IMGP0964

IMGP0965

IMGP0966

3-3) Les fossés

IMGP0970

IMGP0977

IMGP0980

3-4) Le pont dormant

IMGP0971

IMGP0973

IMGP0974

IMGP0976

3-5) Les logis XVIIIs

IMGP0957

IMGP0972

4.La ferme seigneuriale de PAMPOU

4-1) Le site

Le fief de Pampou est un manoir ferme avec tour hors d'oeuvre. Le manoir de Pampou est mentionné en 1096, fief ayant appartenu à Sanson Pampooil, vassal du seigneur de Septeuil, connait son apogée aux XVe et XVIe siècles. À partir du XVIIIe siècle, les terres de Pampou ou Pampeuil sont regroupées au profit d'un riche bourgeois originaire de Houdan, Pierre-Christophe Tessier, notaire du roi. Jusqu'à la fin de l'Ancien régime, les seigneuries de Pampou, Septeuil, Orvilliers et Mulcent restent liées. Cette ferme forte, de forme rectangulaire et flanquée au milieu de sa façade d'une tour escalier surélevée tardivement pour y installer un pigeonnier, avait certainement à l'origine des ouvertures plus caractéristiques des constructions de la fin du Moyen Âge. Elle est entourée de bâtiments agricoles plus récents.

pl_septeuil1

vue_pampou

ferme_de_pampou_septeuil

4-2) Les logis

IMGP0906

IMGP0911

IMGP0914

IMGP0917

4-3) La tour forte

IMGP0907

IMGP0909 IMGP0913

4-4) Enceinte et fossés

IMGP0912

IMGP0919

IMGP0918

5.Le château fort de RICHEBOURG

5-1) Le site

Le nom de « Richebourg » est interprété par certains comme dérivé d'un nom germanique, Reichburg (lieu fort) riche étant pris dans le sens de fort, puissant. Toutefois, l'ancienne écriture: Rickburg et Riquebourg trouvée sur des cartes anciennes rapprocheraient du vocable "Ricke" (chevrette), le lieu d'élevage des chèvres.Le bourg est cité pour la première fois dans l'Histoire ecclésiastique d'Orderic Vital au sujet de dons faits par les premiers seigneurs de Richebourg aux moines de Saint-Evroult, du prieuré de Maule. La famille de Richebourg est alliée à celle de Mauvoisin. Agnès, fille de Raoul IV, épouse Henri II de Richebourg et marque le village de son empreinte. Mensionné au XIIs comme "Richebourg de Saulx" ou "Saulx-Richebourg" (jusqu'en 1799); en 1196 un Pierre de Richebourg servit d'arbitre entre les moines de Bazainville et les hommes de Tacoignières, divisés à cause de la possession d'un fief. En 1204, Robert de Richebourg fut nommé feudataire du roi pour la forêt de Civry. Au XIVs, le baillage dépendait du comté de Montfort l'Amaury. La seigneurie est la propriété des Seigneurs de Richebourg jusqu'au XVe siècle, puis passe dans les mains de la famille des Luxembourg-Ligny et Jacques de Luxembourg pris le titre de seigneur de Richebourg. Plusieurs familles seigneuriales se succèdent ensuite : les Sabrevois à la fin XVe siècle, les Beaulieu, les Le Tellier-Losgerot en 1709 et Hugues-René de Cossé de Brissac vers 1747. Vers la fin du XVIIIe siècle, l'historien Ernest Hamel en est le propriétaire. Un Anglais, nommé John Duff, s'en rend acquéreur en 1831.

pl_richebourg

vue_richebourg2

DCP_0727

DCP_0728

5-2) La motte castrale

Motte féodale Xe-XIe s, château féodal reconstruit au XVIe s. Style principal Louis XII.

vue_richebourg

chateaui149

chateaui150

chateaui169

chateaui151

chateaui140

chateaui164

5-3) Le château XIII-XVIs

Château de Richebourg : Richebourg est au Moyen Âge un fief important avec un rôle défensif, comme l'atteste la motte féodale du XIIs située à côté du château actuel, lui-même édifié sur l'emplacement d'un château féodal détruit. De 1522 à 1537, Charles de Sabrevois construit le donjon rectangulaire à deux étages qui constitue le centre du château. En 1709, les Letellier construisent les deux ailes reliant en retour d'équerre le donjon aux communs. La façade est percée de hautes fenêtres ogivales flanquées de chaque côté du donjon de deux tourelles en encorbellement, à toit en poivrière. À chaque extrémité, les deux tours présentent de petites fenêtres cruciformes entravées de briques roses. Ce château connait sa période la plus brillante de 1745 à 1831, avec les Cossé-Brissac.

vue_richebourg1

DCP_0729

a) les logis XV-XVIIIs

11_SIT_25609

chateau_de_richebourg_richebourg

chateaui142

chateaui148

chateaui145

b) salles basses XIIIs

chateaui162

Salles basses anciennes qui pourraient daté du XIIIs, dont on devine l'accès depuis les logis XVIIIs.

c) le donjon XVIs

chateaui141

d) La bayle

chateaui147

chateaui143

chateaui146

6.Le manoir de la Troche:

6-1) Le site

Certains voient dans cet édifice, qui pourrait comporter des parties des XIIIe et XIVe siècles, une maladrerie fondée par les Templiers. La grande salle du rez-de-chaussée porte en effet le nom de l'hôpital. Cependant, l'ensemble des bâtiments remonte au XVIe siècle, époque où est construit le château de Richebourg. La ferme forme un quadrilatère dont l'entrée se fait par une porte charretière et une porte piétonne percées dans un mur en damier de pierre et de brique. Le bâtiment principal est un pavillon carré cantonné de deux tourelles en poivrière, l'une d'elles étant occupée par un escalier en vis. Il se compose de trois niveaux soulignés par un bandeau de brique et coiffés par un haut comble pyramidal.

pl_richebourg1

DCP_0730

vue_la_troche

6-2) Les logis XIII-XVIs

ferme_fortifiee_richebourg

chateaui172

chateaui171

chateaui170

7.Index et bibliographie:

  • ANGER (D.), Les Dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Près, t. 2, Seine-et-Oise, Paris, 1907, p. 61-70.

    BEAUNIER (Dom A.), Abbayes et prieurés de l'ancienne France. Archives de la France monastique, t. 1, province ecclésiastique de Paris, Paris, 1905, p. 292.

    POUPARDIN (René), Recueil des chartes de l'abbaye de Saint-Germain-des-Près, Paris, 1909, t. I, p. 201.

  • Posté par trajan_dece à 22:21 - Commentaires [2] - Permalien [#]

    04 février 2010

    Breval & Lommoye, le Mantois tome II

    BREVAL

    LOMMOYE & LE HAMEL

    La région de Mantes et ses guerres tome II

    I Situation géographique :

    plan_breval

    vue_breval

    292_breval

    II Contexte géopolitique et historique :

    La commune de Bréval se trouve dans le nord-ouest des Yvelines, à la limite de ce département avec les départements voisins de l'Eure et d'Eure-et-Loir, à 18 kilomètres environ au sud-ouest de Mantes-la-Jolie. Le territoire, légèrement vallonné, appartient au plateau du Mantois, à environ 140 mètres d'altitude, est en légère pente vers le sud. Il est drainé par le ru de la Fieffe qui traverse le bourg et se jette dans le ru de l'Étang à Neauphlette.

    Le nom de Bréval vient du latin brevis vallis qui se réfère au site d'origine sur un petit vallon. L'orthographe en a varié au cours des siècles : Bréhéval, Berhervallis, Brehewallis, Brévallée. Au IXe siècle, Bréval dépend de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, puis de celle de Coulombs au XIIe siècle. En 1190, elle entre dans le domaine de Philippe Auguste, puis passe en 1318 au comte d'Évreux et enfin à Charles le Mauvais, roi de Navarre. Comme Boissy-Mauvoisin, le village est brûlé au cours des luttes entre le roi de France et Henri II d'Angleterre. Charles V s'en empare en 1364, détruisant la forteresse érigée par Ascelin Goël en 1080. Le château subit le même sort en 1379. La châtellenie royale est attribuée à Pierre de Brézé en 1444 et devient marquisat en 1623, sous Louis XIII, en faveur d'Achille de Harlay. Le domaine est vendu à la Révolution. Les actes anciens mentionnent deux prieurés à Bréval, celui de Thiron dont il ne reste qu'une chapelle transformée en petite maison bourgeoise, et celui de Hamel-lès-Bréval, dédié à la Sainte-Trinité, qui est en partie détruit pendant la Révolution.

    545px_Blason_ville_fr_Br_C3_A9val__28Yvelines_29

    Les armes de Bonnières-sur-Seine se blasonnent ainsi : écartelé au premier d'azur à cinq croisettes d'or, au deuxième de sinople à trois croissants entrelacés d'or accompagnés de trois fleurs de lis du même posées 1 et 2, au troisième d'argent à deux pals de sable, au quatrième d'or à la croix de gueules cantonnée de quatre alérions d'azur.

