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Forteresses France
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21 novembre 2009

Aubusson

Vue aérienne de la Forteresse : Château du Chapitre

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Carte Topo IGN (Clichés Géoportail)

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Physionomie du site :

Le fief est situé au carrefour de voies antiques importantes qui ont favorisé son implantation, notamment la voie de Saintes à Clermont.

Le site castral est érigé sur l'éperon rocheux dit du Chapitre. Le donjon et son enceinte suivent le relief au nord et au sud de l'ensemble.

Historique :

Au XIe siècle, un château est élevé par les Vicomtes d'Aubusson sur l'emplacement d'un Castellum romain, situé sur l'éperon rocheux.

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Les Vicomtes d'Aubusson seraient peut être issus de la lignée des Vicomtes de Limoges, dont la zone d'influence est plus à l'Ouest.

En tout cas, au XIIIe siècle, les sires de Lusignan, alors comtes de la Marche, réunissent la Vicomté à leur immense territoire.

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Le donjon, daté du XIIe siècle, est de plan quadrangulaire (11 m de côté). Sont conservés les murs sud et ouest sur 10 m de haut.

L'édifice repose sur un soubassement plus large sur lequel prennent appui des contreforts plats, au nombre de quatre par face.

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(Photos Internet : www.limousin.environnement.gouv.fr)

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20 novembre 2009

Crocq

Vue aérienne de la Forteresse : Château du Dauphin d'Auvergne

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Carte Topo IGN (Clichés Géoportail)

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Physionomie du site :

Le fief est situé sur le versant sud du Puy de Rochat. Il est traversé par la Tardes, affluent de la rive gauche du Cher.

De l'esplanade du château, vous pouvez apercevoir les Monts d'Auvergne, le plateau de Millevaches et les Combrailles.

Historique :

En 1102, le comte Guillaume VI d'Auvergne part en Terre Sainte avec ses vassaux d'Auvergne. Il participe notamment au siège de Tripoli.

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Vers 1145-47, Guillaume VI le Jeune, petit fils du précédent, alors qu'il est en Terre Sainte, se voit déposséder de ses états par son oncle.

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Marié à la fille du comte de Viennois (et d'Albon), surnommé Dauphin, il est le fondateur de la lignée des Dauphins d'Auvergne.

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Vers 1190, Robert Dauphin, fils du précédent, débute la construction du château, qui contrôle alors la route Clermont-Limoges.

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En 1196, il soutient Richard Coeur de Lion contre Philippe Auguste. En 1209, il sera dépossédé de ses domaines par le roi de France.

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(Photos Forteresses Olivier N.)

13 novembre 2009

Douville sur Andelle

Vue aérienne de la Forteresse : Château du Hiboux

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Carte Topo IGN (Clichés Géoportail)

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Historique :

Les origines du fief se perdent dans la nuit des temps. De cette époque lointaine nous est parvenu le nom du premier possesseur des lieux, un certain Doton (Dotonis Villa).

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Toute proche, la place forte ducale de Pont Saint Pierre défend l'Andelle dès le XIe siècle, confiée à des fidèles lieutenants de Guillaume le Conquérant, les comtes de Breteuil (sur Iton).

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Dans la deuxième partie du XIIe siècle, les places fortes de Douville et de Radepont semblent appartenir à un seul et même seigneur, probablement de la lignée des Beaumont Meulan.

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Durant le règne de Jean Sans Terre, vers 1202-1203, Philippe Auguste s'empare de nombreux châteaux de la région, tels Radepont et Douville, confiés dès 1203 au sire Etienne de Longchamps.

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Etienne de Longchamps, seigneur d'origine normande et ancien fidèle vassal du duc Richard, était devenu un proche du roi France, détestant le roi Jean. Il meurt en 1214 à Bouvines.

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(Photos Forteresses Olivier N.)

10 novembre 2009

LES NOUVEAUTES 2010

 Visites guidées costumées, repérages, fêtes médiévales...

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Visites Guidées Costumées :

- Sur les traces des Beaumont, Grands Chambriers de France

Samedi 10 Avril 2010

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- Sur les traces des Montmorency, Grands Connétables de France

Dimanche 28 Mars 2010

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Repérages sur Sites :

- Vallée de la Seine

Dimanche 14 Mars 2010

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- Vallée de l'Oise

Dimanche 14 Février 2010

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Fêtes Médiévales :

- Montmagny (Val d'Oise)

Dimanche 28 Mars 2010

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- Montfort-sur-Risle (Eure)

Dimanche 21 Juin 2009

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- Verneuil-sur-Avre (Eure)

Dimanche 31 Mai 2009

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15 septembre 2009

Neufmarché

Vue aérienne de la Forteresse : Château de la Nouvelle Marche

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Carte Topo IGN (Clichés Géoportail)

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Historique :

"Novo Mercato" (Nouvelle Marche) est citée dans les textes dès le XIe siècle. Cette étymologie provient du fait que le fief est traversé par l'Epte, rivière qui marque la frontière avec la France.

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Au XIe siècle, le premier seigneur des lieux est un certain Turquetil de Neufmarché, châtelain de la forteresse pour le compte des ducs de Normandie (mentionné dans les années 1040-1050).

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Geoffroy, fils du précédent, chassé par le duc en 1064, c'est à Hugues de Grandmesnil, l'un de ses plus fidèles vassaux, que Guillaume le Conquérant confie sa forteresse.

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Faisant suite à la conquête de l'Angleterre, l'un des fils de Geoffroy, Bernard de Neufmarché, se distingue en Angleterre dans la conquête des petits royaumes du Pays de Galles.

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Guillaume de Roumare, possessionné dans le nord de Rouen, est châtelain de Neufmarché en 1118, date à laquelle le roi duc Henri Beauclerc refortifie la place, notamment son enceinte.

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(Photos Forteresses Quentin B. & Olivier N.)

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6 novembre 2009

Paris - Le Louvre médiéval

Le Louvre de Philippe Auguste est édifié entre 1190 et 1202, afin de défendre l'enceinte urbaine à l'ouest, face aux menaces extérieures du Royaume de France, notamment du Duché de Normandie.

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Le donjon primitif est construit aux alentours de l'an 1200. C'est une grosse Tour de plan circulaire. Elle mesurait 32 mètres de haut pour 15 mètres de diamètre avec des murs de 4 mètres d'épaisseur.

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Une enceinte quadrangulaire de 77x70 mètres entoure alors le donjon, qui possède son propre fossé. Elle est renforcée par des tours de flanquement aux angles et au milieu des courtines.

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L'entrée se fait par un pont levis entre deux tours (photos ci dessous). Toutes les tours sont percées d'archères à ébrasement simple. Des bâtiments d'habitation complètent l'ensemble castral.

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La Salle Saint Louis, construite vers 1200, est l'unique vestige du corps de logis construit par Philippe Auguste. Cette salle de Justice sera voûtée d'ogive dans les années 1230-1240 (règne de Saint Louis).

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(Photos Forteresses Olivier N.)

6 novembre 2009

Paris - Enceinte Urbaine (Rue Charlemagne)

La construction de l'enceinte Philippe Auguste sur la rive droite débute dès 1190, année où le roi part en Terre Sainte, suivie à partir de 1200 de sa réplique sur la rive gauche (rue Clovis notamment).

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A l'angle des rues Charlemagne et des Jardins Saint Paul se trouve le fragment le plus long et le mieux conservé de cette enceinte qui englobait la rive droite (près de 70 mètres de large).

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Les trois premiers clichés nous montrent les vestiges de la poterne Saint Paul, une des entrées de la ville. Y est toujours visible un fragment de la Tour Montgomery qui flanquait cet accès.

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Cette courtine, qui relie les deux tours distantes d'environ 70 mètres, mesure toujours près de 8 mètres de haut. Il faut s'imaginer le chemin de ronde le surplombant un ou deux mètres plus haut.

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Remarquez le flanquement de la courtine par cette tour circulaire qui permettait à une époque où les armes à feu n'existait pas encore (arcs et arbalètes seulement) de réduire au maximum les angles morts.

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(Photos Forteresses Olivier N.)

6 novembre 2009

Paris - Enceinte Urbaine (Rue Clovis)

En 1190, avant son départ pour la Troisième Croisade, Philippe Auguste demande aux habitants de contribuer à la sécurité de la ville par la construction d'une muraille d'environ 5 km, achevée vers 1210.

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Cette courtine, haute de dix mètres, est couronnée d'un chemin de ronde crénelé et percée d'une dizaine de portes. Elle se voit notamment bornée à l'ouest par la forteresse du Louvre.

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Au XIIIe siècle, elle englobe les 250 hectares de la capitale du royaume de France. Désormais le Palais, le Trésor et les Archives s'y trouvent fixés à demeure, même si le roi n'y réside pas toujours.

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La construction de cet immense ouvrage va permettre de réunir la Cité (quartier religieux, administratif et judiciaire), la Ville (pôle économique rive droite) et l'Université naissante (rive gauche).

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La courtine fait 3 mètres d'épaisseur à la base, entre 9-10 mètres de hauteur. A l'époque, elle est flanquée de tours de 15 mètres de haut tous les 70 mètres, assurant ainsi une protection optimale.

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(Photos Forteresses Olivier N.)

21 octobre 2009

Avrilly

Vue aérienne de la Forteresse : Donjon

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Carte Topo IGN (Clichés Géoportail & ViaMichelin)

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Historique :

Au XIe siècle, les comtes d'Evreux sont les suzerains d'Avrilly, que possèdent collectivement Robert Louvel, sire de Bréval  et vassal de Guillaume de Breteuil, et un certain Hugues d'Avrilly.

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Vers 1090, Robert Louvel donne son domaine d'Avrilly à l'abbaye Saint Taurin d'Evreux. Frappé d'une terrible maladie, il finira ses jours moine à l'abbaye du Bec.

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En 1087, Ascelin Goël, fils du précédent, commande l'avant garde de l'armée ducale au siège de Mantes, qui verra Guillaume le Conquérant être grièvement blessé, puis mourir de ses blessures.

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Vers 1180 apparaît le sire Herbert d'Avrilly. En 1199, Philippe Auguste s'empare du comté d'Evreux, et par là même de la forteresse d'Avrilly, défendant le comté au sud.

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En 1200, après le Traité du Goulet, le roi Philippe Auguste, se trouvant à Evreux au mois de Juillet, rend les forteresses d'Ivry la Bataille et d'Avrilly à son seigneur Robert d'Ivry.

