Bonnières sur Seine et Rolleboise, le Mantois Tome I
ROLLEBOISE & BONNIERES sur SEINE
Le Mantois, Tome I
I Situation géographique :
II Contexte géopolitique et historique :
Rolleboise est une commune riveraine de la Seine, située sur la rive gauche du fleuve dans la convexité d'un méandre, à 10 km à l'ouest de Mantes-la-Jolie. Elle est limitrophe de Bonnières-sur-Seine à l'ouest, de Freneuse et Méricourt au nord et de Rosny-sur-Seine au sud. À l'est, elle est séparée par la Seine de Guernes. En 1364, Bertrand Du Guesclin assiège les Anglais à Rolleboise pendant 6 mois et par ruse arrive à prendre le donjon de Rolleboise, les mercenaires du roi d'Angleterre qui rançonnaient les bateaux entre Rouen et Mantes sont obligés de fuire. Le château est rasé sur l'ordre de Charles V. Rolleboise est une possession des Mauvoisins puis des Trie avant l'occupation anglaise du XVe siècle. Cette période est marquée par une très forte hausse de la mortalité en Normandie de l'ouest qui perd 50 % de sa population par la peste, la famine et les guerres. Au XVIIIe siècle, Rolleboise est le point de départ d'une Galiote fluviale de 89 places halée par quatre chevaux, qui transporte les voyageurs jusqu'à Poissy. En 1843 est inauguré le tunnel ferroviaire qui permet la liaison Paris - Rouen en traversant le coteau de la commune. Rolleboise inspire William Turner et Camille Corot, puis Maximilien Luce. Son panorama et son organisation urbaine autour de l'ancienne motte castrale font du « village des peintres » un endroit touristique.
La commune de Bonnières-sur-Seine se trouve dans le nord-ouest des Yvelines, à quinze kilomètres environ à l'ouest de Mantes-la-Jolie et à onze kilomètres au sud-est de Vernon (Eure). La ville est construite en bordure de la Seine, sur la rive gauche du fleuve et dans la concavité d'un méandre. Le nom de Bonnières pourrait venir d’une déformation de l’ancien mot « bonnaire » qui signifie avenant, ou du vieux français « bonne » utilisé à la place de « borne ». L’origine la plus probable serait le nom « bonnier » qui est une ancienne mesure agraire. Le site de Bonnières sur Seine, formé en réalité de différents centres de population entre les hauteurs et le fleuve, évolue ensuite de façon disparate. Les invasions normandes et leurs campements tout proches obligent les habitants à chercher refuge près des ouvrages fortifiés du Mesnil-Renard du IXe au XIe siècle. Comme l'ensemble du canton placé à la frontière des deux grandes provinces d'Île-de-France et de Normandie, cette terre n'est pas épargnée par les guerres franco-anglaises. Des seigneurs du nom de Robert du Mesnil-Renard sont sités au XIIIs, le château fut pris par Henri I Beauclerc en 1118 et démoli en 1188 par Henri II lors de son attaque sur Mantes. Repris par Duguesclin après la bataille de Cocherel et la prise de Rolleboise, les seigneurs d'origine du lieu s'éteignir en 1458. Le château devient par la suite la propriété des Mauvoisin. Après le démembrement de la seigneurie du Mesnil-Renarden 1709, Bonnières-sur-Seine relève corrélativement de Rosny et de la puissante tour de La Roche-Guyon (famille de la Rochefoucault).
Les armes de Bonnières-sur-Seine se blasonnent ainsi : d'azur à la fasce d'or, chargée de trois quintefeuilles de gueules, accompagnée de trois croisettes d'or.
III Plan des lieux :
En cours de réalisation
IV Descriptif du site:
1.Le château fort de Rolleboise:
1-1) Le site
Le site du château se situe dans une propriété privée sur un coteau dominant le village établi en contrebas. Il se compose d'une motte castrale d'environ 15 m de diamètre pour 8-10m de haut et de murs d'enceinte actuellement non datable (car réutilisé comme murs de cloture) mais pouvant correspondre à une enceinte haute.
1-2) Les fossés
1-3) La motte castrale
1-4) Les remparts
1-5) La bayle et la chapelle castrale
1-6) Les remparts urbains
2.Le château fort de Bonnières sur Seine "le Mesnil Renard":
2-1) Le site
Le village est initialement situé sur la hauteur, au lieu-dit le Mesnil-Renard, à 2 kilomètres de Bonnières-sur-Seine. Dans cette ancienne seigneurie subsiste la tour fortifiée d'une construction féodale ruinée pendant la guerre de Cent Ans puis les guerres de Religion (donjon détruit à la mine). Datant du XIe siècle, cette tour communique avec la Seine par un souterrain. Ces labyrinthes troglodytiques, sujets de légendes, semblent foisonner en raison des nombreuses invasions que subit la région et de sa singularité géologique qui se retrouve dans les réseaux de grottes aménagées sur la falaise calcaire le long de la Seine. Ces chemins souterrains ne sont cependant pas retrouvés lors des fouilles archéologiques. De ce château fort, il reste une motte castrale, un donjon roman ruiné (2 côtés), la base d'un mur d'enceinte, le reste de fossés autour de la motte et d'un cour dans laquelle il reste des morceaux d'architecture pouvant correspondre à un logis (ou une chapelle).
2-2) Les fossés
2-3) La motte castrale
2-4) Les remparts
2-5) Le donjon roman
Tour carrée d'environ 11m de côté (11,30 x 9,75 exactement) qui comportait 2 niveaux sous plancher, sa base est prise dans une motte entourée de fossés. Les murs sont constitués de blocage en silex noyé dans un mortier rose dont le parement a été arraché. Ces murs (conservés sur 2 côtés) haut d'environ 8m sont épais de 1,95m.
2-6) Les logis
3.Index et bibliographie:






