    III Plan des lieux :

    En cours de réalisation

    IV  Descriptif  du site:

    1.Le château fort de BREVAL

    1-1) Le site

    Le château de Breval fut édifié entre 1060 et 1080 par Ascelin Goël, fils de Robert II d'Ivry et de Hildeburge de Gallardon. Le château était constitué d'une enceinte circulaire sans flanquement avec fossés et au centre s'élevait une motte avec une tour en pierre à son sommet. Ascelin combattit à 2 reprises Guillaume de Breteuil en 1092 et 1095, qu'il vainquit grâce à l'aide de Richard de Montfort. Ascelin mourut en 1119 et ses fils Robert III puis Guillaume Louvel en 1124 lui succéda. Le deuxième fils de Guillaume, Simon d'Anet hérita du fief. La succession fut brève et les rois de France devinrent propriétaire du lieu en 1192 avec comme premier monarque "Philippe Auguste". Pris par les Anglais à plusieurs reprises et leur domination dura de nombreuses années, le château fut repris par Charles V et demantelé en 1378. Il fut transmis à Pierre de Brézé en 1444 par Charles VII. Le château était constitué d'un grand corps de logis avec en retour d'équerre une chapelle (donjon roman!!). Ce bâtiment fut démoli au milieu du XVIIIs et seul le corps de la chapelle survécut, épaulé d'une échauguette du XVIs. La muraille du château et du bourg furent démoli après 1748.

    vue_breval

    1-2) Le donjon roman ou logis

    IMGP3525

    IMGP3524

    IMGP3529 IMGP3598

    IMGP3589

    IMGP3600 IMGP3601

    IMGP3639

    1-3) L'enceinte haute

    IMGP3533

    IMGP3550

    IMGP3538

    IMGP3637

    IMGP3638

    IMGP3651

    IMGP3659

    1-4) Le chatelet

    IMGP3664

    IMGP3649 IMGP3652

    IMGP3650

    IMGP3655

    IMGP3657

    IMGP3656

    1-5) Le parc XVIIs et le mur circulaire??

    IMGP3609

    IMGP3552

    IMGP3554

    IMGP3558

    IMGP3567

    IMGP3569

    1-6) La bayle

    vue_breval_bayle

        a) L'enceinte basse

    IMGP3486

    IMGP3489

    IMGP3493

    IMGP3510

        b) La cour

    IMGP3497

    IMGP3500

    IMGP3503

                    c) La tour carrée

    IMGP3494 IMGP3506

                    d) Les fossés

    IMGP3562 IMGP3563

                1-7) L'enceinte urbaine

                               L'enceinte urbaine de forme rectangulaire, son parcourt est visible sur deux côtés et son épaisseur est estimée à environ 1,50m.

    IMGP3031

    IMGP3032

    IMGP3036 IMGP3038

    IMGP3048

    IMGP3062

    IMGP3063

    IMGP3064

    IMGP3066

    IMGP3069

    IMGP3074

                1-8) La sergenterie

                               La sergenterie adossé à l'enceinte urbaine est proche d'une ancienne porte de ville. Autrefois, le sergent était un officier de justice chargé de signifier les exploits, les assignations, de faire les saisies, d'arrêter ceux contre lesquels il y avait prise de corps: certaines de ses attributions peuvent le faire comparer à un huissier de nos jours. La sergenterie était un véritable fief qui imposait des obligations et conférait des droits. En Normandie, cette institution avait beaucoup d'importance, elle constituait un fief noble et héréditaire. Une pièce datée de 1406 du fief de la sergenterie de Breval contenant aveu et dénombrement rendu au roi Charles VII à cause de son château de Breval par Robert de Crèvecoeur, écuyer.

    vue_breval_prevost

    IMGP3190

    2.Le château fort de LOMMOYE

    2-1) Le site

    Avant 1060, le fief de Lommoye dépend de la seigneurie de Rosny, puis entre en possession de Raoul Ier de Mauvoisin, dit « La Barbe », qui donne une partie de son domaine à l'abbaye de Coulombs et l'autre à celle de Saint-Évroult. Cette seigneurie est importante aux premiers temps de la féodalité puisque l'abbaye de Coulombs a droit de haute, moyenne et basse justice. En 1188, Lommoye est brûlé par Henri II d'Angleterre. Au XIIIe siècle, la paroisse compte 800 familles. Le lieu-dit La Tuilerie indique sans doute l'existence d'une industrie de ce type dans la commune, peut-être vers le XVIe siècle. Au début du XVIIe siècle, la famille du Buc-Richard possède une partie du domaine, pour près d'un siècle et demi. En 1792, Lommoye passe par héritage à Charles-Jean de Mazis, commandant de grenadiers du régiment de Béarn, neveu du dernier Buc-Richard.

    vue_lommoye_cht

    2-2) L'enceinte

    IMGP0226

    IMGP0227

    2-3) Le pavillon carré

    IMGP0234

    IMGP0232

    2-4) Les fossés

    IMGP0233

    2-5) La ferme seigneuriale

    Aux premiers temps féodaux, lorsque le village est sous la domination de la famille Mauvoisin, ce bâtiment fait partie des dépendances de l'ancien château et sert de prison seigneuriale. Les oubliettes sont comblées au XXe siècle. Raoul de Mauvoisin, seigneur de Lommoye et propriétaire des lieux, donne une partie de son domaine à l'abbaye de Coulombs et le reste à l'abbaye de Saint-Évroult.

    vue_lommoye

        a) l'enceinte

    IMGP0209

    IMGP0212

    IMGP0213

    IMGP0214

    IMGP0215

    IMGP0216

        b) la cour et les logis

    IMGP0222

    IMGP0210

        c) Le pigeonnier

    IMGP0224

    ferme_lommoye

    2-6) Les dépendances et la grange aux dîmes

    Edifice du XVIIs, dépendance de la grande ferme de l'ancien château (aujourd'hui disparu), cet édifice charpenté est couvert d'un toit à double pente, est renforcé sur chaque pignon par un puissant contrefort. En 1789, le marquis Charles-Jean de Mazis y offrit un festin mémorable aux habitants dont une délégation avait obtenu sa libération alors qu'il avait été emprisonné à Versailles par les autorités révolutionnaires.

    IMGP0220

    IMGP0225

    IMGP0221

    grange_de_la_dime_lommoye

    3.Le prieuré Notre Dame du HAMEL LEZ BREVAL:

    3-1) Le site

    Ce prieuré sous le vocable de la Sainte-Trinité dépendait de l'abbaye du Bec-Hellouin (Eure) et fut détruit à la Révolution.

    L'abbaye du Bec fut fondée en 1035 par Herlouin ou Helloin (nom plus particulièrement donné à cet abbé). Ses religieux, au fil du temps furent placés dans divers prieurés dans le VEXIN Normand ainsi que dans le VEXIN Français. Dès la seconde moitié du 11e siècle, l'abbaye a des possessions dans notre région de Mantes. En septembre 1069, Hugues de Meulan fils de Galéran 1er,  donne une partie de Tessancourt qu'il cèdera en entier lors de sa prise d'habit en l'abbaye du BEC HELLOUIN. Le prieuré ST NICAISE fondé par GALERAN 1er en 1062,  est l'un des nombreux prieurés du BEC parmi lesquels : ST PIERRE de PONTOISE, collégiale à l'époque très ancienne placée sous la dépendance de l'abbaye en 1082. La confirmation de mise en possession de trois autres prieurés par Pascal II pape en 1104 concernait le prieuré de CONFLANS ste HONORINE, ST PIERRE DE PONTOISE et SAINT NICAISE DE MEULAN.

    Les autres prieurés dépendant de l'abbaye du BEC HELLOUIN sur le VEXIN sont outre ceux cités ci-dessus :

    • SAINT MARTIN LA GARENNE
    • NOTRE DAME DU HAMEL à BREVAL
    • NOTRE DAME DE LESSEVILLE à AINCOURT
    • SAINT NICOLAS DE CRAVENT à BONNIERES
    • BOUCONVILLIERS canton de Chaumont en Vexin

    De ce prieuré il reste essentiellement de l'enceinte sur 2 cotés et des bâtiments de type agricoles

    vue_hamel

    IMGP3184

    3-2) La cour

    IMGP3121

    3-3) L'enceinte

    IMGP3092

    IMGP3095

    IMGP3103

    IMGP3112 IMGP3131

    3-4) Les bâtiments agricoles

    IMGP3077

    IMGP3081

    IMGP3083

    IMGP3109

    3-5) Le château moderne XVIIIs

    IMGP3089

    3-6) La porterie

    IMGP3126

    IMGP3122 IMGP3124

    IMGP3127

    3-7) L'enceinte basse

    IMGP3135

    IMGP3145

    IMGP3146

    IMGP3148

    IMGP3149 IMGP3160

    IMGP3168

    IMGP3174

    4.Index et bibliographie:

    ANNE (Albert), Pages nouvelles sur le canton de Bonnières, Bonnières-sur-Seine, 1974, p. 71-103.

    BERTRANDY-LACABANE (M.), Les Seigneurs et maquisat de Blaru, Versailles, 1880, p. 5 .

  • DECOTTE (Paulette), MEYBECK (Michel), RUHN (Madeleine), Bréval, Bréval, 1960, p. 34-41.

    STEIN (Henri), Bibliographie des cartulaires français ou relatifs à l'histoire de France, Paris, 1907, p. 270.

  • Posté par trajan_dece à 22:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]
    03 février 2010

    A la découverte de l'Essonne

    Hoyé, hoyé brave gents,

    membres actuels et futurs

    nous allons vous faire découvrir

    l’Essonne « Castral »

    en 11 sites exceptionnels :

    1) Puiselet le Marais :

    - Château du Petit Marais.


    2) Boutervilliers :

    - La Tour de Cenive.


    3) Bouville :

    - La ferme seigneuriale de Bouville.

    - Le château fort de Farcheville.


    4) Dourdan :

    - Le château fort de Philippe Auguste.

    - L’enceinte urbaine avec ses tours.


    5) Etampes :

    - Le château fort et la Tour Guinette.

    - L’enceinte urbaine, ses tours et les portereaux.

    - L’église fortifiée Notre Dame du Port.

    - L’hôtel de ville et son palais de justice.

    6) Villeconin :

    - Le château fort de la Grange des XIII-XIVs.