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(Photos Forteresses Olivier N.)

19 septembre 2009

Etrépagny

Vue aérienne de la Forteresse : Château du Bayle

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Carte Topo IGN (Clichés Géoportail)

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Historique :

Au VIIe siècle, le fief est cité pour la première fois dans un acte du roi Mérovingien Clotaire II. Son fils, le très célèbre roi Dagobert, aime venir y chasser et profiter de son Palais.

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Dans la deuxième moitié du XIe siècle, le fief est tenu par un certain Roger, dont la fille Agnès va épouser le très influent Guillaume II Crespin, châtelain de Neaufles et de Dangu.

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Vers 1158-1160, Henri II Plantagenêt fait renforcer la place après s'en être emparé, ceci à la suite d'un contrat conclut avec le roi Louis VII le Jeune concernant le mariage de leurs enfants respectifs.

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Le mariage concernait Henri le Jeune, frère aîné de Richard Coeur de Lion, et Marguerite de France, demi soeur de Philippe Auguste, âgés respectivement de cinq et deux ans.

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La seigneurie (ou plutôt châtelainie) restera dans la famille Crespin (originaire à l'origine du Bec Crespin) durant de nombreux siècles après l'annexion de la Normandie par l'autorité royale.

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(Photos Forteresses Olivier N.)

4 septembre 2009

Bézu Saint Eloi

Vue aérienne de la Forteresse : Tour de la Reine Blanche

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Carte Topo IGN (Clichés Géoportail)

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Historique :

En 691, Bézu Saint Eloi est cité pour la première fois dans un jugement du Mérovingien Clovis III, qui maintient la possession de cette terre à un diacre de l'abbaye de Saint Denis.

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En 1120, Gilbert de Bézu figure comme témoin dans une charte de Thibaut Payen, dit de Neaufles, châtelain de Gisors jusqu'en 1109, année où il se voit révoqué.

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En 1183, Gilbert II, fils du précédent, figure comme témoin dans un acte du sire Jean de Gisors, possessionné dans la région vexinoise, notamment à Chars.

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Au XIIe siècle, Jean de Gisors, que l'on dit avoir encontré Thomas Becket à Gisors en 1169, fonde la ville de Portsmouth en Angleterre, et possède des manoirs dans le Sussex et dans le Hampshire.

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En 1188, il aurait été nommé Grand Maître du Prieuré de Sion... Ce qui est certain, c'est qu'en cette fin de XIIe siècle, il possède en partie le fief de Bézu Sain Eloi.

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(Photos Forteresses Franck F. & Olivier N.)

11 février 2010

Le bas Prunay et sa tour sarrasine

Le BAS-PRUNAY

Tour Forte du XIs aux origines incertaines

BULLION - La CELLE les BORDES- SONCHAMP

La région entre Montfort et Rochefort tome IV

I Situation géographique :

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II Contexte géopolitique et historique :

La commune de Prunay-en-Yvelines se situe à environ 15 km au sud de Rambouillet et 49 km au sud-ouest de Versailles. Le territoire est très étendu et regroupe la paroisse de Craches, Labbe, Marchais-par-Fond, Gourville, La Chapelle, Villiers-Landoue, la ferme de Presles et la paroisse de Prunay.

L'origine du Prunay de son nom vient du latin prunetum, "pays des prunes". Mentionné depuis le 11è siècle, Le nom de Prunay, sous la forme de Prunetum apparaît en 1162, mais le village existait depuis longtemps, puisqu'une église à une seule nef était déjà présente.

En 1148 Galeran II, époux de Agnès de Montfort, part pour la croisade avec le roi de France Louis VII. Agnès fait le vœux de construire 17 églises sur les comtés de Montfort et de Meulan si son époux revient de Terre sainte. Au retour de son époux, elle tient parole. Un important clocher octogonal, à base carrée vient compléter l'église. Il est contemporain du clocher sud de la cathédrale de Chartres. Prunay est cité en 1255 dans un cartulaire de la léproserie du grand Beaulieu signalant l'abandon des biens détenus par Gérard de Prunay au profit de la maladrerie. Jean Balu est seigneur de Prunay en 1415. Au XVIe siècle, la seigneurie appartient à la famille Poncet de La Rivière. En 1546, les moines célestins d'Esclimont construisent un couvent, et une maison forte est édifiée en 1554, au milieu du domaine monacal de Gourville, pour protéger ses habitants des Normands et assaillants du Sud. Le château des Faures, édifié sur le domaine des Poncet de La Rivière et ancienne résidence des comtes d'Ablis, devient la propriété de la famille La Rochefoucauld au XIXe siècle. Il est partiellement démoli en 1843.

Les armes des Montfort se blasonnent ainsi : D'azur au lion à la queue fourchée d'argent

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III Plan des lieux :

En cours de réalisation

IV  Descriptif  du site:

1.Le PRUNAY en Yvelines

1-1) Le site

La tour du bas Prunay fait partie d'un système de défense édifié vers 1060 et marque la limite entre les terres de Gourville, dépendant des moines de Chartres et celles de Prunay, vassales des seigneurs de Montfort. La dénomination de « Tour sarrazine » n'est justifiée que par sa forme carrée à la base.

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1-2) Le château fort du Bas-Prunay

Les vestiges d'une tour forte en moellons sont probablement à ceux d'une fortification du XIe siècle. De nombreuses hypothèses sont émises quant à la nature et la date de construction de cette tour carrée aux angles arrondis. En effet, il est étonnant de trouver une tour de guet défensive dans un creux et non sur une hauteur. Cela laisse supposer qu'elle n'a peut-être pas été construite à des fins militaires. Les restes d'enceinte, de logis, d'une porterie et d'une tour sont également les signes d'un château fort élevé par les Montfort comme limite de frontière. En comparaison on peux le mettre dans la même catégorie que Houdan (Vigie contre la Normandie) comme une caserne vigie contre la beauce (Epernon, le Puiset etc...).

a) L'enceinte

L'enceinte comme la tour pourraient daté d'une reconstruction au XIIIs.

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b) L'arc de décharge

Arc de passage d'un ancien rû ou renforcement de la maçonnerie ??

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c) La porterie XVs

Cette porterie du XVs ressemble beaucoup à celle de la maison forte de Gourville. Elle est composé (en belles pierres de taille) d'une porte piétonne et d'une porte charretière.

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d) La tour d'enceinte

Cette tour pourrait faire partie de part sa position à un ancien châtelet d'entrée du XIIIs, composé initialement de 2 tours circulaires.

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e) La tour maîtresse XIs dite "Sarrasine"

Cette tour de forme carrée à des angles arrondis par soucis d'économie et ainsi éviter l'emploi de contreforts circulaires dont les rôles sont similaires. Ces murs sont du XIs (construction des comtes de Montfort), mais a été refaite au XVs, les fenêtres ou fentes de jour ont été remplacé par des meneaux simples.

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f) Les logis

1-3) Le Manoir du Haut-Prunay??

L'église de Prunay Saint Pierre et Saint Paul (XII-XVs) est un édifice roman à nef unique, terminé par un chevet plat. Le clocher octogonal est édifié par Agui de Montfort. Il est contemporain du clocher sud de la cathédrale de Chartres. La guerre de Cent Ans épargne l'édifice, malgré la présence dans les environs des « Grandes Compagnies ». Le clocher à flèche de pierre, rare dans le sud des Yvelines, abrite une des cloches les plus anciennes du département. Elle est dédiée à saint Pierre et a été fondue en 1584. Proche de cette église existe un vaste mur à contreforts plats, conservé sur 2 côtés, vestiges d'une maison forte ou d'enceinte urbaine ??

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2.BULLION

2-1) Le site

Tout au long de son histoire, la commune se trouve dénommée, selon les divers écrits, Bualo (615), Budalo (1085), Boolon, Boelon au XIIe siècle, Boeleium au XIIIe siècle, Boullon ou Boulon au XVe siècle (peut-être ne s'agit-il, pour certaines dénominations, que de simples coquilles de copistes). Le village est arrosé par la petite rivière dite de la Celle prenant sa source au-dessus de la Celle-les-Bordes et descendant par Bandeville, Saint-Cyr-sous-Dourdan, pour aller se jeter dans la Remarde, et pour le hameau de Moutiers par la petite rivière de Sainte-Anne, prenant ses sources dans les bois de Moutiers et dans la fontaine de Sainte-Anne à Moutiers". C'est ainsi que l'abbé Vitry, curé de Bullion, présente le village dans une note adressée en 1869 à la Société Archéologique de Rambouillet.

L'une des premières mentions de Bullion, apparait dans un testament de Bertrand, évêque du Mans, daté de 615. Sans doute, le hameau passa-t-il, comme la plupart des villages alentour, dans le domaine royal. Son histoire sera alors liée à celle de la région environnante et du pays d'Étampes qui, au début du Xe siècle, furent ravagés et totalement dévastés par Rollon et ses normands. En 911, le traité de Saint Clair sur Epte mettait fin à leur pillage et"les asiles"(donjons et châteaux) désormais inutiles servirent aux seigneurs contre le roi et le peuple; c'est le début de la féodalité rendue encore plus puissante par l'hérédité des fiefs. C'est ainsi que se constituèrent les seigneuries de Montfort puis de Rochefort en Yvelines. Dès le début du XIe siècle en effet, les Yvelines entraient en composition de trois domaines: celui des seigneurs de Montfort, celui du seigneur ou comte de Rochefort qui avait le sud-est de la forêt avec Rochefort et Saint Arnoult et beaucoup d'autres endroits situés en dehors des Yvelines à l'est et au nord de Rochefort, et enfin le domaine royal d'Yveline ou prévôté de Saint Léger. Le cartulaire de Saint Rémy des Landes, paroisse de Clairefontaine, dit ceci relativement au nom de Bullion:"Monseigneur de Bullion connu de tout le monde à cause de sa surintendance dans les finances de sa majesté, ne fut pas à peine seigneur de la Paroisse de Boullon qu'il en changea le nom et lui fit porter le sien et présent s'y est-il que personne ne l'appelle plus autrement". Bullion ne doit en effet son nom qu'à Claude de Bullion, originaire de Mâcon, qui, en 1611,se rendait acquéreur de la seigneurie de Boullon. Le 5 mars 1482, Jean de la Motte, écuyer, se trouve en possession de la terre et seigneurie de Boullon. Il avait pour femme Mathurine Lecomte. Le 6 septembre 1489, Jean de la Motte fit l'acquisition du fief, terre et seigneurie de Guédonne, paroisse de Bullion, de Jean Belin, tailleur en robes, demeurant à Paris, puis, le 22 décembre 1494, du fief terre et seigneurie de Longchêne, d'Antoine Davelluys, seigneur de Beauvilliers et de Longchêne, chambellan du Roy. Le 17 janvier 1495, il prend le titre de seigneur des Carnaux et de Boullon et meurt en 1509. La famille de La Motte, propriétaire du domaine de Boulon, s'allie à celles du Vandosmois et de Bueil. En 1600, la seigneurie revient au poète académicien Honorat de Bueil, disciple de Malherbe. Les arrières-arrières petites filles de Jean de la Motte, Marguerite et Sydoyne de Vendômois, devaient, par contrat passé devant Bideault, Notaire à Paris, vendre à Claude de Bullion, conseiller du roy, (garde des Sceaux, seigneur de Bonnelles et de Gallardon) la seigneurie de Boullon. Le 26 juin 1611,celui-ci acquiert donc le château, les terres et seigneuries de Boullon et des Carneaux avec haute et basse justice et devient Seigneur de Bullion, car c'est ainsi, selon la décision du nouvel acquéreur, que se nommera son nouveau domaine.La seigneurie devait appartenir à ses descendants jusqu'à la Révolution. Les titulaires en furent les Ducs d'Uzès à partir du mariage de Jean-Charles Emmanuel de Crussol d'Uzès, le 13 mars 1706, avec Anne-Marie-Marguerite de Bullion, arrière petite fille du conseillier du Roy. Les terres entrent dans le patrimoine des ducs d'Uzès, qui les conservent jusqu'en 1935. Au XIXe siècle, le manoir des Carnaux est transformé en ferme, celui de Ronqueux devient la propriété du général Digeon, puis d'Hendecourt en 1867, qui fait don d'un terrain pour la construction de la mairie et de l'école. Les autres propriétés à Bullion sont celles de la famille Bourbon-Baudoin, le domaine du Gué, et le rendez-vous de chasse de Moutiers, pied-à-terre du marquis de Crussol d'Uzès jusque dans le courant du XXe siècle. La famille Lehideux possèdait le château de Ronqueux et un manoir à Longchêne.

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Les armes de Bullion se blasonnent ainsi :
D'azur aux trois fasces ondées abaissées d'argent, au lion d'or issant de la première fasce.

2-2) Le manoir seigneurial des "Carnaux"

Le manoir fut habité par la famille de la Motte à partir de 1495. Il est probable que le manoir ait été construit bien avant eux. Les archives nationales parlent de : place forte formant à l’origine un quadrilatère presque régulier, flanqué de tours aux angles et entouré de murailles très épaisses protégées par des fossés d’environ 10 mètres de largeur. Le mot Carnaux signifie créneaux en vieux français, ce qui laisse penser que le nom du hameau viendrait de l’ancien manoir qui avait des aspects de place forte. Le manoir fut, entre autres, la résidence des seigneurs de Bullion et de la famille Crussol d’Uzès. Ancienne résidence des seigneurs de Bullion pendant plusieurs siècles, ces bâtiments sont transformés en ferme au début du XIXe siècle. Les bâtiments ont été restaurés au début des années 1990 par le propriétaire actuel. Ce vaste manoir des XIV-XVs est construit en grès et en meulière (pierre fragile et peu utilisé pour ce type de construction). Un grand et haut logis, flanqué d'une tour d'escalier et de 2 tourelles, domine une vaste cour encadrée par les étables et les granges. Un colombier, imposant et trapu, a été placé un peu en retrait, sans doute afin d'éviter aux propriétaires les désagréments causés par le bruit des volatiles. Des traces d'une vaste d'enceinte initialement munie de tours cerne le manoir.

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2-3) Le Prieuré Sainte Anne XI-XIIs

Cette chapelle constitue le vestige d'un prieuré bénédictin qui dépendait de Saint-Maur-des-Fossés. Elle aurait été dédiée à sainte Scariberge jusqu'au XVIIIe siècle. L'édifice, restauré récemment, garde des éléments anciens, tels des parties d'appareil en arêtes de poisson et des petits contreforts plats.

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2-4) Le château de Ronqueux

Le château de Ronqueux est en cours de restauration. L’édifice actuel avait été bâti en 1910, à l’emplacement d’un ancien château attesté à la fin du XVIIIe siècle.

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3.La CELLE LES BORDES, le château des "Bordes"

3-1) Le site

Appelé autrefois La Celle-en-Yveline (Cella Aequilina) ou La Celle-Saint-Germain ou La Celle-près-Cernay (XIIIs) et parfois La Selle, le village tient son nom du latin Cella qui désigne un oratoire ou monastère fondé au VIs à la demande de Saint Germain, évêque de Paris, par le roi Childebert Ier. Autour du petit couvent se forme une agglomération rurale qui s'appelle d'abord La Celle-Saint-Germain, puis La Celle-en-Yvelines, puis La Celle-les-Bordes. L'une des premières mentions de la localité figure dans une charte de Charlemagne de 774. Dans les années 800, un manoir, deux moulins et deux églises relèvent de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Du XI au XIIs, le village passe au second plan suite aux rivalités entre les seigneurs de Montfort et de Rochefort. Le premier sanctuaire, reconstruit en 1524, est dédié à saint Germain, et un second est dédié à saint Jean au XIVe siècle. Pierre de Harville achète le fief de La Celle en 1363, sous le règne de Jean le Bon, alors que rien ne subsiste du monastère fondé par Saint Germain, sa famille en restera propriétaire jusqu'au milieu du XVIIs (pendant plus de trois siècles). Le plus connu de la lignée est Claude de Harville qui à fait un riche mariage avec Catherine des Ursins et qui a joué le bon cheval sous Henry IV durant la guerre civile. Comblé des faveurs royales, Claude de Harville (†1636), marquis de Palaiseau, fait construire l'actuel château de La Celle vers 1580, qui en 1713, devient la propriété des Bourbons-Penthièvre, puis des Verneuil. Vers 1816, le marquis d'Alvigny, en épousant une demoiselle Verneuil, devient le nouveau châtelain. Son fils vend le domaine à Cibiel, membre de la Chambre de députés. En 1843, la duchesse d'Uzès y installe les trophées de chasse de l'équipage du Rallye Bonnelles. Quant au château des Bordes, il appartient à la famille Dumon-Marchal, qui crée dans le domaine un parc à sangliers.

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Au hameau de La Celle, face à l'église, se dresse le château de la Celle que la duchesse d'Uzès utilisait comme rendez-vous de chasse. Pierre Duplessis le décrit comme « un manoir d'Henri IV lambrissé de bois de cerfs ; les murs, les poutres et les salines y disparaissent dans l'enchevêtrement magique. Une nuit, invités par la duchesse, nous y vinmes lire, aux flambeaux, la légende de saint Julien l'Hospitalier ». En 1902, la Saint-Hubert est fêtée dans la cour. Le duc de Brissac, petit-fils de la duchesse, se souvient « d'un orme sur la pelouse entre le château et l'église âgé de 290 ans » ; l'arbre a été depuis abattu.

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Le château des Bordes est un ancien château fortifié dont il ne reste que les deux tours et l'entrée ainsi qu'un corps de bâtiment annexe.L'entrée du château, constituée d'un châtelet encadré par deux tours circulaires, témoigne d'une construction médiévale. À proximité, une grange et un colombier circulaire proviennent d'aménagements ultérieurs. Le domaine, qui s'étend jusqu'au hameau de La Celle-les-Bordes, est clos par un mur. Au XIXe siècle, un nouveau château, agrémenté d'un parc à l'anglaise, y est construit. On sait peu de chose du château des Bordes. On peut penser que c'est l'insécurité qui est à l'origine de la construction d'un lieu fortifié sur le rebord de plateau, facile à défendre et surveillant la plaine vers le nord. Il n'en subsiste rien hormis des éléments annexes: un corps de logis et la belle entrée cantonnée de 2 tours rondes qui se mirait naguère dans une mare. On sait qu' Alexandre des Bordes, parent de Guy de Levis, favorisa la fondation de l'abbaye Notre Dame de la Roche, et que Philippe des Bordes vivait au XIVs (sa femme est ensevelie dans l'église de la paroisse de La Celle).

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4.SONCHAMP

4-1) Le site

Le site de Sonchamp est occupé dès l'époque néolithique, comme en témoignent un gisement tardenoisien, industrie caractérisée par des petits outils de silex taillés géométriquement, dans le bois de Plaisance et des monnaies trouvées près de la Remarde, entre Sonchamp et le hameau de Pinceloup. Le nom de Sonchamp apparait en 1160 dans l'acte de fondation de l'abbaye de Saint-Rémy-des-Landes. Le cartulaire de l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire, dont dépend la seigneurie foncière de Sonchamp, signale en 1190 que Philippe Auguste abandonne les 3 setiers d'avoine qu'il percevait à Sonchamp sur un terrain acquis pour établir le cimetière. En 1201, la charte de Simon III de Montfort fait état des bois de Saint-Benoit, à proximité du bourg de Sonchamp. Les guerres de Religion n'épargnent pas la localité. Le 15 septembre 1701, le domaine cesse d'être la propriété de l'abbaye de Saint-Benoit et passe à Fleuriau d'Armenonville, marquis de Rambouillet. Sonchamp est l'une des communes les plus étendues du département. Elle intègre les anciens fiefs de Chattonville, Épainville, Chênes-Secs, Les Bordes, et Greffiers, dont la chapelle dépendait de l'abbaye des Vaux-de-Cernay, les hameaux et écarts, sur lesquels de nombreux manoirs sont érigés, en sont issus. De nombreuses fermes témoignent de l'activité agricole.

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Les armes de Sonchamp se blasonnent ainsi : Tranché de vair et d'argent, à une bande de sinople semée de mouchetures d'hermine d'or brochant sur la partition.

4-2) Le manoir d'Epainville

Cette demeure du XVIIs est construite à l'emplacement du manoir seigneurial détruit dans un incendie en 1599. Les quelques maisons groupées autour de celle-ci constituent le hameau d'Epainville, au milieu des champs.

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4-2) Le manoir de la Tourelle

Cette maison édifiée du XIe au XVIe siècle, serait la plus grande de Sonchamp, elle se distingue par sa tour hexagonale hors oeuvre. Cette dernière abrite un escalier à vis.