    - Le manoir de Villeconin du XIVs.


    7) Gometz le Châtel :

    - La motte des Rochefort.

    - L’enceinte urbaine.


    8) Marcoussis :

    - Le château fort de Jean de Montagu.

    - Le prieuré Saint Wandrille.

    9) Milly la Forêt :

    - Le château fort de la Bonde.

    - Le manoir de Moutier de Péronne.


    10) Boissy le Sec :

    - Le château fort redécouvert.

    - Le manoir de Vaucouleurs.

    11) Montlhéry:

    - Le château fort de Philippe Auguste.

    - L'enceinte urbaine et la porte Baudry.

    - La maison du Prévost.

    Posté par trajan_dece à 22:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
    02 février 2010

    Bonnières sur Seine et Rolleboise, le Mantois Tome I

    ROLLEBOISE & BONNIERES sur SEINE

    Le Mantois, Tome I

    I Situation géographique :

    planrb

    vuerb

    plan_bn

    vuebn

    II Contexte géopolitique et historique :

    Rolleboise est une commune riveraine de la Seine, située sur la rive gauche du fleuve dans la convexité d'un méandre, à 10 km à l'ouest de Mantes-la-Jolie. Elle est limitrophe de Bonnières-sur-Seine à l'ouest, de Freneuse et Méricourt au nord et de Rosny-sur-Seine au sud. À l'est, elle est séparée par la Seine de Guernes. En 1364, Bertrand Du Guesclin assiège les Anglais à Rolleboise pendant 6 mois et par ruse arrive à prendre le donjon de Rolleboise, les mercenaires du roi d'Angleterre qui rançonnaient les bateaux entre Rouen et Mantes sont obligés de fuire. Le château est rasé sur l'ordre de Charles V. Rolleboise est une possession des Mauvoisins puis des Trie avant l'occupation anglaise du XVe siècle. Cette période est marquée par une très forte hausse de la mortalité en Normandie de l'ouest qui perd 50 % de sa population par la peste, la famine et les guerres. Au XVIIIe siècle, Rolleboise est le point de départ d'une Galiote fluviale de 89 places halée par quatre chevaux, qui transporte les voyageurs jusqu'à Poissy. En 1843 est inauguré le tunnel ferroviaire qui permet la liaison Paris - Rouen en traversant le coteau de la commune. Rolleboise inspire William Turner et Camille Corot, puis Maximilien Luce. Son panorama et son organisation urbaine autour de l'ancienne motte castrale font du « village des peintres » un endroit touristique.

    La commune de Bonnières-sur-Seine se trouve dans le nord-ouest des Yvelines, à quinze kilomètres environ à l'ouest de Mantes-la-Jolie et à onze kilomètres au sud-est de Vernon (Eure). La ville est construite en bordure de la Seine, sur la rive gauche du fleuve et dans la concavité d'un méandre. Le nom de Bonnières pourrait venir d’une déformation de l’ancien mot « bonnaire » qui signifie avenant, ou du vieux français « bonne » utilisé à la place de « borne ». L’origine la plus probable serait le nom « bonnier » qui est une ancienne mesure agraire. Le site de Bonnières sur Seine, formé en réalité de différents centres de population entre les hauteurs et le fleuve, évolue ensuite de façon disparate. Les invasions normandes et leurs campements tout proches obligent les habitants à chercher refuge près des ouvrages fortifiés du Mesnil-Renard du IXe au XIe siècle. Comme l'ensemble du canton placé à la frontière des deux grandes provinces d'Île-de-France et de Normandie, cette terre n'est pas épargnée par les guerres franco-anglaises. Des seigneurs du nom de Robert du Mesnil-Renard sont sités au XIIIs, le château fut pris par Henri I Beauclerc en 1118 et démoli en 1188 par Henri II lors de son attaque sur Mantes. Repris par Duguesclin après la bataille de Cocherel et la prise de Rolleboise, les seigneurs d'origine du lieu s'éteignir en 1458. Le château devient par la suite la propriété des Mauvoisin. Après le démembrement de la seigneurie du Mesnil-Renarden 1709, Bonnières-sur-Seine relève corrélativement de Rosny et de la puissante tour de La Roche-Guyon (famille de la Rochefoucault).

    545px_Blason_Bonni_C3_A8res_sur_Seine01

    Les armes de Bonnières-sur-Seine se blasonnent ainsi : d'azur à la fasce d'or, chargée de trois quintefeuilles de gueules, accompagnée de trois croisettes d'or.

    III Plan des lieux :

    En cours de réalisation

    IV  Descriptif  du site:

    1.Le château fort de Rolleboise:

    1-1) Le site

    Le site du château se situe dans une propriété privée sur un coteau dominant le village établi en contrebas. Il se compose d'une motte castrale d'environ 15 m de diamètre pour 8-10m de haut et de murs d'enceinte actuellement non datable (car réutilisé comme murs de cloture) mais pouvant correspondre à une enceinte haute.

    1-2) Les fossés

    IMGP0153

    1-3) La motte castrale

    IMGP0143

    IMGP0151

    IMGP0180

    1-4) Les remparts

    IMGP0166

    IMGP0155 IMGP0152

    IMGP0172

    1-5) La bayle et la chapelle castrale

    IMGP0149

    1-6) Les remparts urbains

    IMGP0167

    IMGP0162

    IMGP0160

    2.Le château fort de Bonnières sur Seine "le Mesnil Renard":

    2-1) Le site

    Le village est initialement situé sur la hauteur, au lieu-dit le Mesnil-Renard, à 2 kilomètres de Bonnières-sur-Seine. Dans cette ancienne seigneurie subsiste la tour fortifiée d'une construction féodale ruinée pendant la guerre de Cent Ans puis les guerres de Religion (donjon détruit à la mine). Datant du XIe siècle, cette tour communique avec la Seine par un souterrain. Ces labyrinthes troglodytiques, sujets de légendes, semblent foisonner en raison des nombreuses invasions que subit la région et de sa singularité géologique qui se retrouve dans les réseaux de grottes aménagées sur la falaise calcaire le long de la Seine. Ces chemins souterrains ne sont cependant pas retrouvés lors des fouilles archéologiques. De ce château fort, il reste une motte castrale, un donjon roman ruiné (2 côtés), la base d'un mur d'enceinte, le reste de fossés autour de la motte et d'un cour dans laquelle il reste des morceaux d'architecture pouvant correspondre à un logis (ou une chapelle).

    2-2) Les fossés

    IMGP0196

    IMGP0195

    2-3) La motte castrale

    IMGP0184

    IMGP0197

    2-4) Les remparts

    IMGP0191 IMGP0192

    2-5) Le donjon roman

    Tour carrée d'environ 11m de côté (11,30 x 9,75 exactement) qui comportait 2 niveaux sous plancher, sa base est prise dans une motte entourée de fossés. Les murs sont constitués de blocage en silex noyé dans un mortier rose dont le parement a été arraché. Ces murs (conservés sur 2 côtés) haut d'environ 8m sont épais de 1,95m.

    IMGP0202

    IMGP0207

    IMGP0199

    IMGP0194

    IMGP0186

    IMGP0185

    2-6) Les logis

    IMGP0188

    IMGP0189

    3.Index et bibliographie:

    Posté par trajan_dece à 22:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
    01 février 2010

    Rosny, Rosay fiefs des Mauvoisin

    ROSNY SUR SEINE

    SAINT ILLIERS LA VILLE, ROSAY, LONGNES etc...

    Les Fiefs des Mauvoisin (suite et fin)

    I Situation géographique :

    plan_rosny

    vue_rosny

    475rosny

    II Contexte géopolitique et historique :

    Rosny-sur-Seine est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France, située à 13 km environ à l'ouest de Mantes-la-Jolie. Le nom de Rosny dérive de Rodonium, nom de lieu gallo-romain. La commune de Rosny-sur-Seine se trouve dans le nord-ouest des Yvelines à environ soixante kilomètres à l'ouest de Paris, dans la vallée de la Seine, sur la rive gauche du fleuve. Elle est limitrophe de Mantes-la-Jolie et Buchelay à l'est, de Rolleboise au nord, de Bonnières-sur-Seine à l'ouest et de Saint-Illiers-la-Ville et Perdreauville au sud. Le village se situe en bord de Seine, dans la plaine alluviale qui se resserre avant la concavité du méandre de Guernes. Le territoire de la commune englobe également sur le plateau la forêt de Rosny (point culminant à 143 m). Il est arrosé par le ru de Bléry.

    Au VIIe siècle, l'abbaye de Saint-Wandrille possède des terres à Rosny. Raoul de Mauvoisin est le premier seigneur connu au XIe siècle qui fait construire un château médiéval. Guy V Mauvoisin y fonda une école pour l'instruction des enfants. Pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais occupent le village, entre 1420 et 1449. Au XVIe siècle, les terres sont propriétés de la famille de Sully, principal conseiller d'Henri IV, ce dernier, conseiller du roi Henri IV, qui fut aussi surintendant des finances, fit construire le château actuel.. Au début du XVIIe siècle, sous l'impulsion de l'agronome Olivier de Serres, l'introduction du mûrier est tentée dans la châtellenie de Rosny.