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4-4) Hameau: Butte des bordes

Ce jolie hameau devenu un lieu de résidense, à un nom évocateur et se situe à 500m au Sud de Sonchamp. A ma connaisance aucune histoire connue et pourtant à l'entrée du hameau, on trouve un tertre de forme ovale, en partie détruit par des champs agricoles. On discerne des vestiges de fossés (route actuelle) et à son sommet beaucoup de pierres de parement de bonne taille. Peut on y voir les restes d'un château fort ancien (XIs) ou un oppidum antique?, le mystère reste entier. Lors de ma visite, j'y ai trouvé des morceaux de Tégula à rebord (tuile plate Romaine) et des fragments de poterie noir grossière (de la Tène?).

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5.Index et bibliographie:

- Châteaux forts et féodalité en Ile de France du XI au XIIIs: André Châtelain - 1983.

- Le patrimoine des communes des Yvelines: FLOHIC - 2000.

- Guide DESLOGIS-LACOSTE "Yvelines" 78: Michel de le Torre - 1992.

- Le guide du patrimoine "Ile de France": J-M Perouse de Montclos - 1994.

- L'Ile de France des châteaux forts: Christian Corvisier - 2004.

- Ile de France Gothique 2 "les demeures seigneuriales": Jean Mesqui - 1988.

- Histoire de Neauphle le Château et de ses environs du XIs à nos jours: Alfred Prud'homme - 1902 (red. 1990).

- Un village nommé Breval: Georgette Aucher - 1979.

- L'Ile du fort de Meulan et petite histoire des rues de Meulan: Madeleine Arnold Tétard - 1997 et 2006.

- Mantes médiévale "la collégiale au coeur de la ville": Agnès Barruol & Nicolas Faucherre - 2000.

- Histoire de Mantes et du Mantois à travers chroniques et mémoires des origines à 1792: Marcel Lachiver - 1971.

- Donjons romans des pays d'Ouest: André Châtelain - 1973.

- Châteaux forts "images de pierre des guerres médiévales": André Châtelain - 1983.

- Châteaux et enceintes de la France médiévale, de la défense à la résidence, tome I "Les organes de la défense": Jean Mesqui - 1991.

- Châteaux et enceintes de la France médiévale, de la défense à la résidence, tome II "La résidence et les éléments d'architecture": Jean Mesqui - 1993.

- Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen en France: Charles-Laurent Salch - 1979 (red. 1987).

- Dictionnaire des châteaux de France "Ile de France": Yvan Christ - 1978.

- Demeures médiévales "coeur de la cité": Pierre Garrigou Grandchamps - 1999.

- Les Cisterciens: Julie Roux - 2003.

- Pour comprendre les monuments de la France: J.A. Brutails - 1997.

- L'héraldique: Claude Wensler - 1997.

28 novembre 2009

Bus Saint Rémy

Vue aérienne de la Forteresse : Château de Baudemont

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Carte Topo IGN (Clichés Géoportail)

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Historique :

Au XIe siècle, le domaine faisait partie des possessions de l'archevêché de Rouen, puis passa à des seigneurs particuliers.

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Au XIIe siècle, les sires de Baudemont occupent une place de choix dans le dispositif de défense de la frontière de l'Epte.

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A cette époque, sont mentionnés dans les textes, Geoffroy de Baudemont (en 1132), puis Goël de Baudemont (en 1145 et en 1177).

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Puis, c'est à Osbert de Cailly, en droit de sa femme, d'hériter des possessions des Baudemont, dans les années 1180-1200.

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En 1204, après la conquête de la Normandie par Philippe Auguste, le château est confié au sire Etienne de Longchamps.

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(Photos Forteresses Olivier N.)

29 novembre 2009

Château sur Epte

Vue aérienne de la Forteresse : Château Neuf

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Carte Topo IGN (Clichés Géoportail)

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Historique :

Vers 1087, c'est probablement à Guillaume le Roux, roi d'Angleterre, que l'on doit la fondation du château, face à Saint Clair sur Epte.

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Son frère Henri Beauclerc, devenu duc de Normandie en 1106, consolide les fortifications du site, exposé aux attaques françaises.

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Puis, à la fin du XIIe siècle, c'est au tour d'Henri II Plantagenêt d'y apporter sa griffe. Le donjon serait de cette époque.

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En 1196, le Traité de Gaillon, signé entre Richard Coeur de Lion et Philippe Auguste, permet au Capétien de récupérer le Vexin Normand.

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De 1196 à 1204, la frontière de l'Epte restera tout de même assez stratégique, de nombreuses places passant d'un camp à l'autre.

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(Photos Forteresses Olivier N.)

10 novembre 2009

L'ASSOCIATION FORTERESSES

Forteresses

Nos Visites :

Nous proposons et organisons des visites guidées thématiques de forteresses pour les groupes de + 10 personnes.

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Nos coordonnées :

- Mail : forteressesfrance@hotmail.fr
- Tel : 06.70.22.99.33

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Nos Tarifs :

- Scolaires : 4,00 € / enfant

(pour les classes de Cycle 3 : CE2 - CM1 - CM2)

- Particuliers : 6,00 € / personne

(sous réserve d'un groupe de plus de 10 personnes)

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Nos Forfaits :

Des forfaits sont envisageables pour les Comités d'Entreprises et les Professionnels du Tourisme.

Contactez-nous pour en savoir plus.

Mail : forteressesfrance@hotmail.fr

Tel : 06.70.22.99.33

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Nos Conditions de paiement :

Règlement en espèces ou par chèque bancaire à l'ordre de "Association Forteresses", à envoyer lors de votre réservation.

Association "Forteresses"

à l'attention de Monsieur NICOLAS Olivier

1, rue du Gros Chêne

95130 FRANCONVILLE

 

5 décembre 2009

Longchamps

Vue aérienne de la Forteresse : Château du Prieuré

LONGCHAMPS

Carte Topo IGN (Clichés Géoportail)

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Historique :

Le fief est situé à proximité de la forêt de Lyons, protégeant cette cité ducale en tant que poste avancé proche de la frontière.

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Au XIIe siècle, les sires de Longchamps sont de très proches vassaux des rois-ducs, tels Guillaume et Etienne de Longchamps.

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Guillaume de Longchamps est Chancelier d'Angleterre sous le règne du roi Richard. Il gouverne le royaume lors de l'absence de ce dernier.

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Etienne de Longchamps participe à la Croisade aux côtés de Richard Coeur de Lion, qu'il accompagne au siège de Saint Jean d'Acre.

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De 1191 à 1192, il est ainsi Gouverneur de Saint Jean d'Acre, puis à son retour de Terre Sainte est nommé Prévôt de Lyons la Forêt.

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(Photos Forteresses Olivier N.)

15 novembre 2009

Sorties Associatives 2009 : - NEUF-MARCHE (29/11)

Sorties Associatives 2009 :

- NEUF-MARCHE (29/11) (Quentin, Olivier)

Découverte du site castral. Que son propriétaire en soit remercié !!!

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- DOUVILLE-SUR-ANDELLE (12/11) (Franck, Olivier)

Ballade en bordure de l'Andelle, Repérage du site, Prises de vues

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- MONTFORT-SUR-RISLE (08/11) (en compagnie de J-C. BISSON)

Aperçu des travaux de consolidation effectué en 2009

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- LONGCHAMPS (26/09) (en compagnie de Bruno LEPEUPLE)

Explications techniques sur le château, Détails architecturaux

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- TILLIERES-SUR-AVRE (20/09) (Journées du Patrimoine)

Eglise paroissiale, Forteresse, Fouilles archéologiques

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- GISORS (18/09) (Conférence animée par Bruno LEPEUPLE)

Conférence sur les nouvelles approches architecturales du château

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- NEAUFLES-SAINT-MARTIN (01/08) (Quentin, Olivier)

Ballade en bordure de l'Epte, Prises de vues de la Tour

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- LE PUISET (11/07) (en compagnie de Thierry DUCHESNE)

Musée des Seigneurs du Puiset, Motte castrale

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- MONTFORT-SUR-RISLE (21/06) (Médiévale)

Médiévale, Saltimbanques, Vieux Château

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- VERNEUIL-SUR-AVRE (31/05) (Médiévale)

Médiévale, Tournoi, Remparts urbains

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- ROUEN (13/05) (Colloque organisé par Anne-Marie FLAMBARD)

Ville, Cathédrale, Tour Jeanne d'Arc

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- VERNEUIL-SUR-AVRE (11/04) (en compagnie de Régis BILLON)

Ville, Tour Grise, Abbaye Saint Nicolas

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31 octobre 2009

Clères

Vue aérienne de la Forteresse : Château du Parc

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Carte Topo IGN (Clichés Géoportail)

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Historique :

Au XIe siècle, le sire Osbern de Cailly plante sa bannière sur Clères, fondant la lignée des sires de Clères, possesseurs de la terre de Blainville aux XIe et XIIe siècles.

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C'est probablement Osbern qui, au milieu du XIe siècle, fait construire la motte castrale, puis son donjon, d'abord en bois, puis reconstruit en pierre au siècle suivant.

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En 1066, Guillaume de Cailly, fils du précédent, participe à la bataille d'Hastings. Il se voit attribuer des biens considérables dans le Norfolk et est ainsi à l'origine de la lignée en Angleterre.

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Au cours des XIe et XIIe siècles, les sires de Cailly sont mentionnés dans les textes au sujet de nombreuses donations en faveur de l'abbaye Saint Ouen de Rouen.

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Dans la deuxième moitié du XIIe siècle, Osbern II, surnommé FitzRoger, possesseur du château de Baudemont à la frontière de l'Epte, épouse la fille du sire Enguerrand de Préaux.

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(Photos Forteresses Olivier N.)

12 février 2010

Gazeran et Saint Léger en Yvelines, Montfort tome V

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Château fort de la forêt d'Yveline

SAINT LEGER- ORPHIN- RAMBOUILLET

La région entre Montfort et Rochefort tome V

I Situation géographique :

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II Contexte géopolitique et historique :

Vaste commune rurale, largement boisée, Gazeran est incluse dans le massif forestier de Rambouillet. La commune est arrosée par la Guéville, petite rivière, affluent de la Drouette, qui prend sa source dans le parc du château de Rambouillet.

Jusqu'au XIVe siècle, le fief de Gazeran relève du comté de Montfort. Un château fort, autour duquel s'est développé le village, est bâti au XIe siècle sur le rebord du plateau qui domine la Guéville. En 1053, Amaury Ier, comte de Montfort, donne l'église et le presbytère au prieuré de Saint-Thomas d'Épernon. Le nom de la Commune a évolué avec le temps. Ce fut d'abord Waswing, preuve d'implantation des Francs. Elle est devenue Waswinganum puis Gaseren, Gaserent, Gasserend, et enfin Gazeran. Gazeran s'abritait au pied d'un château fort qui constituait un élément du système défensif des Montfort qui fut actif au XIème siècle. Les seigneurs de Gazeran sont connus dès le commencement du XIème siècle dans la personne d'Adelilme. Ce dernier fit élever son fils Amaury par les moines de Saint Evroult (Saint-Chéron) sur le prix de la dîme de Puseolis. Ce fils, devenu prêtre, donna à sa mort cette dîme à Sainte-Marie de Maule en 1076 selon le témoignage d'Orderic de Vitel. Thierry de Gazeran, l'un des plus grands seigneurs de son temps suivait le cours de Louis le Jeune et signa la charte de commune accordée à la ville de Compiègne avec Guy le Bouteiller de Senlis et Anseau de l'Isle. Simon de Gazeran figura en 1181 comme témoin des deux chartes du prieuré de Brethencourt, délivrées par Simon III de Montfort. Il signa jusqu'en 1213 beaucoup de chartes de Simon III. Sa fille se fit religieuse à Yerres et il donna à l'abbaye le moulin de Gazeran comme dot. En 1209, Mainier de Gazeran prend comme cens l'abbaye d'Yerres ce même moulin de Gazeran pour 6 muids de seigle et redevance annuelle et 20 sous parisis par an. Mainier, seigneur de Gazeran notifie que son fils Simon de Gazeran, chevalier, et son épouse ont ratifié la donation faite aux Vaux de Cernay par Mathilde, femme de Mainier de 1 muid de blé à prendre sur sa grange d'Ossonville ou Ouarville (Eure-et-Loir). Mainier donna aux Moulineaux (ancien prieuré de Poigny) 1 muid de blé sur le moulin de Gazeran. En 1226, Mainier ne vivait plus, Simon de Gazeran, chevalier donna aux Vaux de Cernay un demi-muid de blé à prendre annuellement sur sa grange d'Ossonville à la Toussaint de chaque année. Simon de Gazeran fut le bienfaiteur dla 'un grand nombre d'abbayes et de prieurés. Pour terminer une vie consacrée aux bonnes oeuvres, il se croisa avec Saint-Louis et finit son existence en Terre Sainte en l'an 1270, même année que celle de la disparition de Saintdomaines -Louis. La famille Simon resta en possession de Gazeran. En 1307, le châtelain de la maison de Saint-Priest (Eure-et-Loir), propriétaire de vastes près de Tours encourut la disgrâce du chapitre de Notre Dame de Chartres pour avoir appréhendé au corps un homme que les chamoines disaient de la famille Simonacquiert la . En 1394, l'héritier de Gazeran porta grâce à un mariage cette châtellenie avec celle d'Ouarville à la maison de Prunelay ou Prunelé (ancien château disparu d'Eure-et-Loir), originaire des Portes, près d'Etampes et en reste propriétaire du domaine jusqu'en 1653. La terre passe ensuite aux mains des Béthune, puis est achetée en 1708 par le comte de Toulouse, qui l'annexe à son Rambouillet. Il cessa de l'habiter et utilisa les pierres pour construire les communs du château de Rambouillet, qui en façade associe des chimères à un décor de feuillages. Cet ornement, relativement rare dans le canton, est vraisemblablement un remploi. Sur les ruines fut rétabli le château actuel au début du XIXème siècle par la famille Hache.

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Blasonnement : De gueules à six annelets d'or posés 3, 2 et 1, au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or, à deux cotices ondées d'argent brochant sur le tout du chef.

III Plan des lieux :

En cours de réalisation

IV  Descriptif  du site:

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1-1) Le site

Le colombier XVIs est situé dans la bayle de l'ancien château, divisé par la route au XIXe siècle, dont la porte est surmontée d'une accolade de style flamboyant.

Cet édifice est construit au XIe siècle sur une hauteur qui domine le village par les premiers seigneurs de Gazeran, vassaux du comte de Montfort. Seul subsiste de ce site défensif l'ouvrage d'entrée bâti à la fin du XIIe siècle, qui constitue l'un des rares exemples de porte d'enceinte de type primitif. Il est constitué d'une tour carrée en saillie percée d'une porte équipée d'une herse et de vantaux. Un pont-levis est ajouté plus tard. Au XIVe ou au XVe siècle, les Prunelé font bâtir un logis, qui n'existe plus, et une tour d'escalier circulaire, restaurée au XIXe siècle.

1-1) La Bayle

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a) Le pigeonnier

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b) Les communs

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1-2) La Haute Cour

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a) L'enceinte

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b) La tour porte

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c) Les communs

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d) Les logis XVs

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1-3) La défense avancée

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a) La tour 01

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b) La tour 02

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2.ORPHIN

2-1) Le site

Le nom Orphin viendrait du germanique Ulfin, dans lequel ULF signifie Loup. L’orthographe n’en a pas toujours été le même. Les prêtres écrivent « Orphin » dans les actes de l’état civil du XVII siècle ; ceux du  siècle suivant orthographiant « Orfin » ; pendant la révolution on trouve indifféremment « Orfin » ou « Orphin » ; il en est de même pendant tout le premier quart de ce siècle, où l’on voit parfois les deux manières employées dans le même actes.  Ce n’est que vers 1830 que l’orthographe « Orphin » a prévalue sur l’autre forme.

Il n’existe non plus aucun vestige de la féodalité, bien que le château de Haut Orphin  passe pour les restes d’un ancien manoir féodal. Cette construction aujourd’hui transformée en exploitation agricole ou en maison de plaisance, se trouve sur le plateau qui domine la vallée, au milieu des bois qui l’entoure de tous les côtés sauf une clairière  qui permet à ses habitants de surveiller  l’ancien chemin de Rambouillet, dont il est éloigné de deux à trois cent mètres. Le fossé large de deux à trois mètres continuellement rempli d’eau,  et quelques tourelles, hautes de trois mètres environ, percées de meurtrières,  et placées dans le mur d’enceinte paraissent avoir donné lieu à cette tradition. L’importance de ce château s’il en fut un, n’a dû être que très secondaire et les constructions de l’époque ont complètement disparue depuis longtemps. Sainte Monégonde serait née à Orphin au VIe siècle, d'après Grégoire de Tours. L'identité des premiers seigneurs d'Orphin demeure inconnue. Les registres de l’état civil ne font nulle mention d’actes, baptêmes, mariages ou décès, se rapportant à des habitants de Haut Orphin, d’où l’on pourrait conclure  que la château a été longtemps inhabité ou n’aurait été bâti qu’en des  temps plus rapprochés.

Tout porte à croire au contraire qu’Orphin faisait partie du domaine des turbulents seigneurs de Gallardon dont il est éloigné de huit à neuf kilomètres. D’ailleurs, le bois placé entre Haute Maison et Cerqueuse porte encore le nom du bois de Gallardon. Probablement qu’après que le roi Robert 1er  eut rasé le château  de ce seigneur pour le punir de ses crimes, ce que le brave Dunois eut plus tard , réduit l’épaule à l’état où on la voit actuellement  pour en déloger les anglais qui s’y étaient réfugiés (guerre de cent ans) les seigneurs de Gallardon perdirent beaucoup de leur importance ; les domaines éloignés en furent détachés et cette dislocation donna naissance à plusieurs autres manoirs, car les actes de l’état civil du XVIIe siècle par le des seigneurs de Poyers et de Cerqueuse, même d’un Sieur De Poncé, président du parlement, seigneur des Faures, comte d’Ablis, demeurant à Orphin et témoin relatant le baptême d’une cloche dont il était le parrain. La famille d'Orléans possédait la seigneurie d'Orphin avant la Révolution.

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2-2) Le manoir du Haut Orphin

Des fossés et un mur d'enceinte entouraient ce château, probablement construit au XVe siècle, flanqué de tourelles percées de meurtrières. D'après une gravure de 1899, l'édifice était en ruine au XIXe siècle. Les bâtiments d'exploitation, ajoutés au XIXe siècle, ont disparu. Restauré au XXe siècle, le château conserve sa tour d'escalier.

a) Le pigeonnier

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b) La tour et l'enceinte

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c) Les logis

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d) La tour d'escalier

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2-3) Le prieuré

Une maison isolée, les nonnes, aujourd’hui transformée en habitation rurale et éloignée de près de deux kilomètres de toute autre habitation dans une dépression du sol qui en cache les bâtiments, parait d’origine très ancienne et nous rappelle, un ancien couvent de femmes.

- Une Tour au hameau de POYERS

3.SAINT LEGER EN YVELINES

3-1) Le site

La commune de Saint-Léger-en-Yvelines se trouve dans le centre des Yvelines, au cœur du massif forestier de Rambouillet, à 11 kilomètres au nord-ouest de Rambouillet, chef-lieu d'arrondissement et à 37 kilomètres au sud-ouest de Versailles, la préfecture du département.Le nom de Saint-Léger-en-Yvelines serait, selon certains historiens, lié au martyr de saint Léger, évêque d'Autun, assassiné en 678, qui aurait été noyé dans un étang de la forêt d'Yveline par son ennemi, Ébroïn, maire du palais de Neustrie et de Bourgogne.