    545px_Blason_Rosny_sur_Seine01_svg

    Les armes de Rosny-sur-Seine se blasonnent ainsi : D'argent à la face de gueules

    III Plan des lieux :

    En cours de réalisation

    IV  Descriptif  du site:

    1.Le château de Rosny:

    1-1) Le site

    Château médiéval construit par les Mauvoisin occupé et en partie détruit par les Anglais en 1435 et non reconstruit après. Le seigneur de Rosny lui avait substitué un château construit à Beuron, un site voisin, mais plus sûr, sur les hauteurs dans la forêt de Rosny. En 1529, la seigneurie revint par mariage aux Béthune. En 1598, Maximilien de Béthune, dit Sully, fait construire à proximité du château médiéval un nouvel édifice. Les travaux sont interrompus après l'assassinat du roi Henri IV en 1610 et Sully laisse le domaine à son petit-fils Maximilien III. Le château comprend un grand bâtiment central à un étage, avec un haut comble à lucarnes et fenêtres. Il est flanqué de deux ailes en avancées laissées inachevées par Sully et terminées par la suite. . Le château est vendu en 1831 à Stone, banquier anglais, puis, en 1838, à une société qui le cède au comte Lemarois. Celui-ci exige la démolition des ailes transformées, remplacées par un avant-corps en terrasse. Acheté fin 1990 par des Japonais, son intérieur (sculptures) est cassé à coup de masse et son pavillon droit est incendié, aujourd'hui ce château est en cours de restauration.

    chateau_de_rosny_rosny_sur_seine

    chateauF725

    chateauF724                   

                         1-2) Les fossés

    chateauF726

                          1-3) L'enceinte "implantation du château fort"

       chateauF729chateauF723

    chateauF728

                          1-4) La ferme seigneuriale

    ferme_rosny_sur_seine

    La cour de la ferme est fermée par quatre bâtiments et un colombier (XVIs), qui symbolise l'étendue de la propriété ou son appartenance à une seigneurie. Cette tour circulaire coiffée d'un toit en poivrière était jadis indépendante. Le corps de logis est surmonté d'un étage avec combles prolongé par des bâtiments d'exploitation.

    2.Saint Illiers la Ville, le manoir :

    2-1) Le site

    L'existence de la commune est attestée au début du Moyen Âge, alors que Saint-Illiers-le-Bois et Saint-Illiers-la-Ville ne forment qu'un seul territoire, appelé Islaris locus. À partir de 1063, Saint-Illiers-la-Ville dépend de l'abbaye de Coulombs et se trouve sous la domination des seigneurs de Bréval. Dans la première moitié du XIIe siècle, Robert de Saint-Illiers puis Roger Bataille possèdent la seigneurie. En 1456, elle appartient à la famille Du Val dont un membre, Thomas Du Val, est condamné à mort en 1531 pour meurtres et pilleries. En 1543, la famille Courseuilles en hérite et la conserve jusqu'à la fin du XVIIe siècle. En 1700, Gabriel Dantier prend possession de Saint-Illiers-la-Ville, qui passe ensuite à la famille Roussinger et enfin à Louis-Serna-Baptiste de Soulaignes jusqu'à la Révolution.

    500_illiers

                         2-2) La chapelle castrale Saint Hillaire

    IMGP3374

                         2-3) Les logis

    IMGP3245 IMGP3263

    IMGP3264 IMGP3268

    IMGP3271 IMGP3281

    IMGP3300 IMGP3305

    IMGP3310

    IMGP3368

      Manoir seigneurial qui semble daté du XIII voir du XIVs, il possède une magnifique porterie bouchée vers l'extérieur. Manoir attenant à l'église qui devait être la chapelle castrale.                  

                             2-4) L'enceinte

    IMGP3267 IMGP3313

    IMGP3280

    IMGP3283

    IMGP3340

                         2-5) Les communs

    IMGP3296

    Ensemble de bâtiments de différentes périodes dont un à colombage datant du XVs.

    3.Saint Illiers le Bois :

    3-1) Le site

    Le village est situé sur un plateau agricole parsemé de bosquets, aux confins du Mantois et de la Normandie. Il n'existe aucune trace d'occupation du site avant le Moyen Âge. Au XIIe siècle, Robert de Saint-Illiers est seigneur à la fois de Saint-Illiers-la-Ville et de Saint-Illiers-le-Bois, réunis en une seule paroisse dans le domaine royal de Bréval. La famille Du Val, qui possède déjà le fief de Saint-Illiers-la-Ville au XVe siècle, obtient quelques terres à Saint-Illiers-le-Bois. La famille Courseuilles lui succède par alliance vers 1550 et reste possesseur de la seigneurie pendant un siècle, toujours sous l'autorité du marquisat de Bréval. En 1697, les deux communes de Saint-Illiers-la-Ville et Saint-Illiers-le-Bois sont réunies par Jacques de Courseuilles. La seigneurie passe ensuite aux Tilly puis, en 1733, à Jean-Nicolas de Bernage, écuyer, époux de Jeanne-Suzanne Du Val. Cette dernière famille conserve Saint-Illiers-le-Bois jusqu'en 1790. Il existe un château sur soubassements anciens, reconstruit sous Henri IV et transformé au XVIIIe siècle, qui est restauré après un incendie en 1944.

    3-2) Le château

    Du château, il reste essentiellement des corps de bâtiments à colombage, une vaste cour, des caves (anciennes), un corps de ferme et peut être les restes d'une motte castrale.

    IMGP3448

    IMGP3454 IMGP3462

    IMGP3451

    3-3) La ferme seigneuriale

    Ferme atypique dont il reste une enceinte basse, une enceinte haute en partie en opus spictacum et un corps de logis. Cette ferme pourrait correspondre à une deuxième implantation castrale (voir peut être à l'origine du bourg), de plus elle est accolée à l'église.

    a) Enceinte Basse

    IMGP3378

    IMGP3379

    IMGP3380

    IMGP3395

    b) Enceinte Haute

    IMGP3410

    IMGP3414 IMGP3415

    IMGP3423

    a) Cour et Logis

    IMGP3401

    4.Rosay :

    4-1) Le site

    plan_rosay

    vue_rosay

    Le Haut et le Bas-Rosay, ainsi que Saint-Corentin, sont sous l'Ancien Régime des hameaux de la paroisse de Villette. Mentionné en 1036, le village de Rosay possédait autrefois une maladrerie. Siège d'une châtellenie dès le XIe siècle, un château fort sur le coteau domine la Vaucouleurs ; la vallée joue en effet un rôle militaire dans la défense du royaume capétien lors de l'invasion anglo-normande de Guillaume le Roux en 1098. Au XIVs, la seigneurie du Bas-Rosay qui appartenait aux Courtin, et celle du Haut-Rosay aux Fredet furent réunies en 1513 par le mariage d'une demoiselle de Fredet avec Jean Guillaume Courtin. Au début de l'année 1597, Jean Courtin fait construit un château et une maison forte close de fossés. En 1671, Louis XIV érige ces terres en marquisat de Rosay et Villette pour François Briçonnet, héritier des Courtin. En 1748, le marquisat tombe dans le giron des Salavette de Magnanville. Considérée toutefois comme une paroisse fiscale, ou collecte, Rosay élit des délégués du Tiers-Etat distincts de ceux de Villette, tant en 1556 lors de la rédaction de la coutume de Mantes, qu'en 1789 pour les états généraux.

    rosay

    Les armes des Rosayse blasonne ainsi :D'or à la face d'azur chargée d'un croissant du champ, accompagnée de trois roses de gueules pointées de sinople.

    474rozay

    4-2) Le château du Bas Rosay

    L'ancien lieu seigneurial du Bas-Rosay comporte également un colombier à pied, demeuré debout après la réunion des deux seigneuries. Affermé à bail, ce pigeonnier produit au cours du XVIIIe siècle un revenu annuel de 150 livres au marquisat. L'étage supérieur est démoli en 1963-1964. Vestige du château primitif du Bas-Rosay, compris dans la "Basse Cour" 17ème et 18ème (ferme du château).

    pigeonnier_du_bas_rosay_rosay

    4-3) Le château du Haut Rosay

    Bâti sur une terrasse bastionnée entourée de douves sèches, selon un plan inspiré d'Androuet Du Cerceau, le château de Rosay jouit d'une vue dominante sur la vallée inférieure de la Vaucouleurs. Sa construction est due à François Courtin, intendant de Picardie. L'édifice remplace l'ancien château du Haut-Rosay, dont les origines remontent à un château fort établi sur la frontière de Normandie au XIe siècle. Aux Courtin, déjà seigneurs du Bas-Rosay en 1500, succèdent par alliance les Briçonnet, qui vendent Rosay en 1705. Dans le premier quart du XVIIIe siècle, M. de Chénedé entreprend des travaux considérables dans les dépendances du château. Château du Haut-Rosay : château en briques rouges à chaînages de pierre blanche datant du règne de Louis XIII, construit pour Jean Courtin. François Courtin fit rajouter vers 1660 des tourelles et tracer un parc. Les communs, tout comme la chapelle, ont été construits sous Louis XV, peut-être par l'architecte François II Franque pour Charles Savalette. L'architecte Jacques Denis Antoine y a réalisé des aménagements intérieurs, pour Jacques Louis de Brétignières. Chapelle Sainte-Anne : chapelle castrale du château (XIIIs). Le château se compose d'un corps de logis de plan rectangulaire, cantonné de deux pavillons en décrochement.