Anciennement Sanctus Leodigarius, le château fort est une résidence royale de 987 à 1203. Cité importante au Moyen Âge, elle dépasse même Montfort-l'Amaury. Rambouillet à cette époque n'existe pas encore. Au cœur de la forêt d'Yveline qui appartient jusqu'au VIIIe siècle aux Mérovingiens (possession du roi Pépin le Bref en 768), puis aux Carolingiens, Saint-Léger, alors appelé Saint-Jean Baptiste, est récupéré pour le compte de la couronne par Hugues Capet en 987. Son fils au XIe siècle, Robert le Pieux y fera par la suite construire un château pour domaine de chasse. La citerne de la Muette, encore visible aujourd'hui, date aussi de cette époque. Fabriquée de pierre et de briques, elle alimentait le château en eau. Robert le Pieux fait également construire l'église en 1026, alors située dans l'enceinte du château pour une meilleure protection des attaques anglo-normandes. Cette défense est assurée par les places fortes de Montfort l'Amaury, d'Epernon, de Houdan élevées en partie sur l'initiative de Guillaume de Hainaut, à l'origine de la puissante maison des Montfort. En 1132, Louis VI fit une charte datée de Saint Léger, y contracta la maladie dont il mouru en 1137. Au XIIe siècle, le domaine est la propriété de Philippe-Auguste et le premier château digne de ce nom date de cette époque. En 1203, elle fut cédée à Amicie de Beaumont, comtesse de Montfort par Philippe Auguste. En 1206, Robert de Montfort fit construire l'église de Saint Léger dans la forêt d'Yveline. Après ce fut la croisade des Albigeois, et la mort de Simon IV de Montfort. Au début du XIIIe siècle, le territoire est récupéré par la comtesse Béatrice de Montfort. Elle y fait bâtir une aumônerie de 1 200 lits. Sa fille ainée, Yolande, récupère la partie du territoire du conté de Montfort où se situe Saint-Léger. La grande peste noir de 1348-1350 fit souvrir la région. En 1358, des bandes de pillard dévastèrent la région d'Yveline et Duguesclin les extermina en 1365. Les murailles du château furent relevés et on construisit le château fort de Rambouillet. En 1415, à la bataille d'Azincourt, Guillaume de Prunelé seigneur de Gazeran est tué (inhumé à la Celle les Bordes). A Grosrouvre, on se souvient encore du "camp des Anglais". Un écuyer, Jean Stanlawe, à la tête de 30 lances et de 90 archers à cheval, reçut l'ordre de démolir les places et forteresses de Saint Celerin, de Montfort, de Houdan, de Gambais, de Rambouillet et de Beyne. Le 13 juin 1434, la démolition des forteresses de l'Yveline semble un fait accompli.

En 1499, à la suite du mariage d'Anne de Bretagne et de Louis XII, le château de Saint-Léger réintègre le domaine royal et leur fille Claude, par son mariage à François Ier, la réunit au domaine royal en 1514. Il est ensuite confié par François Ier à André de Foix, qui commande la construction du haras afin d'y développer l'élevage des chevaux. En 1548, Henri II demande à Philibert de l'Orme de construire un nouveau château, dont il ne subsiste que quelques pierres, sur les vestiges du château médiéval. À cette époque, l'élevage de chevaux est pratiqué depuis des siècles dans la région et les Haras Royaux naissent au château. En 1667, à la demande de Louis XIV, le château est rasé et reconstruit plus loin, sur les bords de la Vegre. Louis XVI accorde au duc de Chevreuse, en 1692, la seigneurie pleine, entière et héréditaire sur le domaine de Saint-Léger et y resteront jusqu'en 1715. Puis, en 1706, la seigneurie est vendue au comte de Toulouse, qui l'intègre au marquisat de Rambouillet. Saint-Léger appartient ensuite successivement au duc de Penthièvre, à Louis XVI, qui l'achète en 1783, et à Napoléon à partir de 1805.

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Les armes de Saint-Léger-en-Yvelines se blasonnent ainsi : De gueules au chêne d'argent, au chef cousu de France moderne.

3-1) La Bayle

Le château fort, de dimension considérable, dans l'enceinte duquel était située l'église.Il faut distinguer ce château , de la maison que les seigneurs de Montfort tenaient du roi, probablement à cause de leur charge héréditaire de "Gruyer de l'Yveline".

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a) L'enceinte basse XIIs

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b) L'église XIIIs

3-2) La Haute Cour

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a) L'enceinte

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b) La motte castrale

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c) La tour

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d) Le bastion XVIs

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e) Les communs XVIs

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3-3) Le Château du Haras

Ce château-haras royal est édifié vers 1535 pour André de Foix, puis racheté en 1668 par Louis XIV. Celui-ci fait réaliser des travaux de restauration et d'agrandissement par Jean Fieve. Le domaine s'étend peu à peu : des fermes et des maisons consacrées à l'élevage des chevaux lui sont adjointes, de nouvelles terres sont achetées en 1672. En 1715, le haras est transféré en Normandie. Dans le relevé cadastral de 1830 seul subsiste le château, qui est détruit à la fin du XIXe siècle. Le portail, qui donne sur la route de Houdan, est le seul témoin du haras construit en 1540. La suppression de l'arc et le rehaussement de la chaussée ont modifié son aspect originel. Son ornement de brique et de pierre en damier est extrêmement rare dans le sud du département.

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3-4) La Maison Forte des Montfort

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4.RAMBOUILLET

4-1) Le site

Rambouillet est mentionné en 768 dans le document qui consigne la donation de la forêt d'Yveline par Pépin le Bref à l'abbaye de Saint-Denis. Au cours de la guerre de Cent Ans le château est pris et incendié. Le château est successivement propriété de la famille d'Angennes, de Fleuriau d'Armenonville, puis du comte de Toulouse et de son fils le duc de Penthièvre. Rambouillet devient ville royale grâce à Louis XVI, qui acquiert le domaine en 1783 et nomme le comte d'Angiviller gouverneur de la ville. Dès 1804, Napoléon décide de faire rénover le château. En 1811, Rambouillet devient sous-préfecture de Seine-et-Oise. Le premier château, fortifié, est construit vers 1370 pour Jean Bernier, conseiller de Charles V. Regnault d'Angennes, premier écuyer et Chambellan de Charles VI, acquiert le domaine en 1384. Après la guerre de Cent Ans, le château est restauré et agrémenté d'un parc. Selon la légende, François Ier y meurt en 1547. À l'époque de Jaques d'Angennes, en 1556, l'architecte Olivier Imbert réalise des aménagements d'inspiration italienne, notamment l'escalier et la salle de marbre du rez-de-chaussée. Fleuriau d'Armenonville devient propriétaire du château en 1699 et se consacre à l'embellissement du parc. Il fait notamment creuser des canaux et des bassins dans lesquels il fait aménager des iles. En 1704, le comte de Toulouse, dernier fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan, prend possession du domaine, où il accueille la cour. De nombreux travaux sont commandés à l'architecte Jacques Sarda. Le nombre des appartements est doublé grâce à l'ajout aux ailes anciennes de deux nouveaux corps de logis. Les deux ailes sont réunies par un mur d'appui en hémicycle surmonté d'une grille. Les fossés sont comblés, les ponts-levis supprimés et de nouveaux canaux creusés. Le duc de Penthièvre, fils du comte de Toulouse, vend Rambouillet à Louis XVI, qui complète les aménagements du parc et de la ville mais ne remanie pas le château. Une collection alors unique d'arbres exotiques est plantée : érable de Tartarie, vernis du Japon, pin de Virginie ou cyprès chauve de Louisiane. En 1804, séduit par le domaine malgré l'état d'abandon dans lequel il se trouve depuis 1793, Napoléon Ier charge l'architecte Auguste Farmin d'aménager le château en rendez-vous de chasse et maison d'habitation. La remise en état est achevée en 1807 et les canaux et étangs sont curés. En 1810, Farmin fait installer une salle à manger, une chambre supplémentaire, crée une salle de bain de style pompéien, classée en 1944, et aménage un long balcon extérieur réunissant les appartements de l'empereur à ceux de l'impératrice. En 1896, sous Félix Faure, le domaine devient officiellement résidence présidentielle.

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Les armes de Rambouillet se blasonnent ainsi :
Parti à senestre de sable au demi sautoir d'argent, qui est d'Angennes, mouvant de partition, à dextre tiercé en fasce, en un d'or au cerf contourné au naturel, en deux de gueules au bélier d'argent et en trois d'argent au chêne en sinople ; en abime : d'azur à trois lys d'or brisé d'un bâton péri de gueules, qui est de Bourbon, comte de Toulouse.

Le blason de Rambouillet évoque l'histoire et différents aspects caractéristiques de la ville.

La partie senestre (à gauche sur l'image) représente les armes (de sable au sautoir d'argent) des anciens seigneurs de Rambouillet, la famille d'Angennes, qui conserva le château pendant près de trois siècles.

La partie dextre (à droite sur l'image) évoque divers aspects de la ville, encore actuels :

  • le cerf représente le gibier de la forêt de Rambouillet, longtemps domaine de chasse royal puis national,
  • le bélier fait référence au troupeau de mérinos de Rambouillet importé d'Espagne par Louis XVI,
  • le chêne symbolise la forêt de Rambouillet elle-même.

L'écusson central est le blason de Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, fils naturel légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, qui acheta en 1706 le domaine et le château de Rambouillet où il est mort en 1737 (ce sont les armes de France chargées du bâton péri de gueules, symbole de bâtardise).

Ces armoiries auraient été créées par le secrétaire de mairie en 1887.

4-2) Le château

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5.Index et bibliographie:

- Châteaux forts et féodalité en Ile de France du XI au XIIIs: André Châtelain - 1983.

- Le patrimoine des communes des Yvelines: FLOHIC - 2000.

- Guide DESLOGIS-LACOSTE "Yvelines" 78: Michel de le Torre - 1992.

- Le guide du patrimoine "Ile de France": J-M Perouse de Montclos - 1994.

- L'Ile de France des châteaux forts: Christian Corvisier - 2004.

- Ile de France Gothique 2 "les demeures seigneuriales": Jean Mesqui - 1988.

- Histoire de Neauphle le Château et de ses environs du XIs à nos jours: Alfred Prud'homme - 1902 (red. 1990).

- Un village nommé Breval: Georgette Aucher - 1979.

- L'Ile du fort de Meulan et petite histoire des rues de Meulan: Madeleine Arnold Tétard - 1997 et 2006.

- Mantes médiévale "la collégiale au coeur de la ville": Agnès Barruol & Nicolas Faucherre - 2000.

- Histoire de Mantes et du Mantois à travers chroniques et mémoires des origines à 1792: Marcel Lachiver - 1971.

- Donjons romans des pays d'Ouest: André Châtelain - 1973.

- Châteaux forts "images de pierre des guerres médiévales": André Châtelain - 1983.

- Châteaux et enceintes de la France médiévale, de la défense à la résidence, tome I "Les organes de la défense": Jean Mesqui - 1991.

- Châteaux et enceintes de la France médiévale, de la défense à la résidence, tome II "La résidence et les éléments d'architecture": Jean Mesqui - 1993.

- Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen en France: Charles-Laurent Salch - 1979 (red. 1987).

- Dictionnaire des châteaux de France "Ile de France": Yvan Christ - 1978.

- Demeures médiévales "coeur de la cité": Pierre Garrigou Grandchamps - 1999.

- Les Cisterciens: Julie Roux - 2003.

- Pour comprendre les monuments de la France: J.A. Brutails - 1997.

- L'héraldique: Claude Wensler - 1997.

24 juin 2010

Débat : Vos avis et sentiments nous intéressent

Débat :

Vos avis et sentiments nous intéressent !!! Soutenez-nous dans notre action de préservation du patrimoine médiéval "castral".

Découvrez les informations récentes en cliquant sur la photo suivante :

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Des travaux d'aménagement et des fouilles préventives, conduites par l'organisme agréé EVEHA (délégation DRAC / SRA) sont actuellement en cours sur le site de l'ancienne forteresse de Montmorency (95, Val d'Oise).

Sur l'emplacement de l'ancien donjon roman (Tour Trompette dans les textes), des aménagements sont prévus. Il se pourrait que certaines structures médiévales non-protégées puissent être touchées... quand les pouvoirs en place nous assurent le contraire...

Les travaux commencent début Juillet 2010.

9 février 2010

Gourville et les Montfort, Tome III

GOURVILLE

Maison Forte XVs aux origines incertaines

ORSONVILLE - Les BORDES- Sainte MESME

La région entre Montfort et Rochefort tome III

I Situation géographique :

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II Contexte géopolitique et historique :

Commune au Sud du Prunay en Yvelines dont elle dépend. L'origine du Prunay de son nom vient du latin prunetum, "pays des prunes". Mentionné depuis le 11è siècle, Prunay est cité en 1255 dans un cartulaire de la léproserie du grand Beaulieu signalant l'abandon des biens détenus par Gérard de Prunay au profit de la maladrerie. Jean Balu est seigneur de Prunay en 1415.

La terre de Gohervilla, devenue Gourville, aurait été donnée aux bénédictins de Saint-Père-de-Chartres par la comtesse Chartraine Letgarde au Xe siècle. Vers 1200, les bénédictins y édifient le prieuré Saint-Laurent, dont seul le nom du lieu-dit Le Muid-Saint-Laurent conserve le souvenir, Les moines firent prospérer la vigne au long des coteaux, au lieu dit de « La vigne aux Moines ».. La maison forte, probablement construite pour l'abbé du monastère, François de Brilhac vers 1425, est devenue la propriété des évêques de Chartres. La guerre de Cent ans épargne l'édifice, malgré la présence à Gallardon des « Grandes Compagnies ». La vaste enceinte trapézoïdale comprend un corps de logis central formant logis-donjon et une tour ronde au nord-est rajoutée au XVIs. Les culs-de-lampe aux angles constituent les seuls vestiges des échauguettes. Cette enceinte est renforcé de tours circulaires aux angles et de saillants carrés. En 1546, les moines célestins d'Esclimont construisent un couvent, et la maison forte est reconstruite en 1554, au milieu du domaine monacal de Gourville, pour protéger ses habitants des Normands et assaillants du Sud. Le château des Faures, édifié sur le domaine des Poncet de la Rivière et ancienne résidence des comtes d'Ablis, devient la propriété des La Rochefoucauld au 19è siècle. Il est partiellement démoli en 1843.

III Plan des lieux :

En cours de réalisation

IV  Descriptif  du site:

1.GOURVILLE, la maison Forte

1-1) Le site

Maison forte de Gourville XV - XVIs: vaste enceinte trapézoïdale où s'inscrit un corps de logis central formant donjon auquel sont accolées au nord une tourelle carrée et au nord-est une grosse tour semi circulaire du XVIs, coiffée d'un toit en poivrière surmonté d'un clocheton. A l'intérieur, hors l'escalier à vis on trouve au R.d.C. la salle des gardes avec sa magnifique cheminée XVs, sa cuisine et à l'étage la grande salle avec une cheminée XVs.

1-2) La bayle

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a) Les logis

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b) La tour forte

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c) L'enceinte

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d) La porterie

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e) La tour ronde A

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f) La tour ronde B

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g) La tour carrée saillante C

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h) Les fossés

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1-3) La haute cour

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a) Le pont dormant

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b) Les logis

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c) La tour maîtresse XVIs

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d) La tour porte

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e) La chapelle castrale

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2.ORSONVILLE

2-1) Le site du manoir seigneurial

Étymologie : le nom d'« Orsonville », vient probablement du latin Ursionis villa, le domaine d'Ursius, du nom du premier prieur de l'abbaye de Saint-Martin-des-Champs à Paris. Au Moyen Age, Orsonville dépend probablement du prieuré de Saint-Martin-des-Champs, fondé à Paris en 1059 par Henri Ier. La ferme fortifiée de Gauvilliers est celle d'un fief du XVe siècle. Une école est implantée en 1701. La famille de Colbert-Chabanais, issue du ministre de Louis XIV, possède presque toutes les terres jusqu'en 1848. Du château construit en 1805, seuls subsistent les communs.

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a) Les communs

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b) L'enceinte

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c) Les logis XIIIs

Manoir construit vraisemblablement au cours des XIII-XIVs; ensemble remanié pendant le 4e quart du 19e siècle, sauf le porche d'entrée et le logis. Porte d'accès au logis au premier niveau.

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d) La chapelle castrale XVIs

Au pied de l'église Saint Denis du XIIs, chapelle castrale début XVIs, style de la première renaissance. Nef aussi large que longue, dont la construction n'a pas été fini.

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e) Le moulin

La Beauce est par excellence le pays du blé, et les moulins à vent étaient nombreux dans la région. Ils ont pratiquement disparu du paysage. Moulin datant du XVIIs, transformé en habitation mais dont la fonction et la datation réelle reste un mystère. La porte d'accès au r.d.c possède un logement pour: une herse ou un vanteau??, à l'intérieur on trouve des consoles pour la fixation de plancher (1ier et 2ième niveaux), et des fenêtres anciennes, l'épaisseur des murs étant d'environ 1,50m.

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f) La maison forte XV-XVIIs

Maison forte en face du manoir seigneurial, possèdant une forte tour en fer de cheval.

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2-2) La ferme fortifiée de "Les Borde"

Cette ferme dépendant de Sonchamp est celle du plus grand domaine du canton au XVe siècle. Ce domaine comprend alors le château du Mesnil, Le Bréau et Le Goulet, sis sur le territoire de Saint-Arnoult, ainsi que les terres de Ponthévrard. En 1499, la dame des Bordes, Jehanne de Manterne, épouse Jean du Pontbriand, qui accède ainsi à la seigneurie du Mesnil. L'un de leurs descendants devient le premier gouverneur de Saint-Arnoult.

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Les armes de Sonchamp se blasonnent ainsi : Tranché de vair et d'argent, à une bande de sinople semée de mouchetures d'hermine d'or brochant sur la partition.

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a) Le mur d'enceinte

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b) La porterie

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3.SAINTE MESME

3-1) Le site

Vers la fin du Véme siècle, furieux d'apprendre que sa fille reniait les dieux païens, le comte de Dourdan (le roi Franc Rex Dordanus) demanda à son fils Mesmin de trancher la tête de sa soeur, la vierge Maxima. Juste à cet endroit  jaillit une source miraculeuse. Il se convertit, fit pénitence et fonda l'abbaye de la chapelle Saint Mesmin près d'Orléans. Deux fontaines rappellent ce souvenir, la plus connue, située en plein bourg, porte un groupe naïf représentant le martyre de la Sainte.   

Au Moyen Âge, la seigneurie de Sainte-Mesme relève du roi et dépend de Dourdan. La Seigneurie au 11ème dépend de Ligier d'Orgerii (ou Dorgesin). Le château fut construit fin 12ème par les seigneurs de la Chapelle, puis refortifié par les descendants de Ligier d'Orgerii. Au XVs, Aymard de Poisieu (grand ami de Louis XI), seigneur de Sainte-Mesme, fait reconstruire l'église et le château. La seigneurie de Sainte-Mesme est transmise à la famille de L'Hospital par le mariage de Louise de Poisieu conclu en 1510. Erigée en comté par Henri IV, le château est remanié au XVIs, puis au XVIIe siècles et il sert de prison pendant la Révolution. En 1804, Charles François Lebrun, troisième consul de la République et propriétaire du château de Sainte Mesme le transforme en une usine de fabrication de cotonnades qui ferme en 1895.

Le manoir est situé en face du château, dont il dépend appartient alors à la seigneurie de Sainte-Mesme, avant le Xe siècle. L'occupation du site est beaucoup plus ancienne. La restauration du manoir a en effet révélé l'existence de source fréquentée depuis le paléolithique. Les fondations semblent établies sur l'emplacement d'anciens thermes gallo-romain. La base ronde de la tour, dotée d'un contrefort périphérique et d'une cave signale vraisemblablement une construction carolingienne. Au XVe siècle, l'édifice est transformé. Il est équipé de fenêtres à meneaux et une tour octogonale est érigée. meneaux primitifs en grèsun , découverts lors de travaux d'assainissement, ont été réutilisés en bordures de pavés en 1880, après avoir été cassés pour permettre la pose de volets extérieurs. Le manoir est un modèle d'architecture civile, dont subsistent peu d'exemples en Île-de-France. A l'intérieur un escalier à vis (du XIIIs) relie le rez-de-chaussée au premier étage. Sur le noyau central, à la cinquième marche, il présente la particularité de comporter une pièce de grès taillée et façonnée pour être le départ de 2 marches. En outre, les 7 marches monolithes demeurées intactes répondent à un modèle de construction répandu à partir du XIIIe siècle. Depuis le premier étage, l'accès au grenier se fait également par un escalier à vis. La base du noyau en chêne de cet escalier est de diamètre égal au noyau en grès sur lequel elle repose. Les marches sont en silex, noyé dans un mortier de chaux éteinte, et les nez de marche sont en chêne.

L'entrée s'étend sur toute la largeur du manoir. Elle dessert une grande salle et, dans la partie modifiée en 1880, une cuisine équipée d'un potager ainsi qu'une salle à manger. Le mur sud est un mur de refend entièrement à colombage. C'est le seul mur d'origine qui subsiste à l'intérieur. Comme tous ceux du manoir, le plafond à la française est en chêne. Le carrelage d'origine a été découvert sous des dalles en pierre blanche mises en place au XIXe siècle. Le carrelage initial avait été posé sur un lit de sable, à même la terre battue, et joint à la chaux éteinte. La porte du fond donne accès à la tour, dans laquelle est ménagé l'escalier menant aux appartements du premier étage et au grenier.