    chateau_du_haut_rosay_rosay

    IMGP0984

    IMGP0988

    IMGP0989

    a) les communs

    Antérieurs pour la plupart au château, la longue enfilade des communs en double équerre comprend à l'origine un pressoir, aujourd'hui transformé en garage, une remise à voitures, une grande et une petite écurie, un bûcher, une buanderie, un fruitier et une orangerie. Sous les combles, éclairés par des lucarnes à fronton-pignon, se trouvent divers greniers ainsi que d'anciens logements pour le cocher, la lingère et le jardinier. Sur une haute terrasse entre la ferme et les communs du château, le marquis de Chénedé fait bâtir en 1721 un colombier, dont la tour circulaire de près de dix mètres de diamètre se dresse comme un donjon. Ses parois intérieures renferment 2525 boulins répartis sur trente-cinq rangées. À l'extérieur, un bandeau saillant empêche les rongeurs d'atteindre l'aire d'envol. L'implantation des communs correspond à celle du château fort de Rosay (seigneurie du haut Rosay) et dont le pigeonnier pourrait être l'ancien donjon

      colombier_a_pied_rosay    communs_rosay   

    IMGP0990                                                                            

    b) La chapelle castrale Sainte Anne

    René-Joachim de Chénedé, marquis de Rosay, premier valet de chambre ordinaire de la Dauphine aïeule de Louis XV, puis premier valet ordinaire de la garde-robe du duc de Berry, fait construire cette chapelle castrale dans un pavillon d'entrée du château. Elle est bénie solennellement le 26 juillet 1719, jour de la Sainte-Anne, et succède à une autre chapelle placée sous le même vocable, située en dessous de l'ancien château. Ce sanctuaire privé est mis à la disposition de la commune au cours du XVIIIe siècle et jusqu'en 1906.

    chapelle_sainte_anne_rosay

    a) L'enceinte

    IMGP0997

    IMGP0998

    IMGP0987IMGP0999

    5.Longnes :

    5-1) Le site

    Situé sur le plateau de la Serve et traversé par la route de Mantes à Dreux, Longnes (Anciennement « Laognie ») est cité dans une charte de Robert le Pieux de 1030, dans une autre de Simon d'Anet en 1167 et dans une bulle du pape Alexandre III en 1177. En 1209, une charte de Philippe-Auguste dispense les habitants de Longnes de redevances au roi, afin qu'ils puissent assurer le paiement de la dime à l'abbaye de Saint-Denis. L'histoire de Longnes est liée à celle de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, dont l'abbé est seigneur du lieu, même au temps de la commende. Au milieu du XVIe siècle, le seigneur de Longnes est le cardinal de Tournon, archevêque de Lyon et abbé de Saint-Germain. En 1758, le comte de Clermont, abbé de Saint-Germain, est aussi seigneur de Longnes. La ville est touchée par les guerres de religion. Au lendemain de la bataille d'Ivry, le 15 mars 1590, le duc de Mayenne, chef de la Ligue, s'empare de la cité et l'incendie partiellement. Celle-ci est reconstruite au début du XVIIe siècle.

    5-2) La ferme seigneuriale

    IMGP3700

    IMGP3702

    IMGP3705

    IMGP3710

    IMGP3720

    IMGP3730

    6.Le Tertre Saint Denis:

    6-1) Le site

    Le village est brûlé en 1188 lors du passage des armées d'Henri II, roi d'Angleterre. Les deux plus anciens seigneurs connus sur cette paroisse sont Gatho de Colle et Baldus de Colle, vivant sans doute vers le XIIIe siècle. En 1428, le seigneur de Jouy, Guillaume du Bois, possesseur des terres du Tertre-Saint-Denis, en fait don à la Sainte-Chapelle. En 1488 Guillaume Vipart, chevalier, Guillaume de Fontenay et les religieux du Hamel-de-Bréval possèdent alors chacun un tiers de la seigneurie et relèvent de lui. Au milieu du XVIe siècle, la seigneurie appartient à Charles de Morainvilliers, à Martin de Civry puis à Louis Du Puis en 1580. Ce dernier épouse Françoise de Morainvilliers. Les biens des Morainvilliers sont rachetés en 1628 par Gilles du Buat. La justice moyenne et basse est exercée par les chanoines de la Sainte-Chapelle, dont les droits sont rachetés vers 1720 par Savalette de Maquanville fils.

    6-1) Le manoir

    Eglise Saint Denis (XVIs) construite sur une légère dénivellation (motte rabotée!!), proche d'un manoir seigneurial. On dit que la commune du Tertre Saint Denis serait à l'origine un prieuré.

    IMGP3735

    IMGP3757

    IMGP3740

    IMGP3739

    IMGP3749

    IMGP3753

    IMGP3756

    5.Index et bibliographie:

    Posté par trajan_dece à 23:04 - Commentaires [1] - Permalien [#]

    31 janvier 2010

    Fontenay Mauvoisin

    FONTENAY MAUVOISIN

    JOUY MAUVOISIN & PERDREAUVILLE & BEURON

    Les Fiefs des Mauvoisin (suite d'Arnouville lès Mantes)

    I Situation géographique :

    carte_fm

    plan_fm

    II Contexte géopolitique et historique :

    La commune de Fontenay-Mauvoisin se trouve dans le nord-ouest des Yvelines à huit kilomètres au sud ouest de Mantes-la-Jolie, chef-lieu d'arrondisseent et à 49 kilomètres au nord-ouest de Versailles, préfecture du département. Avec une superficie de 331 hectares, c'est une petite commune (moins de la moitié de la moyenne yvelinoise qui s'élève à 872 hectares). Les communes limitrophes sont Soindres au sud-est, Favrieux au sud, Perdreauville à l'ouest, Jouy-Mauvoisin au nord et Buchelay au nord-est. Le territoire communal, situé dans le nord du plateau agricole du Mantois, à environ 145 mètres d'altitude, à la limite du versant nord de la vallée de la Seine, là où le plateau est entaillé de vallons relativement encaissés tournés vers le nord. Le village est implanté dans l'amorce d'un de ces vallons. Aucun cours d'eau permanent n'existe dans la commune.

    Son nom vient pour la première partie du latin fontana, la fontaine, et pour la seconde du nom des anciens seigneurs locaux, les Mauvoisin, à l'origine surnom donné à Raoul Ier, le « mauvais voisin ».

    Un cimetière mérovingien et un prieuré témoignent de la permanence de cette occupation au haut Moyen Âge. Au XIe siècle, les Mauvoisin, première famille de seigneurs de Rosny, donnent leur nom au village. Raoul Ier de Mauvoisin, ancêtre des Valois, fait édifier un château fort surnommé plus tard le « Château-fondu ». Il est détruit au XIIIe siècle, et il en subsiste des traces, outre dans la toponymie locale, au bois du Château-Fondu situé sur une éminence à l'ouest du village (aujourd'hui que quelques pierres dans le bois du même nom). À la même époque est construite une maladrerie pour soigner les malades de Fontenay et de Jouy. Elle est fermée en 1696. Le village fut incendié par les Anglais en 1188 lors de la marche d'Henri II sur Mantes et c'est surement à cette occasion que le château fort fut démoli. Aux XIVe et XVe siècles, le territoire est divisé en haut Fontenay et bas Fontenay, puis réparti et transmis entre les différents seigneurs. En 1490, Jehan de Fontenay, écuyer, réunit le territoire en sa possession, avant de le céder en 1493 à Jehan de Melun, chef du domaine de Rosny. En 1671, il est en possession de Robert Adam, avocat au Parlementseigneur de Maquanville, qui possède également le domaine , et en 1721 de Claude-François Poucher, l'un des plus riches seigneurs de l'époque. Le dernier propriétaire en est Charles Savelette, de Favrieux, seigneur de Magnanville.

    III Plan des lieux :

    En cours de réalisation

    IV  Descriptif  du site:

    1.Le château fort de Fontenay Mauvoisin dit « Château Fondu »:

    1-1) Le site

    Lechâteau fort de Fontenay Mauvoisin dit "château Fondu" daterait du XIs, origine de la famille Mauvoisin, il est démoli (est non reconstruit) en 1188 lors de l'avancé d'Henry II sur Mantes. Il est constitué d'une motte castrale de forme ovale d'environ 30m de diamètre (dans son grand axe) et d'une bayle (terrassement) muni d'une enceinte de terre, le tout protégé par de vastes fossés sec profonds d'environ 8-10 m. Sur la motte castrale, on discerne les restes de rempart en pierre.

    IMGP9637

                           1-2) Les fossés

    IMGP9652

    IMGP9656

    IMGP9742

    IMGP9781

    IMGP9824

                           1-3) La motte castrale

    IMGP9644

    IMGP9648

    IMGP9653

    IMGP9717

    IMGP9842

                           1-4) La tour maîtresse

    IMGP9786

    IMGP9783

    IMGP9784

    IMGP9791                     

                             1-5) Les logis

    IMGP9818

    IMGP9819

    IMGP9820

    IMGP9821

    IMGP9823

    IMGP9835

    IMGP9836

                           1-6) L'enceinte haute

    IMGP9675

    IMGP9679

    IMGP9685

    IMGP9691

    IMGP9692

    IMGP9710

    IMGP9776

    IMGP9751 

                           1-7) La bayle

    IMGP9651

    IMGP9713

                           1-8) La ferme seigneuriale

    Dans la région, il est assez rare de retrouver un ancien fief transformé en ferme, alors que ce phénomène est très fréquent vers Houdan. La maison forte qui sert de logis au seigneur est entourée de bâtiments utilitaires. Grange, bergerie, écurie et poulailler forment ainsi un quadrilatère. Ce type d'organisation permet une meilleure surveillance du domaine, car la cour est alors un lieu d'échange et d'activité important. Le manoir, qui dans son gros oeuvre date du moyen âge est transformé en ferme au XVIIs.

    ferme_seigneuriale_fontenay_mauvoisin

    2.Le manoir seigneurial de Jouy Mauvoisin dit "le Prieuré ou la Grange":

    2-1) Le site

    En 1100 Hubert de Jouy apparait dans un acte de donation. Cité comme bien de l'église de Gassicourt en 1167 dans la charte de Raoul Mauvoisin de Rosny. Comme ses voisins, Jouy est incendié en 1188 par Henri II d'Angleterre. Le village reste un fief des Mauvoisin jusqu'à la fin du XIVe siècle où Robert de Plains en prend la charge, suivi par la famille Varin jusqu'en 1461. À la même époque, une partie des terres est attribuée aux chanoines de la Sainte-Chapelle de Paris. Ils en deviennent totalement propriétaires en 1488, lorsque Guillaume du Bois, procureur de la chambre des Comptes et acquéreur de la seigneurie en 1461, la leur vend. En 1565, la maison seigneuriale subit les dépravations des gens d'armes de Catherine de Médicis. Enfin, en 1757, le chapitre de la Sainte-Chapelle cède une partie du domaine à la famille Savalette. M. Boulougne de Préminville en est le dernier propriétaire avant la Révolution. . Dans cette région à forte activité agricole, les bâtiments de ce type sont nombreux. Lorsqu'ils ne sont pas conservés pour leur usage d'origine, ils sont restaurés pour servir d'habitation .

    carte_pv

                           2-2) Les logis "Grange"

    Cette grange serait en fait ce qui reste de la partie résidentielle d'un manoir des XVe et XVIe siècles. Le solide édifice est flanqué de deux puissants contreforts sur un pignon. Dans cette région à forte activité agricole, les bâtiments de ce type sont nombreux. Lorsqu'ils ne sont pas conservés pour leur usage d'origine, ils sont restaurés pour servir d'habitation ou de résidence secondaire.

    grange_jouy_mauvoisin

    IMGP9848

    IMGP9847 IMGP9853

    IMGP9857 IMGP9863

    3.Perdreauville et le manoir "d'Apremont" :

    De 1070 au XVIIIe siècle, l'abbaye de Coulombs possède le fief de Perdreauville. À l'époque féodale, il est sous la domination des Mauvoisin, eux-mêmes rattachés au bailliage de Mantes. La seigneurie se divise en deux parties, le fief Chevalier de Perdreauville et Apremont. Au XVe siècle, certaines parties relèvent également de Blaru, car le seigneur Jehan d'Ivry épouse en secondes noces Ide de Sacquainville, vers 1412. Cette partie de la seigneurie dépend ensuite du prieuré de Rosny et, au XVIe siècle, des chanoines de la Sainte-Chapelle. La famille David possède le fief Chevalier du XVIe siècle à la Révolution. La commune souffre beaucoup durant la guerre de Cent Ans. Le château fort est ainsi détruit en 1435. La duchesse de Berry vit dans le nouveau château, plus modeste que le premier. L'église Saint Martin (XVIs) est l'ancienne chapelle castrale du fief du XIs de Perdreauville (dont il ne reste rien).

    3-1) Le site

    Le château d'Apremont, dit « Le Manoir », situé dans une vallée arrosée par le ru de Bléry, est un corps de logis quadrangulaire avec un étage et un comble très haut, flanqué de deux tours d'angles trapues avec toits en poivrière. Son ornement en assises alternées de moellons de calcaire et de blocs de silex rappelle l'architecture normande. Depuis le milieu du XVe siècle et jusqu'en 1532, il appartient à la famille d'Amfreville. Les Vipart lui succèdent, puis les Sabrevois en héritent en 1601. Le comte de Nouant, dans la première moitié du XVIIe siècle, devient propriétaire de la seigneurie qui passe ensuite aux Bouton de Chamilly, au comte de Sénozan et à la duchesse de Berry en 1818. Il reste une partie de l'enceinte basse avec tour très remaniée ainsi que des fossés en eau.

    453_perdreauville

    plan_pv

                           3-2) Les logis

    IMGP9877

    IMGP9903

    IMGP9913

                           3-3) Les tours d'enceinte

    IMGP9882A IMGP9888

    IMGP9926 IMGP9914A                     

                           3-4) L'enceinte basse

    IMGP9900

    IMGP9908

    IMGP9902

    IMGP9924

                           3-5) Les fossés

    IMGP9929

    IMGP9896

    4.Le château de Beuron:

    4-1) Le site

    Au XIIIe siècle, Beuron n'est pas un fief, mais seulement un bois. Une allée pavée conduit aux vestiges de l'ancien château de Beuron, construit par les seigneurs de Rosny. Ruinés pendant la guerre de Cent Ans, ils ne peuvent restaurer leur château avant le XVIIe siècle. Maximilien de Béthune, futur Sully, y nait le 13 décembre 1559 et y vient souvent se reposer. Henri IV vient également y fêter sa victoire à la bataille d'Ivry. Un tableau du musée de Versailles représente la rencontre sur le coteau de Beuron d'Henri IV et de Sully, gravement blessé lors de cette bataille. À l'emplacement de leur entrevue est planté un chêne appelé « chêne de Sully ». Le château est constitué d'une bayle avec communs et enceinte ancienne, d'un château XVII en ruine (2 pavillons).

    plan_br

    IMGP0108                     

                         4-2) Les logis

    a) Pavillon Gauche

    IMGP0016

    IMGP0019

    IMGP0025

    IMGP0091

    b) Pavillon Droit

    IMGP0002

    IMGP0005

    IMGP0009

    IMGP0028

    IMGP0043

    IMGP0046

                           4-3) La bayle

    a) Les communs

    IMGP9962

    IMGP9972

    IMGP9974

    IMGP9977 IMGP9985

    IMGP9993

    IMGP9996

    b) L'enceinte

    IMGP9939

    IMGP9946 IMGP9951

    IMGP9958

    c) La voie dallée

    IMGP9936 IMGP9963

    5.Index et bibliographie:

    Posté par trajan_dece à 16:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]
    30 janvier 2010

    Voyage en Seine et Marne

    Hoyé, hoyé brave gents,

    membres actuels et futurs

    nous allons vous faire découvrir

    la Seine et Marne « Castral »

     en 5 parcours d’exception :

    1) Un modèle Philippien :

    - Nangis.

    - Diant.

    - Grandpuits, ferme de la Salle.

    - Voisenon, le petit Jard.

    - Dormelles, le château de Challeau.


    2) Le fin fond des Coucy :

    - Louans, château de Montaiguillon.

    - Crecy la Chapelle.

    - Andrezel et Coulevreux.

    - Tournan en Brie.


    3) Des châteaux en fin de vie :

    - Fortfry, le château de Boissy.

    - Mortcerf, le château de Bécoiseau.

    - Vert Saint Denis, le Vincennes de Pouilly le fort.

    - Fontenay Trésigny, le château du Vivier.

    - Dammartin en Goële le disparu.

    - Paroy le peu.


    4) L’apogée des Donjons Romans :

    - Grez sur Loing.

    - Moret sur Loing.

    - Nemours et son musée.

    - Provins la Carcassonne du 77.

    - Montereau et sa disparition.


    5) Les belles fortifications :

    - Blandy les tours et sa résurrection.

    - Brie Comte Robert.

    - Courpalay, la Grange Bléneau le château de l’impossible.

    - Crouy sur Ourcq et sa maison forte.


    Posté par trajan_dece à 12:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]
    28 janvier 2010

    Arnouville lès Mantes et ses environs

    ARNOUVILLE LES MANTES

    BINANVILLE & SOUVILLE

    Les Fiefs des Mauvoisin (suite de Flacourt)

    I Situation géographique :

    plan

    plan1

    257_1_

    II Contexte géopolitique et historique :

    Le nom d'Arnouville dériverait d'un nom propre d'origine germanique, Arno, et du suffixe latin, villa, ferme.

    La commune d'Arnouville-lès-Mantes se trouve sur la plateau du Mantois. Elle est limitrophe de Breuil-Bois-Robert et Guerville au nord, de Rosay et Villette à l'ouest, de Boinville-en-Mantois et Hargeville à l'est et de Septeuil et Saint-Martin-des-Champs au sud. C'est un terroir agricole, partiellement boisé, voué à la grande culture de céréales.

    Trois seigneuries se partageaient le territoire d'Arnouville au Moyen Âge : Binanville (et sa ferme d'Heurteloup), Souville (dépendant du château de Rosay) et Arnouville (manoir du Plessis dans le village).Ancienne dépendance de l'abbaye parisienne de Saint-Germain-des-Prés au temps de Charlemagne, Arnouville est cité dans le polyptyque de l'abbé Irminon, au IXe siècle. L'agglomération aurait été érigée en paroisse dès 978, et la dime de son église donnée par la comtesse Letgarde à l'église Notre-Dame de Mantes. Binanville, écart d'Arnouville, est mentionné dans un diplôme mérovingien connu sous le nom de Papyrus d'Arthies. À l'époque féodale, Arnouville compte trois châteaux : Binanville, le principal au nord, Souville, dont il ne subsiste rien, au sud et le Manoir, dans le village. Les principales familles seigneuriales de Binanville et d'Arnouville sont les Morainvilliers aux XVe et XVIe siècles et les d'Abos du XVIe siècle jusqu'à la Révolution. Les familles Grandrue, Guincheux, Hermant, Kerquifinen, des Landes, Lesueur et Vipart sont également citées.

    Armorial de la famille D’ABOS, seigneur de Binanville : de sable, au chevron d'or, accompagné de trois roses d'argent.

    III Plan des lieux :

    En cours de réalisation

    IV  Descriptif  du site:

    1.Le manoir « du Plessis »:

    1-1) Le site

    Un premier château aujourd'hui disparu, est reconstruit vers 1750 sur ordre de Jean Baptiste Machault d'Arnouville. Un grand porche rural sous auvent, avec porte charretière et porte piétonne, donne accès à la cour au fond de laquelle se trouve le logis. Celui-ci est une maison noble avec tourelle ronde sur chaque façade, côté cour et côté jardin. Traditionnellement appelé manoir du Plessis, sans que la raison en soit connue, cette habitation urbaine est la résidence des seigneurs d'Arnouville, qui deviennent également par la suite seigneurs de Binanville.