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Les armes de la famille poisieu-de-l'hospital se blasonnent ainsi :

Ce panneau, situé sur la chaire, représente le blason de la famille Poisieu de L'Hospital, qui a compté plusieurs lieutenants généraux. Aymard de Poisieu était l'un des capitaines de Louis XI. Son fils Claude de Poisieu lui succède et prend comme officier Adrien de L'Hospital. En 1510, les deux familles sont unies par le mariage d'Aloph Gallucio de l'Hospital avec Louise de Poisieu. Aloph meurt en 1561.

3-2) Le manoir seigneurial (1 rue Charles-Legaigneur)

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3-3) Le château fort

Le premier seigneur de Sainte Mesme fut Ligier d'Orgeri (ou d'Orgesi) qui partit pour la première croisade prêchée par le Pape en 1095 et n'en revint pas. C'est Adam de la Chapelle et son fils Etienne qui entreprirent la construction du château de Sainte Mesme au XII ème siècle. Il ne reste que les douves et quelques pans de mur qui sont intégrés dans la construction actuelle. Les autres propriétaires du château furent la famille de l'Hôpital. Château du XIIs avec fortification du XVs, constitué d'un donjon rectangulaire flanqué de tourelles et de tours d'angle, le tous entouré de douves en eau.

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Aubert de La Chapelle fonde la chapelle seigneuriale avant 1343, qui est l'année de sa mort. Cette pierre tombale, scellée au mur de la chapelle Sainte-Anne, représente les époux.

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5.Index et bibliographie:

- Châteaux forts et féodalité en Ile de France du XI au XIIIs: André Châtelain - 1983.

- Le patrimoine des communes des Yvelines: FLOHIC - 2000.

- Guide DESLOGIS-LACOSTE "Yvelines" 78: Michel de le Torre - 1992.

- Le guide du patrimoine "Ile de France": J-M Perouse de Montclos - 1994.

- L'Ile de France des châteaux forts: Christian Corvisier - 2004.

- Ile de France Gothique 2 "les demeures seigneuriales": Jean Mesqui - 1988.

- Histoire de Neauphle le Château et de ses environs du XIs à nos jours: Alfred Prud'homme - 1902 (red. 1990).

- Un village nommé Breval: Georgette Aucher - 1979.

- L'Ile du fort de Meulan et petite histoire des rues de Meulan: Madeleine Arnold Tétard - 1997 et 2006.

- Mantes médiévale "la collégiale au coeur de la ville": Agnès Barruol & Nicolas Faucherre - 2000.

- Histoire de Mantes et du Mantois à travers chroniques et mémoires des origines à 1792: Marcel Lachiver - 1971.

- Donjons romans des pays d'Ouest: André Châtelain - 1973.

- Châteaux forts "images de pierre des guerres médiévales": André Châtelain - 1983.

- Châteaux et enceintes de la France médiévale, de la défense à la résidence, tome I "Les organes de la défense": Jean Mesqui - 1991.

- Châteaux et enceintes de la France médiévale, de la défense à la résidence, tome II "La résidence et les éléments d'architecture": Jean Mesqui - 1993.

- Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen en France: Charles-Laurent Salch - 1979 (red. 1987).

- Dictionnaire des châteaux de France "Ile de France": Yvan Christ - 1978.

- Demeures médiévales "coeur de la cité": Pierre Garrigou Grandchamps - 1999.

- Les Cisterciens: Julie Roux - 2003.

- Pour comprendre les monuments de la France: J.A. Brutails - 1997.

- L'héraldique: Claude Wensler - 1997.

7 janvier 2010

Mortemer

Vue aérienne de la Forteresse : Donjon d'Hamelin

MORTEMER

Carte Topo IGN (Clichés Céoportail)

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Historique :

En 1054, la bataille de Mortemer oppose l'ost du roi Henri de France, commandée par son frère Eudes, aux troupes du duc Guillaume le Bâtard, futur Conquérant de l'Angleterre.

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Le châtelain de la forteresse est à cette époque Roger de Mortemer, probablement un membre de la famille de Warenne, qui possède la forteresse de Bellencombre sur la rivière Varenne.

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La bataille voit la défaite des troupes royales et la capture du comte Raoul de Valois, fidèle du roi. Contre toute attente, ce dernier est libéré par Roger de Mortemer, qui est banni par le duc.

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La forteresse est alors confiée au sire Guillaume de Warenne. En 1164, Isabelle, arrière petite fille du précédent, épouse le sire Hamelin Plantagenêt, demi frère du roi Henri II Plantagenêt.

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C'est dans cette seconde moitié de XIIe siècle qu'Hamelin Plantagenêt, devenu comte de Surrey, fera construire les tours maîtresses de Mortemer et de Conisborough (Angleterre).

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(Clichés Forteresses Olivier N.)

23 décembre 2009

Saint Witz

Vue aérienne de la Forteresse : Tour de Montmélian

SAINT_WITZ

Carte Topo IGN (Clichés Géoportail & ViaMichelin)

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Historique :

Le fief de Montmélian, situé à cheval entre Saint Witz (Val d'Oise) et Plailly (Oise), domine la Plaine de France et contrôle la route de Flandre, très empruntée dès le Moyen Age.

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A la toute fin du Xe siècle, c'est sans doute Hugues Capet, premier roi de la lignée des Capétiens, qui fortifie les hauteurs sacrées de Montmélian, en y édifiant une tour en bois.

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En 1060, le roi Philippe Ier renforce la place dans sa lutte contre le sire Lancelin de Dammartin, dont les possessions sont toutes proches, à environ 10 km vers le sud est.

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En 1195, Richard de Vernon devient seigneur des lieux, suite à la réquisition de son comté par le roi Philippe Auguste. Il va partager la seigneurie avec les Bouteillers de Senlis, fidèles du roi.

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En 1205, une tour résidentielle, construite par Richard de Vernon, vient compléter le château royal (aujourd'hui disparu) dont la garde est assurée sans aucun doute par Guy le Bouteiller de Senlis.

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(Photos Forteresses Olivier N.)

6 septembre 2009

Pour une petite ballade en Yvelines, tapez ici

Pour une petite ballade en Yvelines, tapez  ici

Chroniques de Franck F., membre fondateur de l'Association Forteresses

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Les sites référencés :

Arnouville lès Mantes - Châteaux de Binanville - Etude 2010

Beynes - Vieux Château - Historique 2009

Blaru - Château Saint Adjutor - Historique 2009 - Etude 2010

Bréval - Château fort - Etude 2010

Bonnières sur Seine - Tour du Mesnil Renard - Historique 2009 - Etude 2010

Carrières sur Seine - Château, dit Grange aux Dîmes

Chevreuse - Château de la Madeleine - Etude 2010

Chambourcy - Château de la Montjoie et de Retz

Châteaufort - Mottes castrales et Donjon - Etude 2010

Conflans Sainte Honorine - Tour Montjoie - Historique 2009

Cravent - Château du Val Comtat

Ecquevilly - Vestiges de la Forteresse

Epône - Vestiges de Fortifications

Flacourt - Fort vitrifié - Etude 2010

Fontenay Mauvoisin - Château Fondu - Etude 2010

Gambais - Château Trompette

Garancières - Tour du Fresnay

Gazeran - Château Fort - Etude 2010

Houdan - Donjon - Historique 2009

Le Tremblay sur Mauldre - Château de la Hunière - Historique 2009 - Etude 2010

Les Mureaux - Tour de Mezy

Magny les Hameaux - Donjon - Etude 2010

Mantes la Jolie - Tour de Ganne, Remparts

Mareil sur Mauldre - Vestiges de la Forteresse

Maule - Vestiges de la Forteresse

Maurepas - Donjon de Malrepast - Historique 2009 - Etude 2010

Meulan - Remparts

Montainville - Ferme Fortifiée - Etude 2010

Montchauvet - Château Comtal - Historique 2009

Montfort l'Amaury - Tour Anne de Bretagne - Historique 2009

Neauphle le Château - Mottes castrales

Plaisir - Motte du Camp Romain

Poissy - Tour de Béthemont, Ferme fortifiée de Poncy

Prunay en Yvelines - Tour Sarrasine du Bas Prunay - Etude 2010

Richebourg - Motte castrale - Etude 2010

Rochefort en Yvelines - Château de Guy le Rouge - Etude 2010

Rolleboise - Motte castrale - Etude 2010

Saint Léger en Yvelines - Motte castrale - Etude 2010

Saint Martin de Bréthencourt - Château fort - Etude 2010

Saint Martin des Champs - Motte d'Elleville

Saulx Marchais - Motte castrale

Soindres - Châteaux d'Arche et du Mesnil Aubourg - Etude 2010

Triel sur Seine - Vestiges de la Forteresse

Vaux sur Seine - Château de l'oubli

Villiers le Mahieu - Château de Launay - Etude 2010

(...)

3 février 2010

A la découverte de l'Essonne

Hoyé, hoyé brave gents,

membres actuels et futurs

nous allons vous faire découvrir

l’Essonne « Castral »

en 11 sites exceptionnels :

1) Puiselet le Marais :

- Château du Petit Marais.


2) Boutervilliers :

- La Tour de Cenive.


3) Bouville :

- La ferme seigneuriale de Bouville.

- Le château fort de Farcheville.


4) Dourdan :

- Le château fort de Philippe Auguste.

- L’enceinte urbaine avec ses tours.


5) Etampes :

- Le château fort et la Tour Guinette.

- L’enceinte urbaine, ses tours et les portereaux.

- L’église fortifiée Notre Dame du Port.

- L’hôtel de ville et son palais de justice.

6) Villeconin :

- Le château fort de la Grange des XIII-XIVs.

- Le manoir de Villeconin du XIVs.


7) Gometz le Châtel :

- La motte des Rochefort.

- L’enceinte urbaine.


8) Marcoussis :

- Le château fort de Jean de Montagu.

- Le prieuré Saint Wandrille.

9) Milly la Forêt :

- Le château fort de la Bonde.

- Le manoir de Moutier de Péronne.


10) Boissy le Sec :

- Le château fort redécouvert.

- Le manoir de Vaucouleurs.

11) Montlhéry:

- Le château fort de Philippe Auguste.

- L'enceinte urbaine et la porte Baudry.

- La maison du Prévost.

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