    Ce manoir conserve une partie de son enceinte extérieur ainsi qu'une ancienne porte aujourd'hui condamnée. Dans la cour on aperçoit un puit fort ancien. Ce logis, dont ses murs semblent datables du XIIIs (voir les ouvertures refaites), comporte à un de ses angle une tourelle de la même époque (dont la fonction semble être défensive).

    IMGP2845

    IMGP2849

    IMGP2858

    IMGP2886

    1-2) L’enceinte

    IMGP2830

    IMGP2836

    IMGP2839

    IMGP2871

    IMGP2885

    1-3) Le logis

    le logis devait être un vaste ensemble sur plan en U. La façade n'a pas été terminée, elle est encore accolée au petit pavillon carré, toujours debout à l'arrière. La longue aile orientale, face à l'arrivée, avec la chapelle, a été seule construite (XVIIs).

    IMGP2829

    IMGP2846IMGP2832

    IMGP2860

    IMGP2864

    1-3) La tour de la chapelle

    IMGP2861 IMGP2866

    IMGP2882

    2.Le château fort « de Binanville »:

    A 6km au sud de Mantes, sur le plateau qui s'etend de la vallée de la Mauldre à celle de la Vaucouleurs, on peut encore voir dans un parc à 2km d'Arnouville lès Mantes, les vestiges du château de Binanville. Le domaine de Binanville est cité dans le testament écrit en papyrus d'un seigneur d'Arthies, dans le Vexin, vers 690. Au début du XIIIs, un seigneur du nom de Guillaume de Binanville tenait ce fief du roi Philippe Auguste. Possession des Morainvilliers à partir du milieu du XVe siècle, Binanville échoit par mariage à Gilles d'Abos en 1577. C'est vraisemblablement ce dernier qui fait reconstruire le château au tournant du XVe et du XVIe siècle. L'ensemble est « nouvellement rétabli à la moderne » au XVIIIe siècle par Louis-Maximilien d'Abos, que ces travaux ruinent au point de l'obliger à vendre des terres. Abandonné, ruiné et dépecé au commencement du XIXe siècle, le domaine de Binanville est saisi et vendu en 1844. De l'ancien château des d'Abos subsiste, outre le grand quadrilatère des douves encore en eau, le châtelet d'entrée avec les traces d'un pont-levis à bascule, encadré de deux saillants à petites canonnières ovales. Le 23 août 1789, la milice de Mantes ramène à l'Hôtel de Ville deux canons, dont un sur affût, qu'elle a trouvés au château de Binanville. Une légende de trésor souterrain, composé d'un jeu de quilles en or ou d'un canon rempli de pièces d'or, est attachée aux ruines.

    plan5

    plan4

    2-1) Le châtelet

    Châtelet des XV-XVIs épaulé de tours rectangulaires (ouvertes) équipées de canonnières.

    IMGP2739

    IMGP2743

    a) tour Td

    IMGP2770 IMGP2803

    IMGP2798 IMGP2785

    b) tour Tg

    IMGP2774 IMGP2789

    c) Pont dormant

    IMGP2768

    IMGP2775

    2-2) L’enceinte castrale

    Une partie infime de l'enceinte est concervée au niveau du châtelet (fondation).

    IMGP2767 IMGP2765

    IMGP2772

    IMGP2784

    2-3) Les tours d'enceintes

    Le site se présente sous la forme d'un rectangle de 100m par 75m, de larges douves en eau et de grosses tours circulaires aux angles reprend le plan d'un château du XIIIs type Philippe Auguste.

    a) Tour carrée

    IMGP2778

    IMGP2780

    b) Tour circulaire

    IMGP2763

    IMGP2766

    2-4) Le logis

    Le logis refait à une époque récente (car il a servi de restaurant dans les années 90), conserve dans sa salle principale une belle cheminée de la fin du XVs.

    IMGP2740

    IMGP2779

    IMGP2790

    2-5) La bayle

    IMGP2738

    IMGP2759

    2-6) La ferme seigneuriale d'Heurteloup

    plan6

    3.Le manoir « de Souville »:

    3-1) Le site et sa Bayle

    Le site se présente comme une vaste zone céréalière et un bois "dit de Souville", dont il est difficile de délimiter les contours. A ce jour, je n'ai pas vu de vestiges hors celle d'une chapelle.

    plan2

    plan3

    3-2) La chapelle castrale Mihérou

    Chapelle intégrée à une habitation et peu visible de la route.          

    5.Index et bibliographie:

    http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-12-3625-31536-M78534-74669.html

    http://www.yvelines.fr/archives/guide-et-inventaires/serieC/db/toponyme/genres/liste/chateau.htm

    Plan de la paroisse d'Arnouville ("... fait en vertu de l'ordonnance de Monseigneur l'Intendant en datte du 6 juillet 1782, certifié véritable et conforme à notre procès-verbal du 1O juillet 1783 par nous arpenteur soussigné : Dubray"). Date de l'état représenté : 1783 - Échelle 1/6932 - Dimensions : 55 cm x 81 cm

    Château en vente: http://www.immoventes.com/misc/tgi.asp

    Réf: 80387 Propriété
    Dit "Le Château de Binanville"
    Comprenant :
    Pavillon de chasse
    composé d'un rez-de-chaussée
    et d'un étage
    de 7 pièces principales
    Discothèque, réserves
    Garage, Cheni, Pigeonnier
    Piscine, Tennis
    Lieudit "Binanville"
    78 ARNOUVILLE-LES-MANTES.

    Mise à prix: 400179 €

    Posté par trajan_dece à 22:24 - Commentaires [3] - Permalien [#]
    27 janvier 2010

    Flacourt

    FLACOURT

    BOINVILLIERS & GOUSSONVILLE

    Les Fiefs des Mauvoisin (suite de Soindres)

    I Situation géographique :

    plan

    plan1

    II Contexte géopolitique et historique :

    La commune de Flacourt se trouve à 12 km environ au sud de Mantes-la-Jolie dans le plateau du Mantois à environ 130 m d'altitude. Le territoire communal relativement plat est peu boisé, sauf la partie nord-est incluse dans le bois Pihan, et consacré à la grande culture céréalière. Le seul agriculteur du village pratique une agriculture Bio. La commune est limitrophe de Boinvilliers et Vert à l'est, Le Tertre-Saint-Denis à l'ouest, Dammartin-en-Serve au sud, Favrieux et Soindres au nord. Elle est desservie par la voirie départementale et notamment par la route D 928 qui relie Mantes-la-Jolie à Dreux via Anet.

    Les premiers seigneurs de Flacourt, mentionnés en 1149, sont des chevaliers appartenant à la puissante famille mantaise des Mauvoisin. Hugues de Flacourt est abbé de Saint-Germain-des-Prés de 1216 à 1220. Jean de Flacourt est chevalier de la châtellenie de Mantes en 1222. Au XIIIe siècle, Pierre de Flacourt revient de la croisade. À la fin du XIVe siècle, Flacourt échoit aux Morainvilliers, qui gardent seigneurie jusqu'au début du XVIe siècle. Simon de Morainvilliers, seigneur de Flacourt, périt en 1415 à Azincourt. En 1462, la seigneurie passe par mariage des Morainvilliers aux Vipart mais, par une clause testamentaire spéciale, les nouveaux seigneurs conservent le nom et le blason des Morainvilliers. La famille vexinoise des Le Bret acquiert la seigneurie de Flacourt, qu'elle garde pendant tout le XVIIe siècle. Ami du cardinal de Richelieu, Cardin Le Bret connait une ascension sociale fulgurante. Petit-fils d'un bourgeois de Gisors, il meurt en 1655, doyen du conseil d'État et anobli, ayant épousé la fille d'un financier et gros bourgeois de Mantes, seigneur de Château-Poissy à Soindres. Sa descendante directe compte plusieurs intendants de province et un chevalier de Malte, chef d'escadre envoyé par Louis XIV à la cour de Siam. Comme toutes les terres situées à proximité de Magnanville, Flacourt est acheté par Charles Savalette et, jusqu'à la Révolution, suit le sort de Magnanville. Le village n'est érigé en commune qu'en 1801.

    III Plan des lieux :

    En cours de réalisation

    IV  Descriptif  du site:

    Le château fort "vitrifié" est situé au Nord Ouest de la ferme seigneuriale et en amont du pont "Bât-Cheval". Ce château est constitué d'une motte castrale principale de forme ovoide, haute d'environ 8m et large de 20m. A son sommet, on discerne des restes de maçonnerie qui pourraient correspondre au soubassement d'une tour carrée. De larges fossées et une petite motte en éperon viennent renforcer la défence. Un large terrassement complète au Nord la défense du site.

    1.Le château fort « de Flacourt »:

    1-1) Le site

    IMGP3803

    1-2) L’enceinte

    IMGP3821IMGP3809

    IMGP3825IMGP3813

    1-3) Les fossés

    IMGP3804

    IMGP3806

    1-4) La motte castrale

    IMGP3816

    IMGP3817

    IMGP3848

    1-5) La petite motte castrale

    IMGP3896

    IMGP3915

    1-6) Le donjon

    IMGP3856

    IMGP3857

    IMGP3876

    1-7) Le pont médiéval "Bât-Cheval"

    Le Pont-Bât-Cheval est bâti d'une seule et grande arche de pierre pour permettre au chemin rural de Dammartin à Mantes le franchissement d'un modeste ravin à l'écoulement intermittent. La voie, dite « romaine », ne remonte en fait qu'au Moyen Âge. Le nom du ravin et du pont évoque les légendes médiévales de Renaud de Montauban et de son cheval Bayard, attestées par ailleurs dans la Vaucouleurs. Montauban est aussi un lieu-dit local recensé de chaque côté de la vallée de la Vaucouleurs.

    pont_bat_cheval_flacourt_2_

    IMGP3955IMGP3927

    IMGP3964

    IMGP3966

    1-8) La voie "romaine"

    IMGP3795IMGP3919

    1-9) Eglise saint Clair / saint Clément

    La façade du sanctuaire, avec clocher-porche carré (XIIs), est presque entièrement reconstruite au cours du XIXe siècle. Un ancien prieuré-cure, dépendant de l'abbaye bénédictine de Neauphle-le-Vieux, existe au Moyen Âge et tient alors lieu d'église pour Flacourt. Dans cette église se trouvent deux pierres tombales de la famille de Morainvilliers seigneurs de Flacourt vers les XVe et XVIe siècle.

    Cette dalle contient l'épitaphe de Guillaume de Morainvilliers, baron de Maule, seigneur de Flacourt et autres lieux, bailli et capitaine de Mantes, mort le 3 décembre 1533. Il est le troisième fils de Jacqueline, morte en 1522. Ayant été incarcéré pour le meurtre en 1521 d'un seigneur d'Epône, il demande : « priez Dieu pour lui ». Les deux tiers de la dalle sont décorés du blason de la famille de Morainvilliers, d'argent à neuf merlettes de sable. L'écu est supporté par deux griffons, animaux fabuleux du bestiaire héraldique dont la partie antérieure est celle du corps d'un aigle et l'arrière-train est celui du lion.

    dalle_funeraire_de_guillaume_de_morainvilliers_flacourt1

    Cette dalle comporte l'effigie de Jacqueline de Morainvilliers, dame de Flacourt, veuve de Guillaume Vipart, décédée le 30 septembre 1522. Elle apporte en dot la terre de Flacourt à son mari en 1462. Aux angles de la pierre, sont gravées les armoiries de son père et de son mari.

    dalle_funeraire_de_jacqueline_de_morainvilliers_flacourt1

    2.La ferme seigneuriale "de Flacourt":

    Ce colombier à pied circulaire (XVIIs) est coiffé en poivrière. Le pigeonnier de Flacourt, jadis aménagé en logement, n'a plus ses trous de boulins destinés au logement des volatiles. La lucarne du toit sert à l'origine à leur envol. L'élevage des pigeons est sous l'Ancien Régime un privilège seigneurial. Le propriétaire en tire deux bénéfices, outre la viande, les plumes et le guano, engrais particulièrement fertile. Cette ferme seigneuriale dépendait du prieuré.

    plan2

    IMGP3785colombier_flacourt_1_

    IMGP3768

    IMGP3784

    3.Le château fort"de Boinvilliers":

    Le village fut fondé au XIVe siècle, par l'installation d'un monastère dans les collines avoisinantes, d'un ordre catholique. En 1312, un bourgeois de Mantes, Mathieu Brisart de Wismes, propriétaire d'un manoir à Boinvilliers, cède celui-ci à la reine douairière Marie de Brabant. Sept ans plus tard, celle-ci en fait don au chapitre de Notreriche bourgeois originaire de -Dame. Aux XIVe et XVe siècles, presque toute la seigneurie de Boinvilliers appartient à l'église de Mantes. Elle est acquise au milieu du XVIe siècle par Jean Arnoul, Dammartind'Henri IV la confirmation de . À la fin du XVIe siècle, sa fille Marguerite apporte ses terres de Boinvilliers en dot à son second mari, Jacques Brèthe, homme de robe habile qui obtient en 1596 la moyenne et basse justice pour ce fiefcinquante feuz, tous pauvres gens . À la même époque, le contrôleur des aides à Mantes écrit que « ledict village de Boynvilliers (') se compose de quarante-cinq ou »seigneurie de Magnanville. . En 1732, la seigneurie est acquise par Charles Savalette, financier agrandissant son domaine en achetant toutes les terres qui touchent, de près ou de loin, à sa nouvelle Boinvilliers appartient ensuite aux Boullongne de Prenainville. La quasi-totalité du territoire de la commune dépend du domaine des seigneurs de Boinvilliers.

    boinvilliers

    Les armes de Boinvilliers se blasonnent ainsi : D'azur au sautoir d'or accompagné de quatre roses d'argent.

    boinvilliers_2_

    3-1) L’enceinte

    IMGP1006

    IMGP1009

    IMGP1010

    3-2) La tour d'enceinte

    L'ancien château de Jean Arnoult et des Brèthe est démoli en 1842. Ses fossés demeurent visibles jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. La grande ferme attenante, construite en meulière locale, date des premières années du XVIIe siècle. Seule la tourelle d'angle, au sud, coiffée en poivrière et sommée d'un pot en guise d'épi de faitage, subsiste du manoir de 1596. La base de la tour est percée de trois meurtrières. Ce dispositif défensif est dû au contexte politique du XVIe siècle. En 1596, les guerres de Religions opposant catholiques et protestants se terminent. Mais, le climat est encore à l'insécurité, ce qui justifie l'aménagement de structures défensives comme celles-ci. Je pense que la tour date de la fin du moyen âge (vers 1460) aux vues de ses canonnières plutôt rustiques pour du XVIs.

    chateau_tourelle_dangle_boinvilliers2IMGP1013 IMGP1019

    IMGP1029IMGP1027

    3-3) La porte

    Côté village, l'entrée de la ferme comprend un portail à trois portes en plein cintre (XVIIs). Deux portes piétonnes, dont l'une est aujourd'hui condamnée, encadrent la grande porte charretière. La porte piétionne de gauche pourrait datée de la fin du moyen comme une partie de l'enceinte (voir photos jointes à l'article).

    ferme_portail_boinvilliers_1_

    IMGP1003IMGP1001

    4.Le château fort"de Goussonville":

    Goussonville est cité dans une charte donnée en 832 par l'empereur Louis le Débonnaire, au sujet de redevances perçues par l'abbaye de Saint-Denis. La tradition locale fait état d'une ancienne forteresse du comte Galeran de Meulan, construite sur un point culminant de la commune dominant la vallée de Senneville et le chemin de Mantes, le Château Lourdon. De 1426 jusqu'à la veille de la Révolution, la seigneurie de Goussonville appartient à la même famille de Hallot, probablement par l'entremise d'une alliance avec les Hargeville, puissants dans la région. C'est à eux que Goussonville doit son château, l'embellissement de son église, et surtout le lavoir-abreuvoir édifié pour l'amélioration de la distribution d'eau aux habitants. Le dernier comte de Hallot, officier aux Gardes françaises, vend sa terre en 1786 à un provençal, le comte de Séran. Il reste de ce puissant château fort, une enceinte basse à contreforts et de vastes caves (XIV - XVs!!).

    goussonville

    Les armes de Goussonville se blasonnent ainsi : Burelé d'argent et de sable, à la barre brochant d'or chargée de trois annelets du second

    goussonville_1_

    4-1) Le site

    Le château de Goussonville est composé de deux grands corps de logis accolés, situés au long d'une cour en terrasse dominant les jardins. L'ancien château, bâti sans doute par Jean II de Hallot dans le second tiers du XVIIe siècle, est un bâtiment en longueur. Un siècle plus tard, il est prolongé vers le nord-est et doublé d'un second corps de logis accolé au précédent et situé en contrebas ; le nouveau château est flanqué à son extrémité d'un pavillon. Ambroise de Hallot est probablement l'initiateur de cette deuxième campagne de travaux. Les contreforts de l'ancien château du XVe siècle existent encore. Le château est maintenant une clinique cardiologique et maison de repos.

    chateau_goussonville_2_

    Goussonville_clinique01_1_

    5.Index et bibliothèque

    Posté par trajan_dece à 22:17 - Commentaires [1] - Permalien [#]
    26 janvier 2010

    Parcours Santé dans l'Aisne des Forts

    Hoyé, hoyé brave gents,

    membres actuels et futurs

    nous allons vous faire découvrir

    l’Aisne « Castral »

    en 8 parcours découvertes :

    1) Laon et le Loannois :

    - Abbaye Saint Nicolas et le Tortoir.

    - Laon.

    - Presles et Thierny, le château de Presles.


    2) La fierté des seigneurs de Coucy :

    - Coucy et la Moyembrie.

    - Saint Gobain et sa verrerie royale.

    - Marle le plus haut.

    - Quierzy et Charlemagne.


    3) Le royaume des ducs de Guise :

    - Guise et son donjon.

    - Beaurevoir et Jeanne d’Arc.

    - Vervins et les églises fortifiées de la Thiérache.


    4) Villers Cotterêts et sa renaissance :

    - Le Château Philippien à Villers Cotterêt.

    - La ferme fortifiée de la Noue.

    - Saint Pierre Aigle et son manoir abbatial.

    - Valsery et son abbaye.

    - La Ferté Milon et l’inachevé.

    - Le donjon de Droizy ou le mauvais goût.


    5) La route de la Marne :

    - Bazoches sur Vesles, la fin.

    - Braine et sa Folie.

    - Passy en Valois.

    - Cramaille.

    - Berry au Bac.

    6) La Carcassonne de l’Aisne :

    - Château Thierry.

    - Oulchy le Château.

    - Nesles en Dôle.

    - Fère en Tardenois.


    7) Les édifices de l’oubli :

    - Armentières sur Ourcq.

    - Ambleny.

    - Pernant.

    - Marizy Saint Mard.

    - Cerny les Bucy.

    - Ville Savoye.


    8) La Route des abbayes :

    - Longpont et son abbaye.

    - Septmons.

    - Saponay.

    - Vierzy.

    - Vic sur Aisne.

    Posté par trajan_dece à 21:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]